15 ANS | UN ANNIVERSAIRE CONFINÉ

pictoEditoCette année, écolo j a 15 ans ! Une grande fête était prévue à la fin du mois de juin…Malheureusement, le coronavirus est passé par là, et la fête a été annulée. Ce n’est que partie remise… !

En revanche, pour certaines personnes, le confinement est source de réels problèmes. Nous ne sommes pas tou·tes logé·es à la même enseigne dans ce confinement. Par exemple, comment rester chez soi quand on n’en a pas ? Comment se nourrir quand d’habitude on travaille sans contrat et donc avec très peu de droits ? Comment survivre au confinement avec un homme violent sous le même toit ? Et puis, comment tenir bon en prison ? Comment endurer en centre fermé ?

Tentons de voir un peu de positif dans tout ce noir et, pour cela, pensons au futur : la crise du Covid-19 pourrait contribuer à éveiller les consciences vers un monde plus solidaire, plus écologique, et qui valorise mieux des métiers essentiels à la société, participant ainsi à un peu plus d’égalité entre les genres. En bref, construire une alternative durable à l’austérité; cette alternative prônée par écolo j depuis un moment déjà… Fallait-il une crise plus importante encore que celle de 2008 pour qu’elle voit enfin le jour ? Est-ce maintenant ? Tu y crois ?

Ou tu fais partie des sceptiques et le paragraphe précédent n’a pas suffi à te faire retrouver le sourire ? Dans ce cas, essayons autre chose :
regarde dans ton rétroviseur (je pense à celui de ton vélo, hein, on s’entend) pour examiner les 15 dernières années; pas celles du monde, non non, mais celles d’écolo j : tu devrais alors constater que tant de C.R.A.C.S. (Citoyen·nes Responsables, Critiques, Actifs·ves et Solidaires) ont été formé·es, tant d’actions (im)pertinentes ont été réalisées, tant d’élèves du secondaire ont assisté à des débats apprenti-citoyens et ont été convaincu·es par les propos tenus par les représentant·es d’écolo j, et surtout… tant de merveilleuses rencontres se sont déroulées !

Je voudrais terminer par ceci : quand j’ai le moral à plat, pour me rebooster, écolo j est toujours là ! J’espère que l’association va continuer d’émoustiller et de “CRACSer” de nombreux·ses jeunes, tout en ayant un impact toujours plus grand sur la société !


Jéromine Gehrenbeck, rédac’ cheffe


Le coronavirus ne confine pas les rapports de domination

 SitôpictoDossierst mises en place – en réponse à la pandémie – les mesures de confinement prises par le gouvernement belge ont affecté la population de manière très disparate. Si elles perdurent, elles pourraient bien pousser des milliers de personnes supplémentaires dans la pauvreté.

COMMENÇONS PAR L’ÉVIDENCE

Celleux qui n’ont pas de maison ne peuvent pas se confiner à l’abri du virus. Les personnes sans domicile fixe restent dans la rue, dans les mêmes conditions sanitaires inhumaines qu’elles connaissent habituellement mais avec, en plus, un risque accru d’exposition à une maladie très contagieuse et mortelle. Les sans-abri sont des personnes à risque dû au manque de lieux d’hébergement, de nourriture, accentué par la situation actuelle où les distributions de nourriture sont interrompues et à des problèmes de santé préexistants.

Ceci vaut aussi pour les migrant·es et les candidat·es réfugié·es sans logement qui font face à la fermeture des services d’asile et migration et se retrouvent donc à la rue.

Tandis que l’Office des Étrangers n’enregistre plus les demandes d’asile en dépit du droit international, Fedasil ne désigne plus de lieux d’accueil.1 Difficile de faire valoir ses droits fondamentaux et de respecter les recommandations sanitaires dès lors que certains dispositifs d’aide et d’accueil ne peuvent plus remplir leurs fonctions.2 Ou pire encore : lorsque les mesures répressives contre les personnes sans-papiers se poursuivent, comme les contrôles et les arrestations.3

Les conditions de vie des personnes détenues en centre fermé, comme celles détenues en prison4, sont comme toujours lamentables. Elles impliquent désormais de grands risques de contamination (surpopulation, dortoirs et salles communes, etc.). De plus, il est aberrant et illégal5 de poursuivre la détention puisque personne ne peut plus légalement être expulsé du territoire.

Malheureusement les initiatives menées par les Communes pour répondre à ces problèmes ne suffisent pas et reflètent la faillite du gouvernement fédéral par son orientation antisociale et sa politique migratoire inhumaine.

PAS DE CONFINEMENT POUR LES PRÉCAIRES

Le confinement qui vise à protéger le droit à la vie et à la santé n’est en réalité fait qu’en demi-mesure. Dans un monde capitaliste, l’économie doit continuer de tourner coûte que coûte. C’est pourquoi certaines entreprises sont autorisées à maintenir leur production et leurs services non-essentiels à la population. Elles obligent donc leurs employé·es à travailler. Ceci contrevient évidemment à l’endiguement nécessaire de la propagation du virus recommandé par les scientifiques. Ici, les intérêts économiques priment sur la santé. En outre, ces travailleur·euses n’ont pas toujours un équipement adéquat – à commencer par tout le personnel soignant – pour limiter leur exposition aux infections.6

Le personnel d’entretien, les caissiers·ères, les coursiers·ères : tous ces métiers dont on avait oublié qu’ils étaient indispensables à la vie du plus grand nombre ne verront pourtant pas leurs salaires revalorisés, ni maintenant, ni après la crise.

D’un autre côté, de nombreux·ses travailleur·es sont mis·es en chômage économique, entraînant une perte importante de salaire et de revenus pour leur foyer. Certains secteurs ne prévoient pas de compensation, surtout pour celleux qui sont indépendant·es (ou forcé·es de l’être comme les coursiers·ères à vélo) ou à temps partiel. Ainsi, beaucoup de personnes angoissent à l’idée de devoir bientôt payer les dépenses obligatoires comme les factures, le remboursement des crédits, le loyer, etc.

NON, LE CONFINEMENT CE N’EST PAS DES VACANCES

La question du logement est tout aussi fondamentale. Il est demandé aux étudiant·es de travailler de chez elleux mais également de participer à des cours en ligne. Ceci nécessite par exemple d’avoir un environnement de travail calme, du matériel informatique en bon état et à usage personnel. Ces prescriptions renforcent donc les inégalités pédagogiques, socio-économiques et culturelles entre les étudiants·es.7

7 Fédération des Etudiants Francophones, 23 mars 2020, “Covid-19 : toujours aucune mesure généralisée ni de garantie pour protéger les étudiants selon la FEF” et Union Syndicale Etudiante, 13 mars 2020, “Mesures prises par l’ULB face au COVID-19 : impossible de remplacer les cours par des cours en ligne, il faut enlever de la matière !”

Les profs quant à elleux restent des éternel·les disposables aux yeux du pouvoir en place. Ainsi, il est envisagé de prolonger l’année scolaire en été alors même que les enseignant·es ne sont payé.es que dix mois par an. Pourtant, les enseignant·es travaillent déjà actuellement et se donnent du mal pour créer des supports de cours virtuels inédits. Cette situation est un exemple de l’hypocrisie du système dominant : on valorise soi-disant la valeur travail tout en maltraitant et méprisant celleux qui sont les plus utiles à la reproduction de la société.

Plus généralement, on observe que certaines classes sociales ont plus de facilité à s’adapter à de nouvelles conditions de vie quotidiennes telles que le travail à la maison et la distanciation sociale. Leurs revenus sont assurés et iels peuvent y voir une opportunité de profiter de leurs loisirs, de se cultiver et de se reposer grâce à la flexibilité permise par la nature de leur travail. Les autres doivent vivre le confinement en restant enfermé·es dans un logement minuscule et insalubre, dans une solitude absolue ou pire, dans une promiscuité dangereuse avec un mari violent.

Cette romantisation du confinement par les couches aisées de la population rajoute une dose de violence symbolique : rester chez soi faute de moyens, c’est le quotidien qui va de pair avec la pauvreté. Confinement ou pas.

LE CONFINEMENT ACCENTUE LES DOMINATIONS CLASSISTES, SEXISTES, VALIDISTES ET RACISTES

Les femmes sont à ce titre en première ligne face au coronavirus : elles subissent davantage les violences conjugales, sont surreprésentées parmi les emplois les plus précarisés et écopent de la majorité des tâches ménagères dont la répartition inégale s’aggrave lorsque les enfants restent à la maison. Ce sont également sur leurs épaules que retombe le travail du « care » : d’abord en tant qu’infirmières et autres métiers du soin très sollicités, et puis en assumant la charge mentale émotionnelle (prendre soin de ses proches, rassurer, etc.).8

Trop souvent négligé·es, les travailleur·es du sexe sont plongé·es dans une misère sociale suite à la fermeture des différents établissements. Bien que toléré·es par les autorités, iels sont exclu·es par la législation des mécanismes de protection sociale et donc des dispositifs d’aide à la perte de revenus.9 Cela les expose aux abus potentiels des clients profitant de la situation. Surtout que les TDS sont souvent à l’intersection de plusieurs systèmes discriminants (sans-papiers, minorités de genre, etc).

Enfin, il y a celleux pour qui le confinement affecte le bien-être psychologique et social plus que les autres. Or, la santé mentale n’est actuellement pas la priorité du gouvernement au regard de la saturation des hôpitaux. Les soins de santé dont ont besoin les personnes fragiles psychologiquement (atteintes ou sujettes à la dépression, aux pensées suicidaires, aux troubles du comportement, etc.) et les malades chroniques sont aujourd’hui suspendus.

LE GOUVERNEMENT FAIT PASSER L’ÉCONOMIE AVANT LE BIEN-ÊTRE ET LA SÉCURITÉ DE LA POPULATION

En conclusion, les mesures de confinement visent évidemment à protéger la population en Belgique, mais force est de constater un manque déconcertant de prise en compte des droits et besoins des plus vulnérables et précarisé·es. Il faut d’urgence considérer cette partie de la population qui est oubliée, toujours négligée et dont les droits sont une fois de plus bafoués.

GT Lutte contre la pauvreté

1 Office des Étrangers, “Covid-19 : incidences sur les procédures administratives”

2 Sibylle Gioe, 19 Mars 2020, “Coronavirus et personnes vulnérables – étrangers, détenus et sans-abris”

3 Le Portugal a décidé de traiter les immigrés·es en cours de régularisation comme des résidents·es afin d’assurer leurs droits à la santé et au service public. Reuters, 28 mars 2020, “Coronavirus: Le Portugal va traiter les immigrés en cours de régularisation comme des résidents”

4 Carte blanche GENEPI, 25 mars 2020, “Prisons et santé : incompatibles”

5 Carte blanche, 18 mars 2020, “Coronavirus : la détention des personnes migrantes en centré fermé est devenue illégale”

6 Cerveaux Non disponibles, Foodtech, 18 mars 2020, « On est en guerre ou on bouffe des burgers ? »

8 Selflove Gang, 19 Mars 2020, “Confinement, ce miroir amplificateur des inégalités de genre”

9 Communiqué de presse Utopsi, 17 mars 2020, “Coronavirus : utopsi demande un soutien urgent pour les travailleur(r)ses du sexe en difficulté”


L’aide sociale sous pression

Au mpictoDossiersoment de la crise sanitaire, certains relais se font entendre vis-à-vis des plus précaires de notre société. Que cela soit le secteur associatif ou l’ensemble des CPAS, les services de l’aide alimentaire, mais aussi du sans-abrisme, sont débordés…

La situation actuelle se définit par les professionnels·les par une crise sociale préexistante. Il y a des années que ce public précarisé existe. Ces précaires avaient – et ont – un soutien trop maigre par rapport à leurs besoins vitaux quotidiens.

LE CONFINEMENT DU COVID-19 A EU QUATRE IMPACTS NON NÉGLIGEABLES SUR LE TERRAIN :

1) Une grande partie de l’aide alimentaire est réalisée par les associations dont les bénévoles sont âgé.e.s. Il s’agit donc d’un public à risque et le confinement aura eu raison de leur dévouement. Des Banques Alimentaires aux associations caritatives de distributions de colis, les énergies manquent pour subvenir aux besoins de l’aide alimentaire.

2) Le confinement aura – étant donné ses restrictions imposées – fait fermer une grande partie des soutiens implantés pour l’aide alimentaire. Nous parlons ici plus précisément de centre d’accueil de jour et des restaurants sociaux. Ces services jouent un rôle essentiel pour les bénéficiaires notamment grâce au point de relais d’informations, de soutien alimentaire et de suivi régulier des usager·es (le repas fourni à midi ou le rôle de suivi de l’assistant social pour le dossier au CPAS par exemple).

3) Le confinement aura été la goutte de trop pour certaines personnes fragilisées. Que cela soit par une coupure du salaire étant donné le travail précaire ou l’absence de contrat de travail tout simplement, par la fermeture de certains services (toxicomanie,…), par le traitement ralenti du suivi des dossiers auprès des CPAS. À Ixelles par exemple, les maraudes sont passées de 30/jour à 120/jour et les distributions de colis de 80 à 160 colis/semaine. Les SDFs sont plus nombreux·ses et de nouvelles têtes viennent d’une situation devenue intenable en terme de logement suite au confinement.

4) Les personnes précarisé.e.s le sont davantage avec la situation actuelle. En effet, la fermeture de tous les commerces, y compris de l’horeca, entraîne des répercussions sur le quotidien de ces personnes : impossibilité de faire la manche, de trouver des sanitaires fonctionnels, iels sont d’autant plus pourchassé·es par nos services de l’ordre et du nettoyage,… La liste est longue concernant l’ensemble des embûches rencontrées à la suite du confinement.

PAR SUITE DE CETTE SITUATION, DES MESURES ET AMÉLIORATIONS DE SERVICES ONT ÉTÉ MISES EN PLACE

Initiées par les services publics, les associations d’aide alimentaire, de soins, et d’autres soutiens citoyens, ces mesures sont nombreuses :

• Réquisition d’hôtels pour les SDFs,
• Multiplication et augmentation des maraudes effectuées
• Mise à disposition de douches et sanitaires
• Initiatives citoyennes sous forme de dons, maraudes, distributions de colis, solidarité de voisinage, etc.

La coordination reste difficile – étant donné le peu de moyens – mais aussi à cause de la crise sociale perpétuelle. Les acteurs.trices de l’aide alimentaire et du sans-abrisme tentent de joindre les deux bouts depuis longtemps, et encore plus maintenant, mais aussi, surtout, pour s’assurer que les plus démuni·es auront un meilleur soutien sociétal après cette crise sanitaire.


Guillaume Henin


Rétrospective pleine de souvenirs !

pictoDossiersHuit ans après le début d’une belle aventure à la coprésidence d’écolo j, Caroline et Guillaume se retrouvent pour une rétrospective pleine de souvenirs ! Retour en 2012-2014 pour un coup de projecteur sur quelques-uns des enjeux qui animaient notre organisation de jeunesse à l’époque.

FUCK AUSTERITY !

À l’heure des replis conservateurs face aux crises que nous traversons, il est temps de jeter les vieilles casseroles pour sauver la soupe ! Nous proposons donc pour notre candidature non pas le choix d’une thématique spécifique mais celui d’une approche, celle de l’alternative durable à l’austérité, dans le court terme comme dans le long terme, en démontrant avec force que d’autres choix sont possibles et que les vieux réflexes n’ont que trop vécus.

1ER CONGRÈS D’ÉCOLO J !

Le samedi 13 avril 2013, écolo j organise son premier grand congrès à Louvain-le-Neuve. Mais qu’est-ce que c’est ?
C’est un événement fédérateur et ouvert à tou.te.s les membres, qui permet de se rencontrer, de débattre et d’adopter ensemble des positions communes. C’est aussi donner à tout le monde l’occasion de s’exprimer, grâce à des méthodes participatives et inclusives.

JETONS LES SAC À LA POUBELLE !

Un projet de loi visant le renforcement des Sanctions Administratives Communales est en cours d’adoption au fédéral. Initié par Joëlle Milquet, Ministre de l’Intérieur, il vise notamment l’application de sanctions sur les mineurs à partir de 14 ans mais aussi l’élargissement de la liste des incivilités punissables directement par la commune. Les Vert·es en front commun (Ecolo, Groen, écolo j et Jong Groen), ainsi que le secteur de la jeunesse et de nombreuses organisations dénoncent cette mesure stigmatisante, répressive, inégale et juridiquement floue..

LA RÉPRESSION DES DROGUES EST UN ÉCHEC ! ÉCOLO J TRACE LES CONTOURS D’UNE NOUVELLE POLITIQUE…

Alors que certain·es répondent à la problématique des drogues par une répression à grande échelle, écolo j se mobilise pour que l’Etat fasse enfin de la question des drogues un enjeu de santé publique visant à protéger les consommateurs. Face à l’échec de la prohibition de la consommation de drogues et de la répression du trafic corollaire, face à la violence des organisations criminelles des drogues, face à une justice débordée par les affaires liées aux stupéfiants et face à l’engorgement des prisons, écolo j réclame la mise en place des mesures audacieuses dont la décriminalisation de la possession de tout produit stupéfiant pour un usage personnel.

POLÉMIQUE : LA POSITION DROGUES D’ÉCOLO J SUSCITE UN TOLLÉ !1

Certain·es réduisent les propos d’écolo j à un slogan erroné (« écolo j est pour les drogues dures»), d’autres s’offusquent de notre souhait de décriminaliser la possession de produits stupéfiants pour un usage personnel. Plusieurs responsables politiques se demandent même si nous n’avons rien de mieux à proposer aux jeunes. écolo j est fière de ce qu’elle leur propose :
un vrai débat politique sur une question, certes sensible, mais importante. Loin des tabous et autres enjeux électoraux !

TOI + MOI + EUX : C’EST QUOI LE POLYAMOUR ?

Une soirée entre ami·es !? Lancez un sujet de conversation tendance et un peu « ! hot ! ».
Le polyamour n’est pas qu’un mot compliqué… Même si vos ami·es sont féru·es de langues anciennes, chacun·e aura son avis et son interprétation de ce simple mot. Car si de nos jours amour et sexualité excitent médias et réseaux sociaux, certaines approches restent méconnues, voire taboues. Nous sommes donc allé·es à la rencontre de polyamoureux·euses pour en savoir un peu plus.


Caroline Saal et Guillaume Le Mayeur, coprésidents de mars 2012 à mars 2014

1 On a même été interviewé·es dans les Inrocks !
#proud


Le Confinement et les violences conjugales et intrafamiliales

pictoDossiersDurant le confinement, certains ménages se retrouvent à devoir cohabiter presque de manière permanente ensemble, dans des espaces parfois très réduits, et ceci tend non seulement à aggraver les situations de violence préexistantes mais aussi à en créer de nouvelles : les « bulles d’oxygène » à l’extérieur de l’habitation n’existent plus et la promiscuité est plus intense.

AUGMENTATION DE 25 À 30% DES APPELS SUR LA LIGNE « ÉCOUTES VIOLENCES CONJUGALES » DEPUIS LE DÉBUT DU CONFINEMENT1

Ces appels ne représentent certainement qu’une infime partie des violences subies au sein d’un couple car être enfermé.e avec son bourreau ne permet pas toujours de passer un appel2.

Rappelons que les victimes de ces violences conjugales sont en très grande majorité des femmes !

Difficulté supplémentaire, dans les centres d’hébergement le personnel est réduit, crise oblige. Or, ces centres étaient déjà surchargés avant la crise3.

LES ENFANTS, AUSSI VICTIMES4

Les enfants, qui ont peu de moyens d’appeler à l’aide, peuvent aussi être victimes de la recrudescence de la maltraitance et de la violence.

APPEL À VIGILANCE

Sans appeler à la délation, veillons sur nos voisin·es, demandons de leurs nouvelles et soyons attentif.ve.s aux moindres signes de violence, tant conjugales qu’envers les enfants. En outre, la violence peut également s’exercer entre frères et sœurs, par exemple. Elle peut être aussi bien physique que psychologique, et elle peut toucher toutes les sphères d’une famille confinée ensemble.

DES INITIATIVES À SOULIGNER

La reprise de contact de la police de Bruxelles Nord avec toutes les personnes qui avaient porté plainte pour des violences intrafamiliales ces 3 derniers mois5.

La réquisition d’un hôtel par la COCOF afin d’y accueillir les femmes victimes de violences intrafamiliales durant le confinement6.

DES NUMÉROS UTILES À RAPPELER

0800 30 030 | Écoute violences conjugales
02/542.14.10 | SOS enfants
103 | Écoute enfants
0471/414 333 | SOS Parents


Mathilde Soumoy

1. https://plus.lesoir.be/291049/article/2020-03-30/violences-conjugales-les-appels-la-ligne-decoute-en-hausse

2. https://www.amnesty.be/infos/blogs/blog-paroles-chercheurs-defenseurs-victimes/article/confinement-droits-femmes-priorite

3. https://www.axellemag.be/violences-masculines-confinement/

4. https://www.laligue.be/leligueur/articles/confinement-soyons-vigilants-face-aux-violences-faites-aux-enfants

5. https://www.lalibre.be/belgique/societe/confinement-la-police-de-bruxelles-nord-prend-des-initiatives-contre-les-violences-conjugales-5e7f7ab9d8ad5816317f69f7

6. https://www.lalibre.be/regions/bruxelles/un-hotel-pour-les-femmes-victimes-de-violences-intrafamiliales-5e8b0b56d8ad581631c0f2df


Covid-19, une crise genrée ?

pictoDossiersAprès quelques semaines de crise du coronavirus, certaines professions, malmenées par la plupart du monde politique ces dernières années, sont sous le feu des projecteurs

Infirmières, aides soignantes, caissières sont en première ligne de lutte contre le virus. Ces métiers – en majorité occupés par des femmes – sont mal rémunérés et sujets à des conditions de travail particulièrement difficiles.

A côté de cela, les aménagements du travail de bureau, principalement sous forme de télétravail, et la fermeture des écoles suggère un retour de la famille et des enfants à la maison et un surplus de travail domestique dans l’espace privé: plusieurs femmes doivent dès lors s’improviser gardiennes, institutrices, aide ménagères, aide soignantes.

En parallèle, plusieurs établissements publiques et privés en appellent aux bénévoles adeptes de couture afin de pallier l’absence de réserves de masques et de blouses pour leurs personnels. En théorie les appels aux dons et à la générosité sont neutres du point de vue du genre. En pratique beaucoup moins : encore une fois ce sont principalement des femmes qui répondent à ces appels aux bénévoles. Certaines sont amatrices couturières et d’autres sont couturières professionnelles. Aucun défraiement n’est prévu pour les masques réalisés. Le travail semble pourtant très sérieux: les kits de matériel envoyés comprennent de 50 à 200 masques ce qui représente un certain nombre d’heures de travail…non rémunérées. Ces couturières amatrices, ainsi que les infirmières, caissières et autres bénéficieront d’une valorisation spectaculaire temporaire pour leur dévouement sans borne.

Cependant, passé la crise, il est à redouter qu’elles recommenceront à travailler dans l’ombre. En attendant, tout le monde en profite et les discours sur le don de soi, l’engagement citoyen et l’amour abondent renforçant l’idée des dispositions naturelles fortes des femmes. Cela n’est pas sans rappeler, le président du Conseil Viviani en période martiale, qui lance, dès le 7 août 1914, un appel aux femmes afin de remplacer les hommes sur le champ du travail en disant “il n’y a pas, dans ces heures graves, de labeur infime. Tout est grand qui sert le pays.”

Dans le futur, il n’est pas certain que la division sexuée des tâches, plus flagrante que jamais pendant cette crise, ne sera discutée ni même qu’une revalorisation des métiers dits « féminins » sera au goût du jour. Pour certaines qui ont donné sans compter ce sera même peut-être plus grave : en effet pourquoi payer quelque chose qui a été fourni si facilement gratuitement ?


Florence Hautekeer


15 ans d'(im)pertinence

pictoDossiersL’apéro des riches, Saint-Nicolas, le changement des noms de rue, Not Ready for a Next Fukushima, Ende Gelände, action TTIP, ou encore la remise d’un billet d’avion à Theo Francken, ces actions sont la marque de fabrique d’écolo j !

La pertinence des propos dans l’impertinence de l’action, voilà ce qui nous fait vibrer chez écolo j. C’est ce qui nous différencie des autres jeunesses politiques. De l’originalité, des actions et des prises de position. Durant nos années chez écolo j, ce ne sont pas les actions qui ont manqué. Nous avons commencé notre mandat de coprésidence sur les chapeaux de roue avec les «24h en prison» d’écolo j Huy-Waremme (il y en a un qui est devenu député depuis…). Cinq ans plus tard, la position d’écolo j sur le système pénitentiaire reste précurseur.

Revenons tout de même sur deux actions qui nous ont marqué·es. D’abord, Francken. Tout part d’une déclaration sur les migrant·es :
« s’iels ne sont pas content·es, iels n’ont qu’à aller à l’hôtel ». Homans, de son côté, propose de ne pas donner de logement social aux Syrien·nes qui sont encore propriétaires chez elleux. De là, écolo j lance un crowdfunding pour leur offrir un séjour à Alep. Surprise : on récolte 400€ ! Il fallait donc leur remettre les billets. Hasard du calendrier, le jour de la remise des billets (normalement dans sa boîte aux lettres), Francken revient d’un conseil des ministres. On a donc pu lui remettre les billets en mains propres ! Quelques mois plus tard, ça sera un autre buzz avec la caricature de Francken. Toujours dans l’impertinence et le propos juste !

Ensuite, Fukushima. En 2016, triste anniversaire des 30 ans de Tchernobyl et des 5 ans de Fukushima. Marghem venait alors de rallonger la durée d’exploitation des centrales nucléaires (défectueuses). Ni une, ni deux : écolo j organise une alerte nucléaire au cabinet Marghem. Sirène, fumigènes, distribution de pilules d’iode et détection d’un haut taux d’infection du lobby nucléaire.

Ces moments sont l’ADN d’écolo j. Grâce à ces actions (im)pertinentes, nous pouvons affirmer que ce qui a marqué notre engagement chez écolo j est l’article 2 du ROI : « L’écologie politique est un plaisir et doit le rester ».


Esther Ingabire et Nicolas Raimondi, coprésidents d’avril 2015 à mars 2017


Ce qu’écolo j m’a apporté

pictoDossiersJe suis membre d’écolo j depuis septembre 2015, année lors de laquelle j’ai rejoint l’équipe d’écolo j Mons, pour ensuite rejoindre l’équipe d’écolo j Charleroi (et peut-être Liège bientôt). j’aurai « testé » des régionales écolo j de toute la Wallonie comme ça *rire*)

Mes années chez écolo j m’auront permis de rencontrer toute une multitude de personnes, toutes plus intéressantes les unes que les autres. Toutes ces rencontres m’ont aussi donné l’opportunité de pouvoir m’ouvrir à des personnes à qui je n’aurais probablement jamais parlé en dehors et m’ont ouverte au débat et à la confrontation d’idées, ce qui est pas mal pour développer ses
« compétences de citoyenne ».

être chez écolo j m’a aussi permis de vivre plein d’expériences que je ne me serais pas forcément imaginé faire avant, comme par exemple : visiter le parlement européen, rencontrer des député.es, participer à des débats et à des débats Apprentis-Citoyens, participer à des actions de désobéissance civile, visiter une centrale géothermique,…
Sans compter les différents WE, soirées et journées de formation/conférences, qui m’ont permis d’apprendre plein de choses sans forcément m’en rendre compte car tout est souvent toujours proposé avec fun et amusement.

Si je devais citer mes meilleurs souvenirs chez écolo j, ça serait les WE automnal de Tournai et de Gand, écolo j on fire à Comblain-Au-Pont et la manifestation contre le TTIP et le CETA parce que c’était la première manifestation où je voyais autant de citoyen·nes réuni·es dans une manifestation et, en plus, dans une hyper bonne ambi’.

En bref, si je devais résumer ce qu’écolo j m’a apporté, en 4 mots, ce serait : rencontres, expériences, apprentissages et amusement.

NB : Et je voudrais aussi souligner qu’écolo j a et a toujours eu de supers permanent·es, au top du top !


Mathilde Soumoy


Covid-19 vs. le droit des personnes détenues au maintien des relations familiales et interpersonnelles

pictoDossiers16 mars 2020. Date fatale. Plus aucune visite de proches ne sera autorisée en prison, et ce jusqu’à nouvel ordre

La nouvelle tombe comme une chape de plomb sur la tête de toutes les personnes incarcérées. Les visites, c’est souvent « ce qui nous fait tenir ».

Les personnes détenu·es sont des pères, des mères, des fils et filles, des ami·es,… En temps normal, il est déjà très difficile de garder les contacts. Les prisons sont le plus souvent excentrées, mal desservies par les transports en commun, et les modalités des visites restent trop souvent sujettes au loisir de l’administration pénitentiaire. Le jour où il sera considéré qu’il y a trop peu d’agent·es disponibles pour « assurer la sécurité », l’enfant – qui doit rater des cours pour correspondre aux horaires dictés par la prison et qui a fait toute la route de Bruxelles à Marche-en-Famenne – devra revenir une prochaine fois. Il en va de même pour les conjoint·es qui ont dû passer à mi-temps et des parents parfois vieillissant·es et plus très vaillant·es sur la route, …

TOUTES LES PERSONNES DÉTENUES, EN PRINCIPE, JOUISSENT DU DROIT DE CONTINUER À EXERCER LEURS RELATIONS FAMILIALES ET INTERPERSONNELLES, ET DURANT TOUT LE TEMPS DE LA DÉTENTION1

La période de confinement nous a toutes et tous impacté·es dans nos droits. On nous a demandé l’effort de ne plus voir nos proches pendant un certain temps. Mais pour la grande majorité, nous avons organisé des
« coronapéros », nous sommes allé·es les voir à leurs balcons, pour les plus aventureux·ses, nous avons même été faire des balades avec elleux.

NOS LIBERTÉS ONT ÉTÉ RESTREINTES, ET POURTANT, NOUS ÉTIONS TOUJOURS LIBRES. EN TOUS CAS BIEN PLUS QUE LES PERSONNES INCARCÉRÉES

Le gouvernement annonce d’emblée que chaque détenu·e disposera de 20 euros de crédit d’appel, afin de « compenser l’annulation des visites ». 20 euros de crédit, (ça représente environ 2h d’appel) pour 6 semaines de confinement (au moment où ces lignes sont écrites).

Les détenu·es et leurs proches demandent de communiquer par vidéoconférence ? Allons bon, les technologies en prison ne sont réservées pour le moment qu’afin de comparaitre virtuellement lors de leurs audiences (et ainsi diminuer significativement la qualité de leur procès).

à cela s’ajoute la réduction du temps de préau, la variabilité des horaires, l’augmentation des prix de la cantine, les repas encore moins fournis que d’habitude, la réduction des douches (parfois une par semaine tout au plus), les activités annulées (cours, sports, ateliers, …).
La tension monte, et c’est normal.

« Dans les maisons de repos, les visites aussi sont interdites ». Oui. Sûrement pour un mieux. En prison aussi, sûrement pour un mieux. Vu la promiscuité et les conditions d’hygiène déplorables déjà en temps normal, les prisons sont un foyer rêvé pour n’importe quelle petite miette de coronavirus.

Mais le traitement réservé aux détenu·es durant cette crise est symptomatique : ils et elles sont constamment oublié·es. Leur existence est refoulée, déniée, reniée. à l’annonce – ratée – de la possibilité de visites en maison de repos et établissements pour personnes handicapées, justifiée par la tentative de rendre les mesures de confinement « plus humaines pour les personnes isolées », pas un mot pour les personnes en prison.

Il est clair que sans masque, sans test, sans gants,… il serait dangereux de laisser les visites en prison se dérouler comme si de rien n’était. Mais si on avait des masques, si on avait des gants, si on avait des tests,… la situation aurait été moins catastrophique que ce qu’elle n’est. Mais bon, ça, ça ne vaut pas que pour les prisons.

Quoi qu’il en soit, les détenu.es, leurs proches et leurs besoins les plus vitaux, à savoir se voir, se sentir, se toucher, communiquer, se rassurer,… ont été hypocritement niés durant cette crise. Et parmi tous les droits violés par les mesures gouvernementales durant le coronavirus, il faudra se rappeler que des familles et ami·es ont été angoissé·es pendant des semaines à ne pas savoir comment se portait leur proche incarcéré·e, et que les détenu·es n’ont pas pu se soulager des mesures de confinement en rattrapant leur pile de livres en retard, en se recentrant sur l’essentiel, en se lançant dans le jogging ou en allant dévaliser le Brico du coin.


Nicolas Lecoq

1. Règles Nelson Mandela, n° 58 ; Règles pénitentiaires européennes, art. 24.1 ; loi de 2005 sur le statut interne des détenus


Pour les 15 ans d’écolo j je suis un C.R.A.C.S.

pictoDossiers Chère écolo j, je te souhaite un très joyeux anniversaire pour tes 15 ans !

Quand est-ce que tu es née ? étant comptable, je vais te donner cette information. Du fait que tu es une personne morale, ta date de naissance est reprise dans la banque carrefour des entreprises, et est la suivante :
10 novembre 2005. Tu as également une personnalité juridique de type : association sans but lucratif. Pourquoi as-tu une personnalité juridique ? Cela s’explique par le fait que tu es une personne morale distincte de tes fondateur·rices qui sont repris·es dans tes statuts. Ces statuts figurent sur ton site www.ecoloj.be

Je suis devenu l’un de tes membres en 2018.
Je te remercie d’avoir fait de moi, ainsi que les autres membres, des «C.R.A.C.S.»

Nous sommes donc :

CITOYEN·NES :

Je suis un citoyen car j’habite en Belgique et que j’ai la capacité d’exercer mes obligations et mes droits dont celui d’exprimer librement mes opinions politiques. J’affirme donc haut et fort que j’adhère à l’écologie politique.

RESPONSABLES :

Je suis responsable de mes actes. C’est-à-dire que je les assume.

ACTIF·VES :

Je participe activement à tes événements et/ou actions (ensemble d’actes que nous posons pour exprimer nos idées en souhaitant le changement).

CRITIQUE :

C’est-à-dire que je trie les informations que je reçois. Pour effectuer cette sélection de manière intellectuelle et efficace, nous nous réunissons entre membres d’une même régionale et sélectionnons les sujets d’actualité les plus problématiques pour l’environnement, les animaux et les êtres humains.

SOLIDAIRE :

Cette solidarité s’exprime par une attitude bienveillante envers l’Autre, être humain ou pas.

En bref, je te remercie de m’avoir rendu conscient, malgré mes imperfections, tout comme tou·te·s tes autres membres.

Merci pour ton apport et ton accueil. Je ne suis pas parfait mais je m’améliore.

Si je peux te donner un conseil : n’abandonne jamais, quelle que soit la difficulté.

Je te souhaite le meilleur pour l’avenir,
JAS


Jean-Auguste Shema


La FYEG en stop

pictoDossiersécolo j fêtera bientôt ses 15 ans. J’ai envie de partager avec vous mon meilleur souvenir écolo j.

Nous sommes en juin 2014. La FYEG organise son assemblée générale en juillet. Une des représentantes internationales ne peut pas s’y rendre et le Bureau demande qui est volontaire pour y aller. Nous sommes 3 à nous proposer. Les coprés nous rappellent que nos finances ne sont pas au top et qu’il faut donc prévoir le transport le plus rapidement possible pour ne pas avoir de frais excessifs. Quentin Delitte (un des volontaires) dit alors : « Pas de soucis, nous irons en stop jusque Strasbourg ». Avec les trois autres, nous le regardons un peu surpris. Les coprés valident en disant : « Quelle bonne idée. »

3 SEMAINES PLUS TARD, NOUS VOILÀ NICOLAS, AUDREY, QUENTIN ET MOI À DELTA, LIEU DE RENDEZ-VOUS

Il est 9h du matin. Je suis assez perplexe à l’idée du périple. On tire les équipes au sort : Audrey et Quentin, Nico et moi. On ouvre les paris : les premiers arrivés à Strasbourg font un massage aux autres en plénière. C’est parti !

Nico et moi nous précipitons à l’entrée d’autoroute avec notre panneau « Namur ». Nous sommes pris en charge par un scout en route vers son camp quelque part dans les Ardennes. On est coincé entre sa tente et ses nombreuses victuailles. Arrivés sur l’aire d’autoroute à Namur, on accoste les gens pour aller vers le Luxembourg. Nous avons de l’avance. Audrey et Quentin ont quitté Bruxelles une heure après nous. Nous sommes en pole position !
Là, nous croisons un chef d’entreprise de pesticides et d’engrais qui va vers le Luxembourg et veut bien nous y conduire. Quand il nous dit son métier et nous demande où on va, on se fait tout petit. Aucun de nous n’a envie de débattre sur les pesticides, au cas où il aurait envie de nous débarquer. Audrey et Quentin viennent d’arriver à Namur, ils ont décidé de prendre un café avant de poursuivre la route.

NOUS, ON ARRIVE AU LUXEMBOURG ET ON VEUT ALLER VERS METZ

C’est là que tout part en sucettes ! Une dame nous prend dans sa voiture mais l’aire d’autoroute où elle devait nous déposer n’existe plus (je vous parle d’un temps où les smartphones et Google Maps n’étaient pas à la mode). Commence alors un long chemin dans les alentours de Metz. Nous sommes déposés sur un parking de centre commercial (après avoir été embarqués par la police). Aucune voiture ne va à Strasbourg. Et là ! Miracle ! Un jeune vient bien nous déposer sur l’aire de repos la plus proche. Une fois sur place, nous cherchons un lift jusque Strasbourg. Et re-miracle de la vie : nous tombons sur une belge en route pour voir ses petits enfants dans le sud. Elle vient d’Ostende et va jusqu’à Perpignan retrouver ses petits-enfants. Elle trouve sympa d’avoir de la compagnie. Pendant ce temps, nous recevons une photo de Quentin et Audrey qui visitent Strasbourg et mangent un bretzel. Nous avons encore l’espoir d’arriver avant eux au lieu de l’AG pendant qu’ils visitent. Raté, ils arriveront une demi-heure avant nous ! Nous étions pourtant bien partis…

Depuis ce jour, j’ai été convaincue. L’ « écolo j politique est un plaisir et doit le rester ». Et ça durera (inchallah) encore !


Esther Ingabire


Crise financière de 2008 : une décennie perdue ?

pictoDossiersLa propagation début mars du coronavirus aux pays dits développés ont fait vaciller les principales places boursières européennes et américaines. Plus de dix après la crise financière de 2008, l’histoire se répéterait-elle?

« La crise qui arrive est peut-être plus grave que celle de 2008 » s’inquiétait la Première ministre Sophie Wilmès1, lors de la présentation des premières mesures socio-économiques prises par le gouvernement fédéral pour lutter contre le Covid-19.

Et les récents effondrements boursiers ne viennent que confirmer les craintes émises par la cheffe du gouvernement. Ainsi, le jeudi 12 mars dernier, le BEL20, indice boursier regroupant les vingt plus grandes entreprises de la bourse de Bruxelles, a connu la plus forte chute en une seule séance de son histoire, avec une dégringolade de 14,21%. Même son de cloche à Paris, Francfort et Wall Street.

Après la terrible crise financière de 2008, qu’a-t-on véritablement appris des déboires de la haute finance? Quelles leçons avons-nous réellement tirées ?

L’ARGENT COULE À FLOT

Si les récents replis sur les marchés financiers sont d’une ampleur sans précédent, ils n’ont d’égal que leurs hausses spectaculaires de ces dernières années. La dégringolade des places financières du mois de mars – si impressionnantes soient-elles – doivent être comparées à la décennie dorée qu’elles ont connue. Le coronavirus et les déconvenues boursières qu’il a induites ne peuvent certainement pas servir d’excuse à une nouvelle fuite en avant du capitalisme financier2.

En effet, on observe depuis la crise de 2008 une sur-performance de la plupart des indices boursiers à travers le monde. Au cours de la décennie passée, l’indice (S&P 500) – l’indice boursier rassemblant les 500 plus grandes entreprises cotées sur les marchés boursiers aux États-Unis – a plus que triplé, passant de 1064 points en juillet 2010 à plus de 3380 points en février 2020.

Et pour cause! Après la crise financière de 2008, les principales économies de la planète ont massivement fait tourner la planche à billets pour garder à flot un édifice franchement chancelant. Les banques centrales du monde entier se sont portées garantes du système financier international en ouvrant les vannes de la création monétaire. Cette action, couplée avec une baisse massive des taux d’intérêts, avait pour but de relancer l’activité économique par le biais du crédit. Les banques, assurées de disposer de liquidités suffisantes, auraient dû faire circuler l’argent en prêtant aux ménages et aux entreprises. En vain.

Par exemple, entre janvier 2015 et fin 2018, ce sont environ 2.600 milliards d’euros qui ont été injectés par la Banque Centrale Européenne dans le circuit monétaire, dans le cadre de son programme de création monétaire – le Quantitative Easing. L’économiste Pierre Larrouturou considère que près de 90 % de ces 2.600 milliards d’euros sont allés à la spéculation sur les marchés financiers3.

Les banques, inondées de liquidités et confrontées à de très faibles taux d’intérêts, se sont tournées vers des activités nettement plus rentables que le financement de l’économie productive, à savoir les activités sur les marchés. Au contraire de la bourse, la croissance de l’économie et celle des salaires réels sont restées atones (c’est du jargon économique, vous pouvez traduire « atones » par « faibles »). L’époque où la bourse et l’économie réelle étaient intimement liées ne semble plus être qu’un lointain souvenir.

L’effet secondaire de cette mise sous perfusion du circuit financier est le creusement des inégalités. Les personnes détentrices de titres financiers – les personnes les plus riches, donc – ont vu leurs revenus augmenter à la vitesse de leurs placements boursiers, là où les salaires réels, dont dépend la majorité des citoyen.nes du monde, n’ont que très difficilement retrouvé leur niveau d’avant crise.

PILE JE GAGNE, FACE TU PERDS

Outre l’augmentation des inégalités concomitante à la création monétaire, la structure du système financier mondialisé n’a pas été remise en cause. Si certaines réglementations ont été approuvées (les règles de Bâle III, par exemple), les demandes de changements structurels sont restées lettres mortes.

Un des grands enseignements de la crise de 2008 a été que les grandes banques étaient trop grandes pour faire faillite (‘too big to fail’), sous peine d’entraîner le reste du système financier avec elles (les banques dites systémiques). Pour éviter cela, la seule solution était un sauvetage avec de l’argent public, comme ce fut le cas en Belgique avec la banque Dexia (le contribuable belge s’en souvient).

En Europe, comme ailleurs dans le monde, les tentatives de pallier ce problème ont été aussi timides que parcellaires. Dans la pratique, les Etats sont toujours libres de sauver une banque nationale4. Tant qu’une séparation stricte des banques de dépôt et des banques d’investissement ne sera pas opérée, les risques systémiques que les banques universelles – celles qui regroupent dépôts et investissements – font peser sur l’économie réelle ne disparaîtront jamais totalement, gardant en otage citoyen.nes et Etats.

De plus, l’Union bancaire Européenne, instituée en 2014, qui vise une supervision commune des banques et une résolution unique en cas de crise, demeure largement sous-équipée pour faire face à une nouvelle crise de grande ampleur. Le fonds de résolution unique, sorte de pot commun alimenté par les banques systémiques pour sauver l’une d’entre elles le cas échéant, est insuffisant que pour faire face à la faillite d’une grande de ces banques.

De même que la garantie européenne des dépôts (de moins de 100.000€), dont le financement plein et entier fait toujours défaut, compte tenu des réticences de plusieurs Etats-membres à mettre en commun l’argent de leurs contribuables.

La crise financière de 2008 avait suscité de minces espoirs d’un changement de paradigme. Douze ans plus tard, force est de constater que ce changement, pourtant nécessaire, est resté au placard. Les réformes se sont révélées être comme un emplâtre sur une jambe de bois. Pis, certains remèdes administrés n’ont fait que renforcer cette logique, pourtant à bout de souffle. Tant dans la lutte contre les inégalités que celle contre le dérèglement climatique, on peut bel et bien parler de décennie perdue.

Face à la crise qui s’annonce, il faudra ne pas répéter les mêmes erreurs que par le passé. Face à la crise qui s’annonce, sachons nous en souvenir.

Lionel Legrand

1. https://www.lavenir.net/cnt/dmf20200320_01459026/coronavirus-l-effort-federal-pour-les-mesures-socio-economiques-se-chiffre-a-pres-de-10-milliards

2. Pour une analyse plus détaillée, voir Olivier Derruine, La Revue Nouvelle, 13 mars 2020. https://www.revuenouvelle.be/Le-coronavirus-bouc-emissaire-d-un-krach-boursier

3. https://www.rtbf.be/info/societe/detail_financer-la-transition-ecologique-avec-une-banque-du-climat-et-en-prenant-sur-les-dividendes?id=10088073

4. Voir l’exemple italien à la fin de l’année 2016: https://www.lemonde.fr/europe/article/2016/12/23/intervention-de-l-etat-italien-attendue-apres-l-echec-de-la-recapitalisation-de-la-monte-paschi_5053162_3214.html


Crise Covid : vers un changement positif

pictoDossiersPékin, 16 octobre 2020, 19h44

Alors que les États membres de l’Union Européenne viennent d’annoncer le retour au confinement et la Commission Européenne de clôturer le Semestre européen en sonnant l’alerte, Xi Jinping, quant à lui, hume un Sauternes, un vin qu’un ami lui a ramené d’une de ses propriétés viticoles dans le Bordelais.

Il regarde par la baie vitrée de son salon et lentement, porte à ses lèvres le breuvage ; il ferme les yeux. Le flot blanc galope nerveusement dans sa bouche, chevauche sa langue et fouette sa gorge avant de disparaître. Il ouvre les yeux et sourit. Celui qu’il a appelé le diable (le covid-19) a été vaincu, les centres commerciaux se remplissent à nouveau ; la Chine elle fournit désormais masques, médicaments et aide sanitaire aux pays en difficulté. Elle ne connaît plus la maladie et est un endroit sûr. Même si ses frontières restent fermées aux étranger·es, même si le port du masque est obligatoire et que les applications permettent encore de traquer les contaminé·es.

Le modèle de gestion à la chinoise en a convaincu plus d’un : d’aucuns comme la France macronienne propose d’alourdir l’arsenal de lois d’exception, et de prolonger l’état d’urgence sanitaire ; quand d’autres suivent la Hongrie ou Israël, et travaillent sur des projets de lois visant à limiter les libertés individuelles, dans le cadre de la lutte perpétuelle contre la pandémie par l’usage de la technologie.

CE SCÉNARIO D’ANTICIPATION EST LE REFLET D’UNE QUESTION QUE BEAUCOUP SE POSENT. SOMMES-NOUS SUR LE POINT DE TOMBER DANS CAUCHEMAR ORWELIEN D’UNE SOCIÉTÉ HYPER-SÉCURISÉE ET TECHNICISTE OU LA CRISE DU COVID-19 SERAIT L’OCCASION DE SORTIR D’UN SOMMEIL PARADOXAL QUI NOUS MAINTIENT DEPUIS LONGTEMPS EN LÉTHARGIE ?

Georges-Louis Bouchez, en bon Président du MR, a déclaré « la décroissance qu’on nous vend à gauche, c’est ce que nous vivons aujourd’hui », faisant référence au confinement. Or, avec un système décroissant, nous aurions, selon Renaud Duterme1 « sans aucun doute fait face à la pandémie de façon moins brutale et tragique ». Soit ! On ne peut pas modifier pas le passé. Par contre, on pourrait faire de la crise une opportunité pour aller vers la décroissance, et ainsi s’offrir le luxe de changer le paradigme en dénonçant l’absurdité du « croître pour croître »2.

En effet, notre rapport à la science, la foi dans le progrès de l’humanité n’a cessé de s’amplifier depuis le 19ème siècle et, cela s’est fait au détriment de la nature et du bien commun.

Après la crise de 2008, les soubresauts d’une économie bien trop connectée ne nous ont pas empêché·es de continuer à valider le modèle d’une société techniciste. Aujourd’hui, cette crise nous montre notre vulnérabilité, une dépendance au marché mondialisé, à un système carnassier qui se nourrit de la faiblesse de celleux qui veulent bien croire en lui (et des autres…), à l’origine de crises sanitaires et dont les morsures meurtrissent l’humanité.

Pis encore, à défaut de provoquer ce que Marx aurait appelé « un saut qualitatif »3, le covid-19 pourrait être une main tendue vers un capitalisme plus dynamique. Sa forme la plus répandue, le e-commerce4, fait partie de notre quotidien. Avec une économie digitalisée qui se passe de tout contact, les alchimistes du capitalisme pourraient être en phase de transformer le plomb en or. La crise du covid-19 ne faisant que leur accélérer le pas vers leur longévité.

Dans le même temps, plusieurs petit·es producteur·rices font face à une demande accrue, même si les files devant les grandes surfaces restent longues. Peut-on espérer que les consommateur·’rices garderont cette nouvelle habitude d’aller chez le·a maraicher·e du coin? Par ailleurs, certaines agglomérations mettent en place des pistes cyclables et trottoirs plus larges afin de garantir la distanciation sociale prônée. Et si finalement on conservait sur le long terme l’espace octroyé aux usager·es faibles à titre provisoire, non plus pour des raisons de sécurité sanitaire, mais de sécurité face aux automobilistes et par responsabilité écologique ? Pour l’heure, il apparaît que certain·es responsables de municipalités touristiques envisagent de restreindre le nombre de visiteur·euses à long terme, constatant à quel point il est plaisant pour les habitant·es de déambuler dans leurs villes sans prendre de bain de foule à chaque sortie.

Si quelques hommes et femmes politiques locaux·les prennent des mesures pour le bien de leurs administré·es, et finalement aussi pour le bien de l’humanité, il y a lieu d’interroger la classe politique dans son ensemble ainsi chacun·e d’entre nous: pourquoi face au coronavirus, nous restreignons nos libertés de manière drastique alors nous ne faisons (presque) rien pour limiter le changement climatique ? Cette dernière réalité nous apparaît sûrement trop lointaine pour que nous soyons aussi sévères avec nous-mêmes. Mais si nous continuons à nous voiler la face, dans quelques années, nous réaliserons que l’humain a provoqué le covid-19 de la Terre (avec l’augmentation de la température qui s’ensuit), de sa planète, de sa maison…Sans maison, les générations futures seront des sans-abris… Il est donc également temps de cesser ce racisme de classe, ce phénomène qui stigmatise les pauvres comme étant des fainéant.es ou des voyous. En effet, ce sont aujourd’hui plutôt les personnes doté·es de pouvoir politique et économique qui sont fainéant·es, s’abstenant de repenser le système, par pure facilité. Et dans cette voyoucratie qu’iels incarnent, iels en profitent tant qu’iels peuvent. Mais nos descendant·es seront comme les leurs: des sans-planètes habitables !

Prenant le contrepied d’Emmanuel Macron, le Président de la République Fédérale d’Allemagne annonçait le 11 avril dans une allocution télévisuelle que « le covid-19 n’est pas une guerre mais un test pour l’humanité »5. Dommage qu’il n’ait presque aucun pouvoir en pratique…

La formule Macronienne se positionne sur le terrain du conflit ; celui d’une lutte manichéenne où, à l’instar d’une quête de Heroic Fantasy, l’humanité fait face à un ennemi invisible et mortel qu’elle doit terrasser pour survivre.

MAIS UNE CIVILISATION N’EST JAMAIS PÉRENNE TRÈS LONGTEMPS AU SORTIR D’UNE CRISE, MÊME APRÈS UNE « VICTOIRE » SES MAUX, TRÈS VITE, FINISSENT PAR LA RONGER

C’est pourquoi les mots du Président allemand ont presque un accent prophétique. En effet, nos sociétés vont être amenées à définir une nouvelle politique. Il ne s’agit plus « d’interroger [notre] modèle de développement » comme le suggère le président Macron mais de modifier drastiquement notre rapport à la communauté, à nos ancien·nes, à notre économie et à notre utilisation de la technologie.

Concluons enfin avec la philosophe Isabelle Stengers. Pour elle, nous sommes à un moment crucial pour l’avenir du monde tel que nous le connaissons. Il faudra montrer au pouvoir une force d’action citoyenne et durable qui ira à l’encontre de l’agenda et des prospections de nos dirigeant·es6.

Le discours politique véhicule des images et une mythologie forte de sens. Il nous revient à nous, citoyen·nes, de nous emparer de l’Histoire, d’être les Prométhée qui offriront un nouveau feu aux consciences de demain.


Kevin Gikag et Jéromine Gehrenbeck

1 Enseignant en géographie et membre du Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM).

2 « Monsieur Bouchez, ce que nous vivons actuellement est aux antipodes du modèle promu par les théoriciens de la décroissance », une opinion de Renaud Duterme, publiée le 10 avril 2020 sur https://www.lalibre.be/debats/opinions/monsieur-bouchez-ce-que-nous-vivons-actuellement-est-aux-antipodes-du-modele-promu-par-les-theoriciens-de-la-decroissance-5e8f28ebd8ad581631d74ebb

3 https://www.gaucheanticapitaliste.org/huit-theses-sur-le-coronavirus/; https://www.courrierinternational.com/article/la-lettre-de-leduc-coronavirus-point-de-depart-dune-demondialisation

4 https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/04/14/coronavirus-sur-les-sites-de-vente-en-ligne-le-necessaire-passe-avant-le-superflu_6036591_3234.html; http://revueperiode.net/technique-et-capitalisme-entretien-avec-andrew-feenberg/; https://www.persee.fr/doc/sotra_0038-0296_1972_num_14_1_1857

5 https://www.lalibre.be/planete/sante/coronavirus-boris-johnson-compare-la-lutte-contre-la-pandemie-a-la-deuxieme-guerre-mondiale-5eb4e30f7b50a67d2e2fa357; http://www.bruxelles2.eu/2020/04/la-pandemie-de-coronavirus-nest-pas-une-guerre-cest-un-test-de-notre-humanite-steinmeier/

6 « Isabelle Stengers : faire commun face au désastre », sur https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/150320/isabelle-stengers-faire-commun-face-au-desastre, page publiée le 15 avril 2020


Fabrique un engrais naturel et zéro déchet pour les plantes d’intérieur et le jardin

Pour prendre soin de nos plantes au naturel, nul besoin d’aller dans une enseigne de bricolage bien connue pour y acheter un engrais chimique : la solution se trouve dans notre cuisine ! Certains de nos aliments peuvent aussi servir à nourrir nos plantes.

Voici lesquels :

LE MARC DE CAFÉ :

Soit en l’incorporant directement à la terre, soit en le rediluant dans de l’eau chaude et en arrosant une fois l’eau refroidie (il est préférable de filtrer l’eau avec un filtre à café ou à thé réutilisable). Le marc de café apporte azote et phosphore, l’idéal pour la croissance des plantes.

LA PEAU DE BANANE :

En faisant tremper une peau de banane (bio de préférence) et en arrosant les plantes avec cette eau riche en potassium, cela donnera des couleurs éclatantes aux plantes.

LES COQUILLES D’ŒUFS :

On peut utiliser l’eau de cuisson des œufs une fois refroidie, ou bien faire sécher les coquilles, les broyer (au rouleau à pâtisserie ou moulin à café), les remettre dans l’eau chaude et utiliser cette eau refroidie et filtrée pour l’arrosage. Ce concentré de minéraux (calcium, magnésium, potassium) permet de protéger les plantes contre les maladies.

LES LÉGUMES, POMMES DE TERRE, PÂTES, RIZ :

L’eau de cuisson de ces aliments est riche en vitamines, sels minéraux et autres nutriments, et sert donc très facilement d’engrais naturel une fois refroidie, à condition qu’elle ne soit pas salée. Pour le riz, on peut aussi utiliser son eau de lavage.

La période de confinement nous a permis de repenser nos modes de consommation. Ces astuces – naturelles et zéro déchet – pour prendre soin de nos plantes permettent de diminuer notre dépendance à la grande distribution et d’améliorer notre mode de vie. Le Do-It-Yourself a de beaux jours devant lui pour remplacer de manière simple, saine et naturelle d’autres produits du quotidien, comme les produits ménagers ou les cosmétiques.


Perrine Wolfrom


L’illu d’Aimbé

pictoCoinDetente