Michel, climat, et cætera…

pictoActu

« La marche pour le climat est un formidable succès de mobilisation citoyenne. La question climatique doit être une préoccupation centrale au service des générations futures. La Belgique qui a finalisé son Plan Énergie Climat défendra des objectifs ambitieux à la Cop24  » Charles MICHEL

Qu’entend notre premier ministre lorsqu’il parle de : préoccupation centrale ?  Au vu des actions du gouvernement, nos radars sont brouillés.

En effet, nous avons relevé 3 signaux contradictoires :

D’abord lundi, où il ne va pas lui-même à la tribune de la Cop24 alors que lui seul peut, en tant que chef d’état, y prendre la parole. Et qu’il y envoie, pour seulement 4h et en avion qui plus, est sa ministre de l’Énergie.

Ensuite, quand son gouvernement ne prend pas en compte les aspirations de ses citoyens à un monde dont est absent le CO2 et qu’il décide que non, il ne fera pas en sorte d’atteindre les objectifs fixés en 2015 ! Tous nos voisins l’ont fait, pourquoi pas nous ?

Le comble vient peut-être quand la NVA empêche la Belgique de ratifier le pacte migratoire de l’ONU, alors que nous savons que nous aurons à l’avenir de plus en plus de migrants climatiques. Nous exigeons d’ailleurs toujours qu’il ratifie cet accord, qui n’est certes pas contraignant, mais qui montre la voie vers un plus grand respect de l’être humain en transhumance.

Nous réclamons, comme les organisateurs de la manifestation de dimanche d’ailleurs ; «que la Belgique respecte les engagements qu’elle a déjà pris».  Pour 2020, la Belgique devrait réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 15%. Elle a, à peine, dépassé la moitié de ce chiffre. La Belgique est parmi les pires élèves de l’Europe en matière de réduction des gaz à effet de serre.

Le climat doit être une préoccupation centrale ?
Joignez les gestes à la parole, Mr Michel. Prouvez-le !

Gabriel Pirotte

La COP 23, pour y faire quoi ?

pictoActu

Victoire, le monde est sauvé ! C’est ce que proclamaient fièrement les leaders politiques du monde, lorsqu’en 2015 l’accord de Paris fût conclu . Mais le monde est-il pour autant sauvé et les problèmes climatiques réglés ? La réponse est évidente : non. Si le monde est en péril, c’est qu’il reste encore beaucoup à faire.

1. Les engagements volontaires des pays pour diminuer leurs émissions sont insuffisants. L’analyse de ces engagements par le monde scientifique montre un réchauffement climatique allant jusqu’à près de +4°C à la fin du siècle, alors que l’Accord de Paris mandate les pays du monde à limiter le réchauffement climatique bien en deçà des +2°C.

Objectif pour les années à venir : réviser les engagements volontaires pour atteindre l’objectif de l’accord de Paris. Pour ce faire, un dialogue de facilitation est programmé en 2018, lors de la COP24. Cependant les modalités de cet évènement sont encore à définir. La COP23 devra faire des avancées significatives dans la définition de cet évènement important.

2. Limiter le changement climatique, dont la cause est liée aux activités humaines nécessite la transition de notre économie vers une économie bas carbone. En ce point l’objectif de Paris est clair, sans toutefois établir de calendrier ou de méthode. En effet, si l’accord de Paris établit un cadre global d’actions et d’objectifs, il ne précise pas les modalités de mise en œuvre. Or, sans consignes et règles de mise en œuvre, l’accord de Paris reste une coquille vide.

Objectif pour les années à venir : définir les modalités de mise en œuvre de l’accord de Paris. Puisque l’accord s’applique pour les années 2020 et suivantes, il est impératif de régler toutes les modalités opérationnelles avant 2020. La COP23 devra avancer dans les modalités de mise en œuvre de l’accord, l’approbation de ces modalités est prévue l’année prochaine lors de la COP24.

3. La responsabilité historique des pays industrialisés et la responsabilité grandissante des pays émergents doit pouvoir contribuer à la production de moyens pour d’une part lutter contre les effets du changement climatique et d’autre part réduire les émissions responsables du réchauffement. Aujourd’hui, les pays les plus vulnérables sont également les plus pauvres et les besoins de financement sont gigantesques.

Objectif pour les années à venir : concrétiser le financement climatique international et la promesse des pays développés à fournir dès 2020 100 milliards de dollars par an. La lutte contre le changement climatique passe par du financement, mais surtout par la réorientation des investissements comme par exemple le désinvestissement des énergies fossiles. La COP23 doit être le moment pour conserver ce momentum politique et maintenir la pression.

La COP23 ne sera une réussite que si la pression reste maximale et si la société civile reste mobilisée. Cette année, les îles Fidji assureront la présidence de la COP. Des îles vulnérables et dont l’avenir se joue aujourd’hui. Bien qu’au final, l’avenir de nous tou.te.s se joue dès à présent.

Nicolas Raimondi

La COP23 s’est déroulée à Bonn du 6 au 17 novembre 2017. écolo j et Jong Groen s’y sont rendus le 4 novembre pour maintenir la pression !

Ciné-débat Genres et identités

pictoActu

Le 27 mars dernier, écolo j Louvain-la-Neuve projetait le film Danish girl de Tom Hooper, occasion de passer un moment convivial agrémenté de popcorn mais surtout occasion de lancer la discussion autour de la réalité que connaissent les personnes transgenres en Belgique.

Danish girl retrace l’histoire de Lili Elbe/Einar Wegener, artiste danoise ayant été la première personne à subir une opération pour changer de sexe. Dans le public, l’on retrouvait à la fois des personnes très calées sur le sujet et d’autres qui, de leur propre aveu, n’y connaissaient rien. Sans aucun doute, c’est grâce à ce public varié et enthousiaste que la discussion s’est lancée avec les deux intervenants (Xavier Wyns d’Alter Visio et Tookie Watteau du comité des CHEFF LLN, le CHELLN). Deux heures d’une discussion intense et dynamique permirent d’aborder la question sous ses multiples facettes : qu’est-ce que l’identité de genre ? Quelle est la place des facteurs biologiques ? Que dit la législation belge ? Qu’en est-il ailleurs dans le monde ? Quelles discriminations les personnes transgenres rencontrent-elles en Belgique ? Est-ce que l’outil législatif est capable de lutter contre celles-ci ? Comment le film Danish girl a-t-il été reçu par le public transgenre ?

A la sortie de salle, les discussions allaient encore bon train en plus petits comités, preuve s’il en fallait que le travail de sensibilisation sur ces questions est encore et toujours nécessaire. La nécessité de se mobiliser pour atteindre un traitement digne des personnes transgenres est également ressortie des discussions, comment accepter qu’aujourd’hui encore la Belgique impose stérilisation et psychiatrisation comme préalable au changement de sexe ?

Envie d’approfondir la question ? N’hésite pas à regarder Danish Girl mais également « Laurence anyways » de Xavier Dolan, « Breakfast on Pluto » de Neil Jordan et « Boys don’t Cry » de Kimberly Peirce.

Plein d’informations sont aussi disponibles sur les sites d’Alter Visio, de Genres Pluriels et des CHEFF.

Mathilde Guillaume

Passons des discours clivants au travail, madame Demir !

pictoActu

Chère madame Demir,

Ces derniers jours, vous faites la une de l’actualité. Issue d’une famille modeste, vous avez gravi les échelons un à un pour aujourd’hui devenir secrétaire d’État à la Lutte contre la pauvreté, à l’Égalité des chances, aux Personnes handicapées et à la Politique scientifique. Je voudrais commencer par vous dire mon admiration devant un tel itinéraire. Vous vous en doutez bien cependant, l’objectif premier de cette lettre n’est pas seulement de vous féliciter, mais aussi et surtout de vous mettre face à vos nouvelles responsabilités.

Bart de Wever et vous-même l’avez clamé haut et fort dans la presse : vous, Zuhal Demir, êtes l’exemple parfait d’une femme d’origine immigrée et « issue de la cité de Genk » qui a saisi les chances que lui a offertes la Belgique. Ou peut-être plutôt la Flandre, à en croire Bart De Wever à l’antenne de la Première ce vendredi matin. Lors de votre conférence de presse, vous n’avez d’ailleurs pas manqué d’ajouter que les personnes issues de milieux défavorisés ne devraient pas se complaire dans le rôle de la victime. Je suis moi-même un Schaerbeekois pure souche, privilégié, mais bien placé pour savoir que tou.te.s les jeunes de mon quartier ne connaitront pas le même sort que vous. J’en côtoie au quotidien, des jeunes hommes et des jeunes femmes bruxellois.e.s né.e.s dans un contexte extrêmement difficile et qui, pourtant, mènent leur barque au moins aussi bien que moi, si pas mieux. Tous ne s’en sortent cependant pas, et bien loin de moi l’idée de le leur reprocher. D’accord, la discrimination n’est pas toujours la seule raison d’un éventuel échec, mais elle joue encore bien trop souvent. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles j’ai tant voulu m’engager en politique : je rêve d’un monde où tous les Schaerbeekois.es, tous les Bruxellois.es et tous les citoyen.ne.s du pays naîtraient dans les mêmes conditions et avec les mêmes perspectives d’avenir.

En tant que jeune intéressé par la politique, vous n’êtes forcément pas une inconnue pour moi. Représentante de l’aile droite de votre parti au même titre que Theo Francken, vous êtes sans aucun doute la relève de la N-VA. Plus virulente et impulsive que les pères fondateurs du parti, cette génération n’est jamais avare en commentaires assassins. Pour ne citer que quelques exemples, vous plaidez depuis longtemps pour la suppression des allocations de chômage dans le temps et vous avez déclaré être effrayée par l’arrivée de tous ces musulmans en Belgique, « incapables de s’adapter aux normes et aux valeurs de notre pays ». Pas forcément des déclarations que l’on est en droit d’attendre d’une personne qui reprend aujourd’hui la compétence de l’Égalité des chances au niveau fédéral. Ce sont toujours les mêmes que vous avez en point de mire, madame Demir. Ne serait-il pas utile que cela change ?

Dans votre nouveau statut de Secrétaire d’État, votre rôle ne sera plus de tirer sur tout ce qui bouge pour faire rugir de plaisir vos électeurs, mais plutôt de travailler à trouver des solutions pour améliorer la vie de tous les habitant.e.s de ce pays. Du moins, en théorie. J’espère que vous n’oublierez pas non plus de donner de votre temps et de votre énergie pour les deux autres principales compétences qui viennent de vous être octroyées : les personnes handicapées et la politique scientifique. Dans le premier domaine, votre prédécesseure, Elke Sleurs, a immédiatement montré son mépris envers les personnes handicapées en ne daignant même pas traduire en français correct sa note de politique générale. Dans le deuxième, madame Sleurs s’en est donné à cœur joie pour démembrer et fragiliser en silence de grandes institutions scientifiques du pays ainsi que Belspo, l’administration de référence dans le domaine. Des manœuvres qui s’inscrivent sans aucun doute dans la continuité de l’agenda communautaire à peine dissimulé de votre parti. Ayez également la présence d’esprit de renoncer dès maintenant à la tête de liste N-VA à Genk en 2018. C’est d’ailleurs pour reprendre le flambeau lâché par monsieur Bracke à Gand que votre prédécesseure vous a laissé les clés de son cabinet.

Vous avez réclamé quelques semaines pour vous plonger dans les dossiers de madame Elke Sleurs. Je peux le comprendre, même si son bilan est très pauvre et qu’il ne prendra certainement pas deux semaines à analyser. Quel ne fut donc pas mon étonnement de vous voir, dès ce samedi dans la presse et ce dimanche sur les plateaux de télévision, poursuivre l’attaque en règle de la N-VA envers Unia, l’ancien Centre pour l’Égalité des chances, lancée par vos collègues Joachim Pohlmann et Liesbeth Homans, ministre flamande de l’Égalité des chances. Les citoyen.ne.s de ce pays sont en droit d’attendre plus de travail et moins de discours dont l’unique but est de vous définir à tout prix suffisamment à droite pour les indécis et déçus du Vlaams Belang.

Vu l’éclatement des compétences totalement incohérent dans vos domaines de travail, je suis bien conscient que vous ne disposez pas de tous les leviers nécessaires. Permettez-moi tout de même de vous proposer plusieurs pistes, presque gratuites et immédiatement applicables : l’instauration de mystery calls1, de contrôles en conditions réelles et de l’anonymisation des CV pour débusquer les entreprises qui se rendent coupables de discrimination ainsi que la mise en place de quotas, dans les entreprises cotées en bourse comme dans les gouvernements du pays. Ces mesures ne résoudraient pas les problèmes de fond, mais elles formeraient déjà un remède efficace contre des symptômes de différentes formes de discrimination bien réelles.

Malheureusement, votre parti et vous-même vous êtes opposés avec force à l’instauration de quotas et aux mystery calls alors même qu’une enquête du Minderhedenforum (« Forum des Minorités ») a démontré que, sur 251 entreprises de titres-services en Flandre, 165 ont accepté de mettre à disposition du faux client des technicien.ne.s de surface qui ne sont pas d’origine étrangère. Si les mystery calls vous semblent tronqués par une soi-disant « invitation à discriminer », vous pourriez déjà commencer par des tests en condition réelle, sans une telle « incitation ». En d’autres termes, un.e fonctionnaire pourrait se faire passer tout à tour pour une personne (d’origine) étrangère puis pour un.e Belge « pure souche » et constater les différences de traitement avant de prendre des sanctions le cas échéant. Dans une étude à ce sujet, des chercheurs de l’Université de Gand ont utilisé une telle méthodologie et les résultats ne trompent pas : dans une première phase, 26% des agent.e.s immobiliers soumis à un tel test se sont rendus coupables de discrimination. Quelques jours plus tard, la ville de Gand leur a envoyé une lettre pour leur annoncer qu’ils et elles avaient fait l’objet d’une étude scientifique sur le sujet et pour leur rappeler qu’une telle discrimination est illégale. Les chercheurs de l’Université de Gand ont alors réitéré l’expérience, et « seuls » 10% de ces agent.e.s immobiliers ont persisté dans leur discrimination. Pour la N-VA, le travail est par ailleurs la meilleure manière de sortir des milieux précarisés. Il est temps donc de s’attaquer également aux discriminations sur le marché du travail, dans ce cas. J’espère de tout mon cœur que ces quelques semaines vous feront ouvrir les yeux.

Je vous souhaite beaucoup de courage madame Demir. Vous avez beaucoup de pain sur la planche. N’oubliez pas que ce n’est pas le cas de tout le monde.

Lucas Bernaerts, membre du Bureau d’écolo j

 

1Les mystery calls se rapprochent très fort des clients mystères.
Des fonctionnaires seraient chargés d’appeler des entreprises
avec une demande discriminatoire
pour voir la façon de réagir de l’entreprise.
En cas d’infraction, ils pourraient servir de preuve en justice.

 

Notre école idéale en 4 questions

pictoActuAprès un weekend automnal consacré à l’enseignement, les membres d’écolo j s’étaient donnés rendez-vous le 8 décembre à Namur pour rêver. Nos adversaires nous le reprochent souvent : chez écolo j on rêve beaucoup. Mais cette fois, c’est tout assumé. Objectif de la soirée : rêver notre école idéale. Pour ce faire : une salle, des questions, des acteurs, des échanges, et surtout l’envie de rêver

Notre rêve s’est structuré autour de quatre grandes questions : Où ? Quand ? Quoi ? Comment ? Pour les discuter, des membres d’écolo j, mais également des acteurs de l’enseignement. Le CEF était présent pour soulever les revendications des élèves. Pour les élèves, la question de est importante tant les problèmes sont nombreux. Sans locaux salubres, sans espace et sans place, nous ne pouvons pas rêver une école créative et émancipatrice.

La question du Quand, préoccupe également les directions car l’organisation de l’école joue sur de nombreux aspects. La discussion des horaires est sensible tant elle touche au bien-être des élèves et impacte le rythme biologique. Mais attention aux attentes réelles ou fantasmées qui font peser davantage le bien-être de l’enfant sur les épaules de l’école.

Sur le Comment, c’est la pratique qui marque les choses fondamentales de la vie. Pour les professeurs il est important de faire des liens entre théorie et pratique. Les contenus doivent également être variés. Une école doit proposer des contenus artistiques, musicaux et également manuels ou technologiques. Un fait certain, le contenu se répercute sur le développement personnel.

Enfin, pour les parents, la question du Quand est primordiale. Il faut respecter le rythme des enfants mais aussi des parents qui ne peuvent pas tous récupérer leurs enfants à 15h30. Les parents préconisent donc un allongement de la journée, mais pas n’importe Comment : pas de travail en dehors du temps scolaire et activités extra-scolaires intégrées dans ce temps,  déchargeant les parents de devoir jongler avec leurs horaires de travail. Mais avant tout, l’école doit être un lieu de rencontre entre élèves, parents, professeurs et directions.

Au final une soirée riche en échanges entre nos membres, des représentants des élèves avec le  CEF , des parents avec la Ligue des Familles, un professeur et aussi un directeur d’école. Pour les curieux, un compte-rendu intégral est disponible sur le site d’écolo j. A tout vite pour un prochain évènement !

Nicolas Raimondi

COP 22, de la poudre aux yeux ?

pictoActu

Nous sommes plusieurs membres d’écolo j à avoir eu la chance de participer à l’Alter COP 22 Climate Camp organisé par la FYEG (Federation of Young European Greens). Là-bas, nous avons pu rencontrer des politiciens, représentants d’ONG, participer à divers ateliers, conférences, etc. Nous avons notamment rencontré un représentant de l’ATTAC marocaine, une organisation altermondialiste, dont le discours fût très parlant.

En effet, dans son communiqué intitulé Changeons le système pas le climat, l’ATTAC dénonce : Comment peut-on imaginer que des États et gouvernements responsables du changement climatique,  les grands pollueurs de la planète tels que les sociétés pétrolières, les commerçants du bois, l’agrobusiness, les  entreprises du nucléaire et celles qui exploitent le gaz de schiste… prétendent donner des solutions aux problèmes qu’ils ont eux-mêmes créés ?  Leurs fausses solutions  ne permettront pas de limiter le changement climatique ni la destruction de l’environnement. Il est inadmissible que les États supposés représenter les populations invitent ces multinationales dans le débat sur l’avenir de la planète et de ses habitant-e-s. Voilà un discours qui prend aujourd’hui tout son sens à mes yeux.

Hypocrisie et greenwashing
Treize novembre, arrivée à Marrakech. Partout, des publicités tentent de véhiculer une image verte et positive du Maroc. D’après le chef du restaurant où nous prenons notre repas, les sans-abris auraient été emprisonnés afin de nettoyer les rues de la ville à l’occasion de la COP. Il nous explique, par ailleurs, que les habitants de Marrakech n’ont été que très peu, voire pas du tout, informés au sujet de la Conférence des Parties. Il ajoute : Pour nous un grand problème, c’est l’eau, il faut parler de la sécheresse ! Un peu plus tard dans la soirée, je cherche une poubelle. En vain. Sur la place Jemaa el fna, des petits singes en laisse ou en cage, parfois maquillés, parfois habillés, sont utilisés pour faire des photos avec les touristes. Nous voilà très vite confrontés aux réalités locales, bien loin de cette image verte que tente de diffuser l’État marocain.

Plus tard dans la semaine, nous visitons la fameuse zone verte de la COP 22. Dans l’espace innovation, le premier stand que j’aperçois est de loin celui qui m’a le plus frappée. Eco Oil, avec une fausse pompe à essence verte sur un tapis de feuilles. Un peu plus loin, une marque de bouteilles d’eau en PLASTIQUE fait sa pub : une bouteille géante composée d’un magnifique feuillage.

Non à ce jeu de dupes !
Après mon envol pour Marrakech, me voilà malheureusement bien redescendue sur terre. Entre greenwashing et youthwashing (sujet qui mériterait également d’être traité dans un autre article), ce que je retiendrai de cette COP 22 sera malheureusement l’incohérence et l’hypocrisie de la scène internationale en matière de changement climatique. Heureusement, grâce aux organisations comme la FYEG, écolo j ou l’ATTAC, nous pouvons faire bouger les choses, alors ne nous laissons pas berner par ces jeux de dupes et agissons !

Charlotte Mauquoy

 

Summer camp Serbie 2016

pictoActu

Le 18 juillet dernier, je me suis envolée (ouais, j’ai pris l’avion, c’est la loose) vers Belgrade. En effet, j’avais rendez-vous avec nos copains/ines de la FYEG.

Pour ne rien vous cacher, je partais pour mon premier camp d’été et j’étais pleine d’appréhensions.

Tout cela fut vite relâché une fois montée dans le car qui devait nous conduire à notre logement non loin de la frontière roumaine.

Ce car, il faut quand même que je vous en parle… Quasiment deux heures de route, plus dépaysantes l’une que l’autre. Beaucoup de tournants, une techno serbe à fond et une soixantaine de jeunes verts déchaînés. Je vous assure, ça met dans le bain.

A l’arrivée, un super buffet vegan/végétarien. J’étais certaine que cette semaine s’annonçait parfaitement.

Il faut que j’en vienne au corps du sujet: From Social Wrongs To Social Rights.
On est directement rentrés dans le vif du sujet avec un exercice sur les privilèges. Il est difficile, des fois, de concevoir que même sans le vouloir toute notre vie est faite de privilèges.

Nous avons beaucoup discuté, appris des cas de chaque pays.
Les journées étaient très rythmées, les groupes changeaient et, tous les jours, il y avait quelqu’un à découvrir, un point de vue à saisir.

Les soirées, elles, finissaient au bout de la nuit en s’écoutant le dernier tube à la mode chez soi (et tous les goûts sont dans le monde, je vous assure).

J’ai appris et découvert tellement sur cette semaine. Une semaine en intensité. J’avais l’impression, à la fin du camp, d’être comme ces candidats de télé-réalité qui s’effondrent quand le premier éliminé sort.

Les sujets balayés ont été vastes : droit au logement, droit des réfugiés, droit des transgenres, comment animer une réunion sans offenser qui que ce soit, revenu universel,… Autant de sujets que j’ai envie d’exploiter avec écolo j.

Ce que je retiendrai de toutes ces conversations c’est la façon dont on peut appréhender un même sujet selon l’endroit où l’on vit.

L’atelier qui m’a le plus marquée est un tout petit atelier. C’était une simple discussion sur le fait de se sentir à part, différent. Ce fut un grand moment d’émotion. Malgré la barrière de la langue avec certains, à ce moment, on s’est tous compris.
Je suis sortie de tout ça, avec une énorme motivation et une envie de faire.

Derrière toutes ces politiques populistes qui ne cessent de monter, j’ai vu comment, en une semaine, une soixantaine de jeunes ont su faire continuer le rêve d’une Europe plus inclusive et compréhensive.
On a bien compris qu’il y avait du boulot. Et j’espère que les projets nés lors de ce camp auront la chance de grandir.

Il est important de prendre du recul à certains moments et penser à nos privilèges et aux oppressions que notre mode de vie, nos paroles, peuvent créer au quotidien. Il ne s’agit pas de se jeter la pierre, mais d’en être conscient.e.

Enfin, je m’arrête ici. C’est qu’à me replonger dans mes souvenirs j’en ai la larme à l’œil en pensant à tous les gens supers que j’ai pu rencontrer lors de ce camp.

C’était une expérience géniale. Merci à la FYEG! Et à tous ceux que j’ai pu rencontrer.

Laura Goffart

FYEG SUMMER CAMP
From Social Wrongs to Social Rights
Srebrno Jezero, Serbie
18/07-25/07

 

EWASH et l’eau en Palestine

pictoActuFondé en 2002, l’Emergency Water and Sanitation / Hygiene group (EWASH) est une coalition d’agences humanitaires travaillant ensemble pour coordonner des interventions, répondre aux besoins, partager des informations et défendre la gestion de l’eau dans les territoires occupés de Palestine (West Bank et Gaza).

EWASH
Depuis plus d’une décennie, les membres d’EWASH travaillent avec les communautés palestiniennes pour améliorer l’accès à l’eau et aux besoins sanitaires, tandis que l’occupation israélienne a sévèrement restreint le développement des infrastructures sanitaires, entraînant la limitation de l’accès palestinien aux services basiques. Les interventions d’EWASH comprennent la réhabilitation des citernes d’eau de pluie, l’installation d’infrastructures sanitaires à l’échelle de villages, des programmes de surveillance de la qualité de l’eau et la gestion à petite échelle des eaux usées.

Les membres d’EWASH incluent des ONG locales et internationales, ainsi que des agences des Nations Unies (liste exhaustive sur le site EWASH).

L’Advocacy Task Force (ATF), sous-comité d’EWASH, travaille avec les Palestiniens pour promouvoir leurs droits à l’eau et à son utilisation sanitaire. Fondé en 2009, l’ATF travaille pour influencer les politiques et pratiques d’Israël qui est clairement identifié comme étant l’obstacle principal pour le développement du secteur et des droits palestiniens. L’ATF travaille également avec les rapporteurs des Nations Unies et les journalistes pour les emmener sur le terrain et leur faire comprendre l’impact des actions d’Israël sur l’accès à l’eau pour les Palestiniens.

L’eau en palestine
L’accès à l’eau est un droit humain de base. En Palestine, ce droit est loin d’être acquis. Les accords discriminatoires de partage de l’eau (Oslo II, 1995) et le régime de permis israéliens en place en Cisjordanie (particulièrement en zone C) ainsi que la décennie de blocus sur Gaza, dénie aux Palestiniens le contrôle sur leurs ressources en eau et les empêche de développer des infrastructures sanitaires.

Israël, en tant que puissance occupante, a l’obligation au regard du droit international d’assurer la dignité et le bien-être de la population sous son contrôle. Cela inclut l’accès et la provision de services humanitaires incluant l’eau et les sanitaires. Par ailleurs, les états tiers ont l’obligation au regard de la Convention de Genève d’assurer le respect du droit humanitaire international.

Cisjordanie
En Cisjordanie, le droit d’accéder à l’eau est empêché par deux principaux obstacles :

1) Les accords de partage de l’eau laissent trop peu d’eau aux Palestiniens :
La base d’eau accessible entre Israël et la Palestine est fondamentalement inégale. Les accords intérimaires d’Oslo II de 1995 ont laissé Israël en contrôle presque total de toutes les ressources d’eau partagées, alors que cela était supposé être temporaire. 20 ans plus tard, les ressources palestiniennes demeurent au niveau de 1995 alors que la population a doublé depuis. Les Palestiniens n’extraient pas plus de 10 % des ressources d’eau partagées à cause des restrictions israéliennes sur le développement des infrastructures essentielles et de sa mainmise sur la montagne aquifère. Les palestiniens n’ont également pas d’accès au fleuve du Jourdain, pourtant localisé tout le long de la frontière palestino-jordanienne.

2) Les restrictions sur les planifications en Palestine :
Le droit aux Palestiniens de planifier, développer et maintenir les infrastructures d’eau, dont celles d’EWASH, en regard de leurs besoins pour assurer un développement durable est restreint par le régime de permis israéliens en place qui possède un pouvoir de veto sur toute construction. De plus, en zone C (plus de 60 % de la Cisjordanie sous contrôle d’Israël), un permis de construire de l’Administration Civile israélienne est également requis. Cependant, un tel permis est presque impossible à obtenir : seulement 1,5 % des demandes palestiniennes ont été approuvées entre 2010 et 2014.

Dès lors, les Palestiniens vivant en zone C sont laissés sans autre choix que de construire illégalement sans permis, risquant constamment la démolition. Cela va jusqu’à la possession d’un simple récipient d’eau de pluie.

La situation est d’autant plus troublante que la zone C est un endroit naturel parfait pour développer des infrastructures d’eau telles que le traitement des eaux usées qui ne peuvent être bâtis dans les zones densément peuplées. En 2015, 39 structures EWASH ont été détruites ou confisquées, incluant des latrines, des réseaux d’eau et des citernes. 2016 a vu une augmentation considérable du nombre de structures détruites : entre le début de l’année et le 17 février seulement, presque autant de structures qu’en 2015 ont été démolies (37), dont presque 80 % provenaient des fonds de donneurs. Cela se produit alors que l’Europe et Israël ont entamé un dialogue ayant débuté en septembre 2015 et qui devait amener à un arrêt des destructions. Le pic de démolitions démontre l’absence de volonté d’Israël de respecter le dialogue. Le résultat concret de telles politiques est qu’un Palestinien moyen de Cisjordanie consomme 70 litres d’eau par jour, bien en dessous du minimum recommandé par l’OMS (100 l/j), et que dans les communautés les plus vulnérables de la zone C, la consommation tombe à 20 l/j.

Gaza
1,8 millions de Palestiniens vivant dans la bande de Gaza requièrent le besoin urgent d’une solution durable pour l’accès à l’eau. Les principaux défis auxquels ils doivent faire face sont :

1) Le blocus :
Les reconstructions post-bombardements et le développement du secteur de l’eau sont retardées et même arrêtées par le blocus de plus de dix ans sur Gaza. Ce blocus a été condamné par la communauté internationale comme une forme de punition collective. Comme les matériaux nécessaires ne sont pas autorisés en nombre suffisant et que les Palestiniens ne sont pas capables d’entreprendre librement des constructions, les projets sont retardés sur plusieurs années ou même annulés tout simplement. 46 sur 53 projets d’EWASH sont en attente à Gaza.

Le Méchanisme de Reconstruction à Gaza (MRG) a été créé pour faciliter l’entrée de matériaux pour le développement de la bande, en particulier ceux qu’Israël considère comme pouvant servir à des fins militaires. Des matériaux utilisés pour les projets d’EWASH, 70 % d’entre eux sont considérés comme dangereux ; c’est ainsi le cas du ciment. Très peu de ces matériaux sont entrés à Gaza jusqu’à présent.
100 000 personnes à travers la bande de Gaza sont coupées du système d’eau et 23 % de la population n’est pas connectée au système d’eaux usées.

2) Le conflit récurrent :
La situation déjà difficile de l’utilisation de l’eau a été détériorée par les récents bombardements israéliens, causant approximativement 34 millions de dollars (USD) de dégâts aux infrastructures d’eau.

3) L’épuisement de l’aquifère côtier :
La partie de l’aquifère côtier à Gaza, seule ressource disponible d’eau fraîche, n’est pas suffisante pour servir entièrement les besoins de la population. L’aquifère est surexploité de plus de trois fois de sa capacité durable. Des décennies d’utilisation extrême ainsi que la contamination résultant des eaux usées, des produits agro-chimiques et de l’eau saline mettent l’aquifère en danger de dommage irréparable. 96 % de l’eau extraite de l’aquifère côtier est déjà inutilisable pour la consommation humaine. Les Nations Unies et l’Autorité Palestinienne de l’Eau (Palestinian Water Authority – PWA) estiment que l’aquifère deviendra complètement inutilisable au cours de l’année 2016. 95 % de la population gazaouite dépend de l’eau désalinisée achetée aux vendeurs privés pour la boire ; 68 % de cette eau contient des bio-contaminants, et pourtant son prix tellement élevé a pour conséquence que les ménages les plus vulnérables dépensent jusqu’à un tiers de leur revenu pour en obtenir.

Face au blocus qui empêche les projets de construction d’être menés à bien, aux conflits récurrents détruisant encore et encore les infrastructures vitales et à la très mauvaise qualité de l’eau de l’aquifère côtier, Gaza connaît une crise humanitaire nécessitant une action politique et des solutions urgentes.

Thirsting For Justice
Lancée en mars 2011, la campagne Thirsting For Justice vise à mobiliser les citoyens européens pour demander que leurs gouvernements pressent Israël de respecter le droit international et les droits des Palestiniens.

Les principaux objectifs de la campagne sont :

– D’assurer le respect des droits palestiniens à l’eau et aux sanitaires par Israël, en permettant aux Palestiniens de construire des puits actuellement non autorisés dans l’aquifère occidental, la plus large et productive source d’eau de la Cisjordanie.
– De permettre aux Palestiniens de développer leur infrastructure d’eau, surtout en zone C et à Gaza.
– De veiller à ce qu’Israël doive rendre des comptes pour les violations du droit international, notamment des compensations pour les projets européens détruits.

 

Liens vers la campagne Thirsting For Justice:

https://www.facebook.com/ThirstingForJustice/?fref=ts
http://www.thirstingforjustice.org/?p=2704


écolo j fait son coming out

pictoActuPuisque chaque coming out est unique, écolo j l’a fait à sa manière en ce mois de mai 2016. En préambule à notre participation à The Belgian Pride, nous organisions un Speed-Debating dans le cadre du Pridefestival. Nos partenaires ce soir-là : la Commission LGBT de la Ligue des droits de l’Enfant, les CHEFF, Genres Pluriels, Omnya, la FGTB et ENPH (ECOLO nous prend homo).

Je décide était l’un des nombreux slogans de cette édition 2016, consacrée aux droits des personnes trans. Le soutien et la visibilisation des personnes trans, aux genres fluides et intersexes, sont justement les activités de Genres Pluriels, nous expliquait Max Nisol. Des activités qui passent notamment par la formation et par la diffusion des codes de langages à utiliser pour plus d’inclusivité. La Pride était cette fois encore une occasion d’évoluer sur le plan politique, notamment en plaidant pour le remplacement du sexe par le genre sur la carte d’identité.

Autre sujet d’actualité : l’accueil des migrants LGBT. C’est le travail d’Omnya dont le public est composé principalement de personnes originaires du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Un sujet qui a amorcé le débat. Nous sommes la minorité des minorités, à qui on vient porter assistance. Laissez-nous plutôt la place !, plaidait Assaad Idrissi, le représentant d’Omnya, auquel Benoit Hellings, député fédéral ECOLO, répondait. Nous sommes pour le droit de vote des étrangers, avant d’ajouter Les droits des LGBT, des femmes, des sans-papiers, ont toujours été un seul et même combat pour moi, en tant qu’écologiste.

Le coming out n’est jamais un acquis
La Belgique a beau être toujours très bien placée aux classements d’ILGA-Europe, de nombreux progrès sont encore à faire. L’école est un lieu de discriminations, nous disait Jean-Pierre Coenen, membre de La Commission LGBT de la Ligue des Droits de l’Enfant. Et ce n’est pas plus facile au travail, selon la FGTB. En matière de santé publique aussi, certains clichés persistent. Pour Jonas Van Acker, Président des CHEFF, Il est temps que le don de sang soit ouvert en fonction des pratiques sexuelles, des éventuels risques, plutôt qu’en fonction de l’orientation sexuelle.

En plus d’être un événement festif, la Pride est chaque année le moment de faire le point sur les dernières avancées politiques. Et on se rend compte que cela avance toujours un peu mieux pour les LGB que pour les T, concluait Max Nisol.

Jonas Hanssens

Élections au Conseil de la Jeunesse: mais où sont les femmes ?

 pictoActuAoût 2015, jeconseilJeunesse vois l’appel d’écolo j pour se présenter au Conseil de la Jeunesse. Ni une, ni deux, je saute sur l’occasion ! Je m’attends à de nombreuses candidatures, mais je ne découvre que Louis. À partir de là, il faut que je lance ma candidature !

Je me retrouve un peu perdue… Cette description que je dois faire, mes idées que je dois énoncer, seront-elles publiques ? Et cette photo d’identité qu’on me demande sur fond blanc, sera-t-elle vue de tous ? J’essaye de trouver le plus grand nombre d’infos sur les précédents candidats, mais peu de résultats.

Organe représentatif de la Jeunesse, vraiment ?
Une fois ma candidature déposée, nous sommes invités à nous rendre à une séance d’information. J’arrive, avec un peu de retard, dans une salle remplie de jeunes hommes en costard… C’est certain, je me suis trompée d’endroit ! Mais on m’affirme que c’est bien la réunion pour les candidats au Conseil de la Jeunesse. Mais où sont les femmes ? Pourquoi tout le monde se regarde-t-il en chien de faïence ? Je découvre alors le Conseil de la Jeunesse : un organe pour la Jeunesse, mais qui ressemble fort au jeu de nos politiques. J’ai eu beaucoup de mal à me retrouver dans ce groupe, trop bien habillé. Mais, ça me motive, je veux représenter d’autres idées, et surtout j’ai une grande envie d’être là pour dire que nous aussi, les filles, on est capables d’avoir des idées et de les exprimer !
Commence ensuite notre campagne. Enfin, ce qui devait y ressembler. Je crois que les moyens fournis n’ont pas été suffisants. De plus, le Conseil de la Jeunesse est trop méconnu : à part les candidats et leur famille et amis, qui connaît le Conseil de la Jeunesse et ses fonctions ? Il est très difficile de faire campagne pour une fonction inconnue par le public. C’est mon regret.

Le début d’une nouvelle expérience
Arrive le 30 octobre et l’annonce des résultats. Ayant scruté les pages des autres candidats, je ne pars pas gagnante. Je remarque qu’ils sont nombreux à faire partie de fédérations étudiantes, ce qui leur vaut une plus grande visibilité. Et ne parlons pas des candidats indépendants, qui n’en ont que le nom…
Le verdict tombe. Ni Louis, ni moi, ne sommes élus. La déception est là : peu de filles élues (une parité à 1/3, vous y croyez ?) et, surtout, nos idées ne pourront pas être défendues. Mais la motivation est toujours là ! Je vais suivre de très près ce Conseil de la Jeunesse, en espérant pouvoir le rejoindre. Mais surtout, je vais m’engager au sein de la commission « genre », où de nombreuses choses doivent être dites !

Laura Goffart

Nouvelle coprésidence : « Press Change »

pictoActuLors de la dernière AG, de nouveaux membres ont été élus au Bureau et un nouveau membre au Kern. Après plus de 4 heures et un score serré, nous, Nicolas et Esther, avons également été élus en tant que nouveaux coprésidents d’écolo j.

Pour la première fois de son histoire, écolo j avait deux équipes en lice pour la coprésidence. Deux équipes pour apporter des projets à écolo j et pour mobiliser. Finalement,  c’est avec un immense plaisir que nous avons accepté de relever le challenge. Les deux années à venir vont être celles de nombreux défis, et c’est pourquoi nous voulons axer notre mandat sur le thème du changement. Avec le slogan Press Change, nous mettons l’accent sur les alternatives, afin de montrer qu’écolo j à des solutions crédibles aux crises actuelles. Plus que ça, c’est aussi exprimer que nous sommes les acteurs du changement. Il faut agir, et il est temps d’agir !

Des alternatives sont possibles
Montrer les alternatives aux différents modèles qu’on veut nous imposer, voilà le fil rouge que nous souhaitons donner à notre mandat. Qu’il s’agisse des enjeux économiques, sociaux ou énergétiques, nous ne voulons plus de l’austérité, ni du nucléaire ; nous voulons une meilleure justice sociale face à toutes ces mesures anti-jeunes et anti-sociales, qui ne vont que précariser encore davantage les populations les plus précaires.

Dans quelques mois aura lieu la COP 21 à Paris, un moment décisif pour le climat. Un moment où écolo j doit faire entendre sa voix et mobiliser. Une opportunité unique pour rassembler et créer de nouveaux liens avec la société civile. L’année prochaine nous commémorerons également deux tristes anniversaires: Tchernobyl (30 ans) et Fukushima (5 ans). Le moment pour rappeler que le nucléaire n’est pas la solution.

Soyons les acteurs du changement
L’organisation de jeunesse politique que nous sommes nous permet de mener des actions im-pertinentes et coups de poing. Notre atout ? Nos membres, vous !  Alors, mettons toutes nos forces dans les mobilisations et les initiatives citoyennes pour, ensemble, proposer nos alternatives ! Montrons qu’écolo j est un acteur qui compte, crédible et, ensemble, disons-le: il est temps d’appuyer sur Press Change !

Notre prochain grand rendez-vous: fêter ensemble nos 10 ans lors du 10 Vert Festival ! Nous comptons sur vous pour en faire une fête mémorable et surtout pour pouvoir tou-te-s vous y croiser pour imaginer les 10 prochaines années d’écolo j !

Esther Ingabire et Nicolas Raimondi

Congrès d’écolo j : le retour

pictoActuAprès le succès de l’édition 2013 du Congrès et l’adoption de 3 positions (dont une a particulièrement fait parler d’elle) sur la relocalisation de l’économie, sur l’enseignement supérieur et sur la légalisation des drogues (oui, oui, c’est bien elle !), écolo j souhaitait relancer ce grand processus de démocratie interne. Réunis pour ce deuxième Congrès à l’université du travail de Charleroi, le 11 octobre dernier, les membres ont débattu de positions relatives à l’enseignement secondaire, aux migrations et à la politique pénitentiaire.

Cette journée a clôturé un long processus participatif qui a duré environ un an. En effet, différentes phases (informations et rencontres de terrain, rédaction de propositions, amendements, etc.) ont précédé cette journée de Congrès, dont l’objectif a aussi été de permettre à chaque membre de s’exprimer et d’expérimenter, par la pratique, la participation à un processus démocratique.

Une journée militante jusqu’au bout
La première phase du congrès a été dédiée au travail de fond par rapport aux amendements proposés par les membres. Au sein de trois commissions organisées simultanément, et suivant un canevas d’intervention précis, les amendements ont été défendus par ceux qui les ont proposés, puis débattus par les auteurs du texte et les membres présents. Sur le temps de midi, écolo j n’a pas abandonné sa mission militante. Sous l’impulsion de nos représentants internationaux, les membres ont mené une brève action contre la négociation du Traité de libre-échange que l’Europe négocie avec les USA.

S’en est suivi une après-midi en plénière, qui a permis à l’assemblée de voter les propositions d’amendements discutés en commissions. Ces débats ont été présidés d’une main de maître par Matthieu Daele, qui, avec patience, détermination mais aussi flexibilité, a mené des débats intenses qui ont conduit à l’adoption des trois textes par l’Assemblée générale suivant le congrès.

écolo j peut encore se targuer, outre la qualité des débats en commissions et en plénière, d’avoir mené à bien ce processus participatif visant à la définition de positions avec l’ensemble des régionales tout au long du projet, et avec chaque membre le jour du Congrès. Le rendez-vous est déjà pris pour la prochaine édition, mais entre-temps, n’oublie pas de réfléchir aux idées de sujets sur lesquels écolo j devrait, selon toi, se positionner d’ici au futur Congrès !