Édito | Décembre 2017

pictoEdito

L’histoire du conflit israélo-palestinien est longue et complexe. Intérêts religieux, économiques, géostratégiques et territoriaux (dont l’accès au pétrole et à l’eau) s’y entremêlent. Cependant, ce conflit est avant tout territorial et politique.

Les deux camps ont des souhaits parfois incompatibles sur lesquels ils restent parfois inflexibles. Certains négociateurs ont engrangé des accords de paix en proposant des compromis qui n’ont pas été acceptés par les représentants politiques et/ou les factions armées (ex: Initiative de Genève, 2003). Israéliens et Palestiniens ont en effet beaucoup de mal à définir une stratégie de paix au sein même de leur communauté. Les territoires palestiniens sont divisés entre le Hamas dans la bande de Gaza et le Fatah en Cisjordanie; eux-mêmes parfois en désaccord entre leur section politique et leur section armée. Du côté d’Israël, une frange de la population s’oppose ouvertement à la politique de colonisation.

Si on peut trouver des torts aux deux camps, leurs responsabilités ne peuvent pas être mises sur un même pied d’égalité en raison des moyens armés, des techniques colonialistes et de la main-mise sur la destinée du peuple palestinien dont Israël jouit. Bien plus qu’un conflit, il s’agit d’une oppression unilatérale.

Les nombreux intervenants extérieurs n’ont globalement pas apaisé les tensions. Le soutien inconditionnel des États-Unis (et de divers mouvements sionistes en Europe) apporté à Israël empêche d’émettre à son égard des sanctions à la hauteur du non-respect des droits de l’Homme constaté. Deux exemples interpellants: les États-Unis investiront 38 milliards $ (en armes américaines) entre 2019 et 2028 et le soutien moral du président français actuel et du précédent à Israël. La position géostratégique d’Israël comme allié partageant les valeurs occidentales au Moyen-Orient ne semble pas plus que l’économie pouvoir expliquer le soutien occidental à Israël, vu les tensions que cela suscite avec les autres États du Moyen-Orient. La force d’Israël réside clairement dans sa diaspora et dans le potentiel moral mobilisable dont elle bénéficie. Aucun autre État ne pourrait violer 34 résolutions de l’ONU sans subir la moindre sanction.

Michaël Horevoets, rédacteur en chef

Édito | Mai 2017

pictoEdito

Genres, sexes, identités, voilà autant de thèmes sur lesquels ce numéro du Jump se penche. Fortement porté par un mouvement féministe (et féminin) mais aussi par les mouvements LGBTQI, les questions de genre sont souvent traitées sous l’angle de la dénonciation de la domination que les blancs, cisgenres, hétérosexuels et en bonne santé gardent sur notre société. L’histoire de ces combats féministes et des droits des LGBTQI constitue le premier article de notre dossier.

La manière dont les membres de notre société, parfois volontairement (publicité, inégalités salariales, genrage des jeux pour enfants, etc.) parfois à leur insu (poids des traditions, humour sexiste, etc.) participent à la continuité de ces inégalités est très certainement captivante pour un sociologue ou un psychologue, beaucoup plus inquiétante pour les membres des diverses minorités ou la gente féminine.

Les questions du genre et de l’égalité des sexes entrent très lentement dans les débats de sociétés. Certains mécanismes de lutte commencent à s’ancrer dans nos mœurs tels que les assemblées non-mixtes ou l’écriture inclusive, mais les fondements des inégalités sont profondément ancrés et s’expriment dans nos actes quotidiens. C’est pourquoi une des auteures insiste sur la nécessité de relever chaque attitude discriminatoire afin que son auteur.e prenne conscience du poids que peuvent avoir ses comportements quotidiens.

Tous les articles de ce Jump Genre, écrits par des militant.e.s, donne le point de vue des dominés. Il est difficile pour moi, un homme, blanc, cisgenre, hétérosexuel, de m’exprimer sur les discriminations subies par les minorités ou les femmes. Je terminerai donc cette introduction par une interrogation masculine. Et si l’égalité des sexes passait aussi par une prise en compte des inégalités subies par l’homme ? Et si l’augmentation des congés paternité était une meilleure réponse que la volonté de faire travailler les femmes dès la sortie de la maternité ? L’obligation sociale (tout doucement en train de s’effriter) pour l’homme de faire le premier pas dans les relations amoureuses/la drague (offrir les verres, faire la demande en mariage, etc.) ne devrait-elle pas tomber ? Et si la difficulté à faire disparaître la domination masculine chez les jeunes de nos sociétés occidentales était partiellement l’expression d’un manque de confiance de la gente masculine vis-à vis du sexe opposé ?

Michaël Horevoets, rédacteur en chef

Édito | Février 2017

pictoEditoChers Jumpiens, chères Jumpiennes,

S’il est bien un sujet qui semble inscrit dans les gênes des écolo-j-istes, c’est l’enseignement. En 2013 écolo j prenait une première position sur l’enseignement supérieur et en 2014 suivait une position sur le secondaire. Le monde politique semble aussi beaucoup s’agiter pour le moment sur le sujet : Décret inscription, Pacte pour un Enseignement d’Excellence, réforme de l’enseignement supérieur francophone, réforme des cours de religion et apparition du cours de philosophie et de citoyenneté, réforme des titres et des fonctions, réforme des bourses étudiantes, Van leRensbelang (projet participatif sur l’avenir de l’éducation côté néerlandophone)…

L’actualité du sujet est donc brûlante, mais contrairement au décret inscription qui était un fiasco total, il semblerait que la direction prise actuellement par le Pacte pour un Enseignement d’Excellence tient beaucoup plus la route. Pourquoi ? Parce qu’enfin, la parole a été donnée aux acteurs de terrains : les professeurs, instituteurs, étudiants, élèves, parents. Les tabous commencent également à tomber et il devient permis de proposer une modification du calendrier scolaire et de la journée d’école. L’idée d’un tronc commun a fait son petit bout de chemin et semble maintenant bien implantée dans le Pacte.

En tant que défenseurs de l’écologie politique, nous ne pouvons que nous réjouir de la tournure que prennent les événements car nos attentes sont en passe d’être prises en considération. Les chiffres le montrent, les inégalités de notre enseignement sont actuellement criantes et les chances de réussite sont directement liées au milieu social et culturel dans lequel nous évoluons. Les filières en dehors du général sont dénigrées et vues comme une chute et non comme un choix de même niveau que l’université ou la haute école. L’apprentissage de la vie et de la citoyenneté restent très insuffisants. Pourtant des réponses existent. De nombreuses méthodes d’enseignement alternatives ont été proposées et certaines écoles les appliquent déjà. En ce moment, nous avons l’occasion de réformer en profondeur l’enseignement, ne la manquons pas !

Michaël Horevoets, rédacteur en chef

Édito | Septembre 2016

pictoEditoNotre alimentation est une affaire qui dépasse de très loin le simple fait de manger. Elle concerne premièrement les producteurs, dont dépendent les vendeurs d’outils agricoles, d’intrants et de semences (tracteurs, engrais…).

Les producteurs ont pour objectif premier de gagner leur vie par leur travail. Ils sont donc eux-mêmes dépendants des prix du marché qui varient en fonction de l’offre et de la demande.

En Europe, un contrôle des prix est réalisé par la Politique Agricole Commune (PAC) dont un des objectifs est d’assurer des prix raisonnables aux consommateurs. La PAC a aussi pour rôle d’assurer un niveau de vie équitable à la population agricole. Si dans un premier temps, cela s’est fait en fixant des prix minimums et des quotas, aujourd’hui cela se fait quasiment uniquement par envois massifs de subsides aux installations agricoles. En effet, les prix alimentaires sont généralement très bas entre autre parce que la production alimentaire mondiale est suffisante pour nourrir l’entièreté de l’humanité et ne cesse de croître. Ces prix ne permettent pas de couvrir les frais de production des agriculteurs traditionnels, en témoigne la crise du lait, etc. Les agriculteurs deviennent donc à leur tour dépendants des primes et autres subsides. La PAC représente tout de même 45% du budget européen. Si la PAC vise des prix bas, c’est afin que tout le monde puisse avoir accès aux aliments de base.

Or dans le monde, plus d’un milliard de personnes souffrent de la faim, faute entre autre à la spéculation bancaire sur les denrées alimentaires. Les aides reçues par la PAC étant proportionnelles à la surface exploitée, les productions agricoles tendent à croître de plus en plus, nécessitant de plus en plus d’outillages coûteux, entretenant les producteurs de tracteurs, etc… mais entrainant les agriculteurs dans un cercle vicieux (produire plus pour avoir plus de subsides mais avoir besoin de plus en plus de subsides pour couvrir les besoins en terre, outils…).

L’alimentation concerne également les consommateurs. Lors de la création de la PAC, l’objectif d’accroitre la productivité a été fixé. Il se traduit aujourd’hui par l’utilisation massive de machines agricoles mais aussi de pesticides.

En Europe, un peu plus d’1% seulement de la population a une activité en rapport avec les travaux des agricoles, contre environ 40% dans le monde. Les OGM répondent à ce même objectif productiviste et les technologies actuelles permettent la création de légumes sans présence de terre mais également la production de viande dans des laboratoires sans élever d’animaux. L’alimentation touche donc directement à l’éthique et à des choix de société. Les consommateurs prennent donc parti pour un modèle de société à chaque fois qu’ils réalisent un achat alimentaire. Ils posent également un acte d’une portée énorme à chaque fois qu’ils jettent de la nourriture puisque 1/3 des productions alimentaires mondiales sont gaspillées.

L’alimentation touche également à la santé de ces consommateurs. Intervient ici un troisième acteur : celui qui transforme les produits du secteur primaire. Dans nos sociétés actuelles, le temps que nous consacrons à la réalisation de nos repas s’est fortement réduit. En témoignent les rayons complets de plats préparés et le nombre de fast-food qui encombre nos villes. Nous n’avons plus connaissance de ce qui se trouve dans nos assiettes. Le sucre et les matières grasses prennent une importance dangereuse dans notre alimentation conduisant à surpoids et risques de maladies.

L’alimentation touche donc à beaucoup de choses et les décisions semblent pour beaucoup se prendre au niveau européen, voire mondial. Si la PAC peut être un outil puissant pour orienter l’agriculture vers un autre modèle, le politique ne semble pas encore tout à fait prêt : la PAC ne fixe actuellement que quelques maigres objectifs environnementaux et concernant le bien-être animal.

Les citoyens, soutenus par des politiques nationales et régionales en écran de fumée de promotion du « consommer local » ou du bio, agissent déjà et transforment le modèle de l’intérieur. En Belgique, 18% des produits alimentaires achetés sont bio, le nombre de producteurs qui vendent leurs produits de façon local explose, Liège a vu naître une ceinture alimentaire qui ambitionne de remplir la majeure partie de la consommation de la ville grâce à des producteurs situés en bordure de la cité ardente. Deux villes françaises (Albi et Reims) visent également à leur souveraineté alimentaire. Les incroyables comestibles se répandent partout dans le monde, la permaculture et les potagers collectifs ont le vent en poupe. La réalisation de compostes est entrée dans les normes dans les communes rurales. Les réflexions sur la surconsommation de viande pénètrent tout doucement la société. Bref, les citoyens changent leur manière de consommer et nombre d’entre eux produisent de manière plus respectueuse de l’environnement.

Dans ce dossier du JUMP, nous ferons un petit tour d’horizon des initiatives qui ont été développées.

Michaël Horevoets, rédacteur en chef

Édito | Juin 2016

pictoEditoL’énergie ! Voilà un bien vaste sujet. Vaste, mais qui fait lien avec notre dernier numéro sur le climat. En effet, les sources d’énergies actuelles sont responsables de la plus grande part des rejets de CO2 dans l’atmosphère. Ce dernier représente environ ¾ de la production humaine de gaz à effet de serre. La transition énergétique qu’écolo j soutient depuis des années est donc la solution la plus évidente pour lutter contre le réchauffement climatique et ses conséquences (élévation du niveau des eaux, perte de biodiversité, augmentation des catastrophes naturelles…).

Mais notre consommation énergétique impacte également sur bien d’autres choses :

  • L’extraction des énergies fossiles, notamment, entraîne fréquemment la pollution de certaines zones. De nombreux conflits sont également alimentés par la quantité d’argent qui gravite autour de l’or noir et de ses concurrents (gaz de schiste…). Sans oublier l’accaparement de terres et les conditions du travail d’extraction parfois très mauvaises pour la santé.
  • Les transports qui produisent près de 30% de nos rejets de CO2 en Belgique sont aussi la cause de quantité de mauvaises conditions physiques à force de rester assis dans sa bagnole. Pire la mauvaise qualité de l’air principalement liée à l’émission de particules fines causerait 12.000 décès par an rien qu’en Belgique.
  • Le nucléaire quant à lui continue de produire déchets radioactifs sur déchets radioactifs sans qu’aucune solution acceptable n’existe pour leur retour à l’équilibre. De plus, les accidents qui ont eu lieu, notamment à Fukushima et Tchernobyl nous rappellent à quel point jouer avec le feu finit toujours par nous brûler. La centralité du nucléaire et son coût encore très élevé par rapport aux investissements qui ont été faits en recherche et développement sont deux arguments supplémentaires pour sortir de ce système.

Si les solutions existantes pour produire de l’énergie avec un impact écologique beaucoup plus faible trainent à se mettre en place en raison de la politique déraisonnée du gouvernement fédéral actuel, la meilleure solution reste encore de diminuer sa consommation. Outre le choix d’un fournisseur vert, l’efficience énergétique est une piste à suivre. Elle permet d’obtenir le même résultat avec moins d’énergie. Nous pouvons aujourd’hui agir chez nous, dans nos communes, nos entreprises. Mais la solution ultime reste de diminuer nos besoins, en baissant notre chauffage d’un degré ou en habitant un logement à la taille de ses besoins par exemple.

Michaël Horevoets, rédacteur en chef

Édito | Mars 2016

pictoEditoChères lectrices, chers lecteurs,

Ça y est, il est enfin arrivé ! Encore tout chaud, à peine sorti du four et déjà englouti par ta faim de changements. Je parle bien sûr du tout nouveau blog du JUMP. Plusieurs mois de labeur ont été nécessaires pour mener à bien ce projet. Quel honneur pour moi de te le présenter dans mon premier Édito. Vous le savez probablement, nous avons décidé en Assemblée Générale de se limiter annuellement à deux publications papier du JUMP. Mais nous ne souhaitons pas pour autant réduire nos possibilités de diffusion. Nous continuerons donc au rythme annuel de quatre dossiers, dont deux sortiront directement sur le blog. Le thème de chacun d’eux sera validé en Bureau. Lors des réunions de rédactions auxquelles chaque régionale et campus envoie (au moins) un-e représentant-e, nous définirons les sujets précis que nous souhaitons aborder. Les appels à publications seront alors soumis à l’entièreté de nos membres et sympathisants. La participation de personnes extérieures est également la bienvenue.

Un JUMP en ligne et non plus sur papier, c’est tout ? Et bien non ! La version informatique du JUMP va nous permettre bien plus. Non seulement nous conservons quatre dossiers qui permettent de traiter une thématique sous toutes ses coutures, mais nous pourrons également publier des textes hors thème aussi souvent que nous le souhaitons. Une façon pratique de commenter l’actualité (comme l’évacuation des réfugiés de Calais par exemple), de présenter les résultats de nos recherches personnelles sur un sujet qui nous tient à cœur, de partager une expérience de vie, une initiative sympa ou encore notre passion pour la nature. L’informatique va aussi permettre d’échanger des vidéos, interviews, micros-trottoirs… et d’agrémenter nos textes de liens.

micro-trottoir
Je vous offre ici le premier tout petit micro-trottoir du blog du JUMP !
Source: http://www.mylittleparis.com/operation/site-mini-paris/media/img/desktop/petite-trottoir-img.jpg

Si j’ai joué la carte du second degré dans les liens du deuxième paragraphe, il est temps de redevenir sérieux. L’écologie politique n’est pas une lubie de quelques fanatiques, ce n’est pas même une croyance, c’est une nécessité que des centaines d’études confirment chaque jour. Toutes nos prises de positions pourront ainsi renvoyer vers les preuves mathématiques et scientifiques (+, +) de ce que nous avançons.

Le changement est là, la société civile bouge. Le vent tourne et pourtant notre gouvernement ne fait que Doel pour le transformer en énergie ! L’avenir arrive de tous côtés et à quelques jours de Pâques, ne mets pas tous tes œufs dans le même panier, soutiens toutes les initiatives qui se créent autour de toi ! Crées-en de nouvelles.

Maintenant que tu connais tout le fonctionnement du JUMP et du blog, prends ta plume et lance-toi ! Rien ne pourra plus te retenir de proposer un thème de dossier ou de participer à la prochaine réunion de rédaction (appel ici). J’espère avoir l’occasion de lire un maximum d’entre vous très prochainement. N’hésite pas à me contacter à jump@ecoloj.be

Michaël Horevoets, rédacteur en chef

Édito | Décembre 2015

edito_dec2015pictoEditoChers Jumpiens, chères Jumpiennes,

Cet édito est un peu spécial pour moi car c’est le dernier que j’écrirai en tant que rédactrice en chef du Jump. En effet, je remettrai bientôt ma plume en cheffe à l’une ou l’un d’entre vous, qui se sentira d’attaque pour apporter sa modeste, mais non moins importante, contribution à la révolution écolojiste.

Je l’ai encore répété l’autre jour : si je suis arrivée chez écolo j, c’est grâce à l’écriture. Le fait de devenir rédactrice en chef du magazine fut pour moi une occasion unique de m’investir dans la vie associative et militante. Je dois avouer que les manifs et les calicots, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé… Mais grâce au Jump, j’ai été en mesure d’apporter ma pierre à l’édifice ! Ce n’est pas grand-chose me direz-vous, ce n’est pas avec un magazine que l’on change le monde. Oui c’est vrai, mais si grâce à ma participation, j’ai pu conscientiser ou interpeler, ne fut-ce que quelques lecteurs(trices), je considère que ma mission a été accomplie. Ne sommes-nous pas tous complémentaires ? J’aime écrire, tu aimes manifester, ton voisin aime débattre… Il y a tellement à faire pour changer le monde, autant nous répartir la tâche !

Pour terminer ce mandat en beauté, on m’a demandé, à moi et à ma chère coéquipière graphiste Magali (que je remercie pour son travail et sa bonne humeur !), de créer un Jump sur le climat. Quelle lourde responsabilité ! C’est une thématique très large, mais surtout, c’est revenir à l’essentiel de notre combat. Juste après l’organisation de la COP21 à Paris, c’est l’occasion rêvée de continuer le débat et de rappeler à celles et ceux qui l’auraient oublié que nous vivons dans un monde fragile et interdépendant : recyclage, consommation, migrations, inégalités, alimentation… Quel est le lien entre tous ces éléments ? Ils ont tous un rapport avec le climat, notre environnement et notre planète.

Je vous souhaite une lecture fructueuse et de merveilleuses fêtes de fin d’année ! N’hésitez pas à utiliser les articles du Jump pour pimenter les discussions familiales du repas de Noël…

“You are not Atlas carrying the world on your shoulder. It is good to remember that the planet is carrying you.”– Vandana Shiva

Traduction: « Tu n’es pas Atlas qui porte le monde sur tes épaules. C’est bien de se rappeler que c’est la planète qui te porte. »

Pauline Marchand, rédactrice en chef

Édito | Juin 2015

pictoEdito10 ans ça se fête !

Je suis particulièrement fière d’avoir l’honneur de rédiger l’édito de ce numéro 17 du Jump : en effet, celui-ci est particulièrement important pour écolo j, puisqu’il est dédié aux 10 ans de notre organisation.

Que faisiez-vous en 2005 ? Personnellement, j’étais encore en secondaire… J’écoutais Avril Lavigne et je regardais la série Dawson, tout en rêvant à ma vie après la rhéto. J’étais à mille lieux d’imaginer qu’était en train de se créer une organisation de jeunesse politique écologiste, à laquelle je me joindrais plusieurs années plus tard. C’est une fois arrivée à l’université, mes convictions politiques grandissantes et mon envie d’agir me démangeant, qu’écolo j devint pour moi une évidence.

écolo j, c’est agir pour un monde plus juste, plus durable et plus égalitaire. écolo j, c’est ajouter sa pierre à l’édifice, en sachant que ça fera la différence. écolo j, c’est agir au niveau national, mais également international et local. écolo j, c’est surtout, et avant tout, des rencontres, des échanges et beaucoup de bonheur.

Comme vous pourrez le lire dans ce numéro du Jump, écolo j a déjà mené de nombreux combats (la plupart avec succès) et, c’est certain, nous sommes parvenus à influencer le monde politique, à générer le débat, mais également à sensibiliser les citoyens, jeunes et moins jeunes, aux thématiques qui nous tiennent à cœur.

Néanmoins, le combat ne s’arrête pas là et chaque jour nous prouve la nécessité de nous mobiliser encore davantage. Le monde a besoin d’alternatives : soyons le moteur de ce changement ! Continuons à militer ensemble afin de stopper le TTIP, d’encourager des initiatives citoyennes solidaires, de faire tomber les murs de cette Europe forteresse, de démanteler les centrales nucléaires, de défendre les Droits de l’Homme, de sauvegarder la biodiversité… Tout un programme !

Dans 10 ans, je serai sûrement… Je ne sais pas où je serai en fait ! Mais je suis convaincue d’une chose : écolo j sera toujours fidèle à son poste, à défendre les principes de l’écologie politique, comptant encore plus de membres, militant activement de façon créative et (im)pertinente. Alors, hauts les cœurs, l’aventure ne fait que commencer et écolo j a encore un bel avenir devant elle.

Pour conclure cet édito historique, je tiens à vous souhaiter un merveilleux anniversaire, rempli de beaux projets, d’idéaux écologiques et d’énergie militante. Et oui, c’est un peu notre anniversaire à toutes et à tous : la force d’écolo j, ce sont ces militant-e-s !

Pauline Marchand, rédactrice en chef

Édito | Novembre 2014

edito_dec2015

pictoEditoPolitiques carcérales

Chers lecteurs, chères lectrices,

Toute l’équipe du Jump s’est une fois de plus surpassée pour vous offrir un numéro (im)pertinent qui, on l’espère, provoquera le débat et la discussion !

Consacrées au milieu carcéral en Belgique et aux politiques mises en place à ce sujet, ces quelques pages attirent votre attention sur différents enjeux liés à cette problématique : qu’en est-il des Droits de l’Homme en prison ? Est-il réellement possible pour un détenu de se réinsérer après une longue période de détention ? Quelles sont les conséquences pour les proches d’un détenu ? Tant de questions, mais peu de réponses évidentes… Et oui, cette phrase je vous l’avais déjà écrite dans l’édito du Jump précédent, mais que voulez vous ? Nous les JUMPiens, on aime bien se poser des questions intelligentes, qui sont bien souvent celles qui demandent les réponses les plus complexes !

On ne cesse de vous le répéter, mais avec ce nouveau gouvernement… « ça ne va pas être la fête » ! Et ça ne sera pas non plus celle des personnes détenues. Quand on entend que l’on parle de ré-autoriser la détention des mineurs en centres fermés, il y a de quoi douter du bien fondé des politiques qui vont être mises en place ! Les conséquences de l’enfermement sont nombreuses : tout d’abord, évidemment, pour la personne concernée et ses proches, et ensuite, pour la société dans son ensemble, tant d’un point de vue financier que d’un point de vue « politique ». Que faire pour faciliter la réinsertion ? Comment désengorger les prisons afin de pouvoir y assurer des conditions de vie décentes aux détenus, mais également des conditions de travail acceptables pour le personnel ? Certains avaient répondu qu’il suffisait d’envoyer certains prisonniers belges purger leur peine à l’étranger… Mais chez écolo j, nous pensons que la solution est ailleurs et que c’est tout un modèle de société qui est à repenser.

En ces temps austères pour la démocratie belge (voire européenne), nos dirigeants n’ont pour seuls mots à la bouche que « coupes budgétaires », « insécurité » et « chasse aux chômeurs ». Ne faudrait-il pas voir les choses sous un autre angle et changer de perspective, en parlant plutôt de « soutien de la demande », « réduction des injustices sociales » et « tolérance » ? En termes pénitentiaires, cela signifierait principalement que l’on ne se contenterait plus de réprimer mais qu’on combattrait les causes du problème en profondeur.

Sur ces belles paroles, je vous souhaite à tous, et à toutes, une très bonne lecture !

Pauline Marchand, rédactrice en chef