17 mai : journée internationale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie !

17 mai : journée internationale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie !
Fédéral
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Le milieu LGBTQIA+ n’est pas exempt de rapport de domination, visibilisons celleux qui le sont moins !

Le 14 mai 2020, l'enquête de l'Agence des droits fondamentaux de l'UE (FRA) sur les expériences des personnes LGBTI en Europe démontre que le chemin vers l’égalité est encore long. En effet, on y apprend que 6 personnes LGBTI sur 10 évitent de tenir la main de leur partenaire en public. Que 2 répondants·es sur 5 affirment avoir été harcelés·es l’année précédant l’enquête. Et qu’en Belgique, pas moins de 37% des LGBTI évitent certains lieux par peur.

Il faut aussi savoir que sur le vieux continent, seulement deux pays interdisent formellement les thérapies de conversion, qui rappelons-le vise à modifier l’orientation sexuelle et/ou affective d’une personne homosexuelle ou à “guérir” une personne trans. En Belgique, on ne parle pas de “thérapie” mais de “formation”. “L’objectif est d’aider les personnes qui sont blessées dans leur identité à avancer sous le regard du seigneur » et donc de « restaurer leur identité »1. Ces groupes souhaitent se relancer en 2020.

Aujourd’hui, les questions liées aux LGBTQIA+ sont fort centrées sur la question de l’homosexualité, au masculin. Cela témoigne d’une certaine logique patriarcale2, qui n’épargne pas non plus cette communauté. Visibiliser toutes les lettres et symboles de la communauté, c’est le mot d’ordre d’écolo j dans le cadre de cette journée internationale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie et l’intersexphobie !

Qu’il s’agisse de discriminations, de préjugés, de stéréotypes, de violences ou encore d’inégalités sociales, il reste pas mal de choses à faire bouger. écolo j a déjà travaillé sur le sujet, nous avons sorti un texte "Vivre son genre : la fin des discriminations" qui reprend des revendications à destination de tout un chacun qui souhaite vivre son genre en toute liberté, en dehors des cases pré-établies.

Notre société devrait refléter la diversité des identités de genre et des préférences sexuelles / affectives existantes. Trop souvent, on se contente de surreprésenter les hommes hétéros blancs cisgenres. Et de temps en temps, ce sont les hommes homosexuels blancs qui sont mis en lumière, d’une manière correspondant à des représentations collectives dépassées.

Pour écolo j, il est évident que le genre est une construction sociale3. Dès lors, les personnes devraient pouvoir vivre leurs identités diverses sans contraintes. Les souffrances des personnes dont l’identité de genre ne correspond pas au sexe arbitrairement attribué à la naissance de manière binaire, sont largement déconsidérées. L’État belge participe à cette souffrance alors que le genre ne devrait pas relever de la sphère étatique.

Les résultats de l’enquête sur les expériences des personnes LGBTI, nous apprennent que 60% des personnes trans se sont senties discriminées en 2019 contre 43% en 2012. Une autre enquête explique que 80% des élèves trans ne se sentent pas en sécurité à l’école à cause de leur expression de genre.

Une personne intersexe est une personne née avec des caractéristiques sexuelles qui ne correspondent pas aux définitions médicales du féminin ou du masculin. Pour nous, les enfants ont des droits, dont l’intégrité physique et morale. Donc sans raison médicale aux opérations, il ne doit pas y avoir de raisons sociales à l’assignation arbitraire. Il faut stopper les mutilations imposées aux enfants intersexes et former le milieu médical (et armer les parents) à cette question.

Comme nous vivons dans une société hypersexualisée, les asexuelles ont donc du mal à s’identifier et à avoir des représentations positives d’elles-mêmes. Pour nous, il est important de le rappeler : être célibataire est valide, être en couple sans sexe est valide, être en couple et faire du sexe est valide. Dans le sexe entre adultes consentant·es, il n’y a pas ‘une’ normalité mais autant que le nombre de pratiques !

Les identités de genre, expressions de genre et orientations sexuelles et/ou affective sont multiples. Les limiter à des catégories définies serait réducteur. Soyons ouvert·es ! 

Nous voulons, que chacun·e puisse être libre de définir son orientation sexuelle et/ou affective, son expression de genre et son identité de genre !

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Envie d’en savoir plus ? De te mobiliser ? Voici des associations qui travaillent sur le sujet : 

 

1.LeSoir, 2019, "Prières et exorcismes pour guérir l'homosexualité". 

2 Le patriarcat est une forme d’organisation sociale et juridique fondée sur la détention de l’autorité par les hommes.

3 Une construction sociale est une manière d'envisager la réalité sociale et les phénomènes sociaux comme étant « construits », c'est-à-dire créés, institutionnalisés et, par la suite, transformés en traditions. Au niveau du genre, c’est l'idée selon laquelle les différences constatées entre hommes et femmes sont pour une grande partie construites par un conditionnement social, c'est-à-dire qu'il n'existe pas d'essence féminine ou masculine, mais seulement un sexe biologique n'influant pas, ou très peu, sur la personnalité.

 

 

 

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