Archives pour l'Auteur : Nicolas Balthazar

MANGER|Différemment pour le climat

pictoCoinDetentevacheQuand on pense aux changements climatiques, il nous vient généralement à l’esprit les énergies fossiles et les transports comme principaux responsables. Mais savez-vous que l’élevage animal est responsable à lui seul d’environ 18% des émissions de gaz à effet de serre ?

Cette part de responsabilité, plus importante que celle liée aux transports, s’explique notamment par la grande quantité d’énergie nécessaire à la production et au transport de produits d’origine animale. Notons également une source d’émission de gaz à effet de serre beaucoup plus directe: les flatulences des ruminants produisent du méthane, un gaz encore plus redoutable que le CO2 pour la planète. De plus, à cause de l’élevage extensif et de la nécessité de produire de la nourriture pour l’alimentation du bétail, la production de viande est responsable de 80% de la déforestation en Amazonie, le principal poumon et régulateur climatique de la planète.

Faire une différence
Il a été calculé qu’un végétalien (personne qui ne consomme aucun produit d’origine animale) émet 2,5 fois moins de gaz à effet de serre qu’un omnivore. Le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) recommande de limiter la consommation de produits d’origine animale : si tout le monde faisait un effort, les émissions pourraient être réduites drastiquement. En moyenne, un végétalien sauve chaque jour 4000 litres d’eau, 20 kilos de céréales, 3 m2 de forêt et l’équivalent de 10 kilos d’émissions de CO2.
Les changements comportementaux sont efficaces et importants pour le climat. Adapter son alimentation, c’est aussi limiter les souffrances animales, contribuer à la justice climatique et sociale, favoriser la re-forestation et donc le sauvetage d’espèces en voie d’extinction, faire attention à sa santé, participer à une meilleure redistribution des ressources alimentaires, etc.

Le savais-tu ?
En mai dernier, écolo j a décidé de devenir végétarienne ! Lorsque tu participes à un événement organisé par écolo j, des mets alternatifs à la viande te seront proposés.

Nicolas Balthazar

Remarque de Pauline :
Avant de changer ton alimentation, informe-toi sur les alternatives végétales aux produits d’origine animale qui t’apporteront tous les nutriments nécessaires à ta bonne santé. Un régime végétalien drastique peut paraître peu attrayant pour certain-e-s, mais saches que de nombreuses recettes végétariennes/végétaliennes délicieuses existent (livres, blogs, etc.), qui te permettront de varier ton alimentation pour la planète, tout en gardant le sourire et l’appétit !

FAIRE|La méditation en prison

pictoCoinDetentePratiquée depuis l’Antiquité au sein des différentes religions, des courants spirituels et par la médecine, la méditation vise a atteindre sérénité, vacuité de l’esprit, états de conscience modifiés, apaisement du mental ou simple relaxation. Elle s’opère en plaçant toute son attention sur l’observation d’un objet, qu’il soit extérieur (symbole, principe philosophique…) ou intérieur (esprit, sensations…).

La méditation en prison
Dans les années 70, des projets pilotes de séminaires de méditation ont été menés dans des prisons avec d’excellents résultats, mais ce n’est que dans les années 90 qu’un vrai projet d’envergure a vu le jour dans la plus grande prison d’Asie du Sud, la prison de Tihar, à Delhi, en Inde, qui compte 10000 détenus. C’est la méthode Vipassana qui fut sélectionnée par la direction du centre de détention. Cette méthode était enseignée par Siddhartha Gautama, dit « le Bouddha » il y a 2500 ans, et a été réintroduite dans les années 70 par S.N. Goenka, qui la considérait comme une pratique scientifique expérimentale.

Les résultats
Durant le programme mis en application dans la prison, gardiens et détenus ont appris à se concentrer sur leur respiration, à observer les subtilités de leurs sensations physiques et l’impermanence de celles-ci, le tout menant notamment à la compréhension de l’impermanence des états émotionnels, comme leurs habitudes violentes, leurs volontés de revanche, etc. En quelques jours de pratique, ils se débarrassèrent de leur haine.

Les résultats obtenus
suite à l’étude de ce type d’expérience sont spectaculaires :

– Baisse de violence au sein de l’établissement pénitencier ;
– Consommation d’alcool et de drogues diminuées ;
– Tendances au désespoir et dépressions diminuées ;
– Consommation de tabac amoindrie ;
– Réduction considérable du taux de récidive.

Et en Belgique ?
De nombreux pays se sont montrés intéressés par ce genre d’expériences et de tels projets ont fleuri à travers le monde, avec des résultats tout aussi incroyables. A quand une généralisation du principe de la méditation dans les prisons ? A quand une application de ces programmes dans nos prisons belges ?

Nicolas Balthazar

Pour plus d’informations :
• Consultez www.prison.dhamma.org

• Le film documentaire Doing time, doing Vipassana
retraçant l’expérience de grande envergure dans la prison de Tihar,
disponible sur Youtube avec sous-titres en français.