écolo j on fire 2017

écolo j on fire 2017
Fédéral
Thématique(s) de l'article :
écolo j on fire c’est l’occasion de se former, de discuter, d’échanger tout en fêtant le début de l’été.

Week-end pluvieux, week-end heureux !

  • Dire c’est agir

Après une arrivée sous la pluie et un bon café, nous avons commencé cette journée de formation par un atelier « être bien dans ses bottes lors d’un débat » avec Roland Thibeau (metteur en scène à l’IAD et professeur de training-média).

« Qui parle, quoi, quand et à qui ? » Dire en public, c’est dire à quelqu’un. Les objectifs de cet atelier était d’aider les participant.e.s à prendre conscience de l’importance de l’expression verbale et de la nécessité de préparer une prise de parole.

« La langue parlée s’adapte aux pays, aux âges, aux cultures, aux modes… Plus elle est improvisée et plus elle se pare de gestes, de mimiques, d’hésitations, de respirations, de défauts et d’erreurs qui, bien gérées, parfois, deviennent des éléments d’adhésion et de connivence ».

Il est nécessaire de travailler sa respiration, sa voix, sa diction, son débit, les intonations, le langage non verbal mais aussi la manière de se placer devant un public, les gestes, le regard et jouer avec certains de nos atouts, l'humour par exemple !

Plus d’infos sur cet atelier et la prise de parole en public.

  • Clichés de famille

Après avoir repris des forces, on recommence avec Patrick Dupriez, co-président d’ECOLO, qui est venu nous donner des trucs et astuces pour répondre aux clichés.

Pas besoin de beaucoup de temps pour faire émerger les clichés qu'on entend couramment sur les écologistes : l’écologie c’est pour les riches (Bobo – bio), les Ecolos sont des bisounours, l'écologie se limite à la protection de l’environnement, les Ecolos sont contre la science (OGM, nucléaire), les PME, les indépendants, ils sont utopistes et donneurs de leçons et ils taxent beaucoup. Les manifestations ne servent à rien,…

« Si tu veux apprendre le latin à John, il faut d’abord apprendre à connaître John ». Pour débattre et expliquer, il est nécessaire de se rapprocher de la personne, de la comprendre. Il ne faut pas être donneur de leçon et ne pas hésiter à donner des anecdotes spontanément, utiliser les métaphores, avoir des notes mais ne pas les lire. « Les Ecolos sont tous des bisounours », pourquoi ne pas interpeller la personne : « Ah bon, on est trop gentil, donne moi un exemple ? ». Ne pas hésiter à demander des clarifications si la question est vague. Donner des exemples positifs de l’écologie politique car l’image qu’on nous colle est celle de l’interdiction, des taxes (alors qu'il n'y a qu'une seule "taxe Ecolo" - les éco-taxes- qui n'était pas vraiment une taxe et qui n'a jamais été appliquée ! ).

Oui, l’écologie politique vient des classes plus élevées. Cependant, c’est un projet de solidarité avec une justice sociale car ce sont les plus pauvres qui subissent.

Il est essentiel d’écouter, de préciser et d’expliquer. Celui qui est agressif est toujours perdant, il faut utiliser sa parole pour avancer.

La transition écologique est en retour, nous sommes pour une justice sociale, une reconnexion avec la nature (réconcilier l’activité humaine et la nature) mais nous sommes aussi pour la liberté, l’autonomie des personnes, l’émancipation y compris la liberté d’entreprendre : des activités qui ont du sens.

Aux personnes qui diront que « ça ne sert à rien » : il suffit de tourner la tête vers le passé et voir qu’il est possible de faire changer les choses (1936 : congés payés, fin du travail des enfants, etc.). Au niveau environnemental, les choses changent aussi.

Il suffit d’orienter le changement…

Clichés de famille Oser (re)parler politique à table – Une initiative de Philippe Lamberts