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écolo j | 19 avril 2010 | impression chatmail

Ce 19 avril, écolo j te propose d’assister à un débat intitulé Allocation Universelle vs. Réduction du temps de travail à 20h00 dans les locaux de l’IHECS (auditoire BdV1, 15 rue du Poinçon à 1000 Bruxelles).

Nos intervenants seront Philippe Van Parijs, professeur à l’UCL et à Harvard, qui soutient l’instauration d’une allocation universelle ; et Anne Demelenne, secrétaire générale de la FGTB, qui propose quant à elle comme piste de solution, notamment face à la crise actuelle, une réduction généralisée du temps de travail.

Les premières traces du concept de l’allocation universelle sont attribuées à Thomas Paine en 1796, qui évoqua le principe d’un versement général aux personnes accédant à l’âge adulte et un principe de retraite pour les personnes au-delà de 50 ans. Depuis, elle a connu une longue évolution et a été défendue par plusieurs personnalités du monde économique dont certains Prix Nobel d’Economie.
Le principe d’allocation universelle est appliqué depuis 1976 en Alaska et est progressivement mis en place depuis 2004 au Brésil par le président Lula : actuellement, un tiers de la population brésilienne profite de ce régime soit près de 63 millions de personnes [1].

Philippe Van Parijs, philosophe et économiste belge, a publié plusieurs ouvrages et est l’un des grands défenseurs de l’ allocation universelle. Dans son livre « L’allocation universelle » [2], il défend ce principe sur base de plusieurs arguments :

  • Ce revenu permettrait de trouver un emploi plus décent, approprié, car le chercheur d’emploi ne serait pas pressé par le temps.
  • La diminution des frais (logistiques, administratifs,…) en rapport avec les campagnes d’information et de sensibilisations à certains programmes destinés à certaines personnes (qui autrement n’iraient pas au bout des démarches administratives par manque d’information ou par honte de devoir faire appel à un tel programme).
  • La viabilité des « petits boulots » : en effet, ces boulots peu recherchés, seraient plus attractifs si une base de revenu était déjà acquise à laquelle s’ajouterait le salaire de ce « petit boulot ».
  • Cela encouragerait les employeurs à rendre le travail plus attrayant et à le garder tel quel.
  • Le fait que cette allocation soit versée sans regard à la situation, propose un « socle » de sécurité, et non pas un filet comme le ferait le chômage, et permet également de motiver l’esprit d’entreprendre.
  • Abolition du « piège de la dépendance au chômage », vu que son attribution n’est pas conditionnée par une recherche active de travail.

Pour Anne Demelenne, secrétaire générale de la FGTB, la solution serait une réduction du temps de travail sans toucher au salaire. Cette réduction à 4 jours répartirait l’emploi les travailleurs car « le travail se raréfie, et de nombreux travailleurs peinent à trouver un emploi. » et ajoute que « cela résoudrait un grand nombre de problèmes de mobilité, et cela permettrait aussi de mieux concilier le travail et la vie privée. » [3]. Cette solution remplacerait le « chômage économique ». Selon les défenseurs de cette thèse, la réduction du temps de travail permettrait, comme en France, une forte création d’emploi (1.8 million) [4].

Plus qu’un débat, c’est une thématique actuelle !
Tu es intéressé-e ?
N’hésite donc pas à nous y rejoindre pour en savoir plus !


[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Alloca...

[2] VAN PARIJS, Philippe ; l’Allocation universelle ; La Découverte, coll. « Repères », Paris, 2005

[3] http://archives.lesoir.be/la-fgtb-e...

[4] http://www.econospheres.be/spip.php...



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