Édito | Février 2017

pictoEditoChers Jumpiens, chères Jumpiennes,

S’il est bien un sujet qui semble inscrit dans les gênes des écolo-j-istes, c’est l’enseignement. En 2013 écolo j prenait une première position sur l’enseignement supérieur et en 2014 suivait une position sur le secondaire. Le monde politique semble aussi beaucoup s’agiter pour le moment sur le sujet : Décret inscription, Pacte pour un Enseignement d’Excellence, réforme de l’enseignement supérieur francophone, réforme des cours de religion et apparition du cours de philosophie et de citoyenneté, réforme des titres et des fonctions, réforme des bourses étudiantes, Van leRensbelang (projet participatif sur l’avenir de l’éducation côté néerlandophone)…

L’actualité du sujet est donc brûlante, mais contrairement au décret inscription qui était un fiasco total, il semblerait que la direction prise actuellement par le Pacte pour un Enseignement d’Excellence tient beaucoup plus la route. Pourquoi ? Parce qu’enfin, la parole a été donnée aux acteurs de terrains : les professeurs, instituteurs, étudiants, élèves, parents. Les tabous commencent également à tomber et il devient permis de proposer une modification du calendrier scolaire et de la journée d’école. L’idée d’un tronc commun a fait son petit bout de chemin et semble maintenant bien implantée dans le Pacte.

En tant que défenseurs de l’écologie politique, nous ne pouvons que nous réjouir de la tournure que prennent les événements car nos attentes sont en passe d’être prises en considération. Les chiffres le montrent, les inégalités de notre enseignement sont actuellement criantes et les chances de réussite sont directement liées au milieu social et culturel dans lequel nous évoluons. Les filières en dehors du général sont dénigrées et vues comme une chute et non comme un choix de même niveau que l’université ou la haute école. L’apprentissage de la vie et de la citoyenneté restent très insuffisants. Pourtant des réponses existent. De nombreuses méthodes d’enseignement alternatives ont été proposées et certaines écoles les appliquent déjà. En ce moment, nous avons l’occasion de réformer en profondeur l’enseignement, ne la manquons pas !

Michaël Horevoets, rédacteur en chef