Le « cash-for-car » et la politique de mobilité du MR : un échec total !

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Alors que cela fait bien trop longtemps que l’absurde avantage fiscal accordé aux voitures de société aurait dû être aboli, le JT de lundi soir nous annonçait l’énorme fiasco du système « cash-for-car »

Vous en rappelez-vous ? Ce dispositif inventé par le gouvernement il y a un an, censé encourager les travailleurs disposant d’une voiture de société à l’abandonner ?

Eh bien, alors qu’il y aurait entre 550 000 et 670 000 véhicules de société circulant en Belgique (40% du parc automobile), encouragés par un avantage fiscal résultant sur un manque à gagner de 3,75 milliards d’euros pour les finances publiques, tenez-vous bien : seulement 320 personnes auraient décidé de délaisser leur voiture dans le cadre du « cash-for-car ». 320 ! Trois-cent-vingt… Ce serait à mourir de rire si l’urgence climatique n’était pas ce qu’elle est.

L’avantage fiscal sur les voitures de société nous a conduit à une situation aberrante où l’État subsidie les embouteillages et la pollution. Et tout ce que le gouvernement Michel a été capable de pondre comme solution, c’est cette mesurette ridicule qui, en outre, avait déjà été épinglée dès 2017 par le Conseil d’État car elle offrait un avantage fiscal injuste sur le salaire des employés concernés.

L’échec total du « cash-for-car » pointe à nouveau vers l’incompétence et la mauvaise volonté des libéraux. On voit bien qu’au lieu de se préoccuper du climat, ceux-ci s’inquiètent plus de plaire au lobby du « leasing », aux grandes entreprises et aux employés qui bénéficient le plus des voitures de société type « salaire » (à différencier des véhicules qui servent d’outils de travail comme les utilitaires). Ces derniers se trouvent d’ailleurs généralement plus haut sur l’échelle des qualifications et occupent des postes de consultants, cadres, etc.

Pour écolo j, nous ne pouvons plus nous permettre de tergiverser. Halte à cette absurdité ! Il faut sans attendre mettre fin à cet avantage fiscal et utiliser les gains pour financer la SNCB qui en a tant besoin.

Cash for car : le bilan après 1 an JT 19h30 21.01.19

Rayan Al Kadi