écolo j fait son coming out

pictoActuPuisque chaque coming out est unique, écolo j l’a fait à sa manière en ce mois de mai 2016. En préambule à notre participation à The Belgian Pride, nous organisions un Speed-Debating dans le cadre du Pridefestival. Nos partenaires ce soir-là : la Commission LGBT de la Ligue des droits de l’Enfant, les CHEFF, Genres Pluriels, Omnya, la FGTB et ENPH (ECOLO nous prend homo).

Je décide était l’un des nombreux slogans de cette édition 2016, consacrée aux droits des personnes trans. Le soutien et la visibilisation des personnes trans, aux genres fluides et intersexes, sont justement les activités de Genres Pluriels, nous expliquait Max Nisol. Des activités qui passent notamment par la formation et par la diffusion des codes de langages à utiliser pour plus d’inclusivité. La Pride était cette fois encore une occasion d’évoluer sur le plan politique, notamment en plaidant pour le remplacement du sexe par le genre sur la carte d’identité.

Autre sujet d’actualité : l’accueil des migrants LGBT. C’est le travail d’Omnya dont le public est composé principalement de personnes originaires du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Un sujet qui a amorcé le débat. Nous sommes la minorité des minorités, à qui on vient porter assistance. Laissez-nous plutôt la place !, plaidait Assaad Idrissi, le représentant d’Omnya, auquel Benoit Hellings, député fédéral ECOLO, répondait. Nous sommes pour le droit de vote des étrangers, avant d’ajouter Les droits des LGBT, des femmes, des sans-papiers, ont toujours été un seul et même combat pour moi, en tant qu’écologiste.

Le coming out n’est jamais un acquis
La Belgique a beau être toujours très bien placée aux classements d’ILGA-Europe, de nombreux progrès sont encore à faire. L’école est un lieu de discriminations, nous disait Jean-Pierre Coenen, membre de La Commission LGBT de la Ligue des Droits de l’Enfant. Et ce n’est pas plus facile au travail, selon la FGTB. En matière de santé publique aussi, certains clichés persistent. Pour Jonas Van Acker, Président des CHEFF, Il est temps que le don de sang soit ouvert en fonction des pratiques sexuelles, des éventuels risques, plutôt qu’en fonction de l’orientation sexuelle.

En plus d’être un événement festif, la Pride est chaque année le moment de faire le point sur les dernières avancées politiques. Et on se rend compte que cela avance toujours un peu mieux pour les LGB que pour les T, concluait Max Nisol.

Jonas Hanssens