Édito | Juin 2016

pictoEditoL’énergie ! Voilà un bien vaste sujet. Vaste, mais qui fait lien avec notre dernier numéro sur le climat. En effet, les sources d’énergies actuelles sont responsables de la plus grande part des rejets de CO2 dans l’atmosphère. Ce dernier représente environ ¾ de la production humaine de gaz à effet de serre. La transition énergétique qu’écolo j soutient depuis des années est donc la solution la plus évidente pour lutter contre le réchauffement climatique et ses conséquences (élévation du niveau des eaux, perte de biodiversité, augmentation des catastrophes naturelles…).

Mais notre consommation énergétique impacte également sur bien d’autres choses :

  • L’extraction des énergies fossiles, notamment, entraîne fréquemment la pollution de certaines zones. De nombreux conflits sont également alimentés par la quantité d’argent qui gravite autour de l’or noir et de ses concurrents (gaz de schiste…). Sans oublier l’accaparement de terres et les conditions du travail d’extraction parfois très mauvaises pour la santé.
  • Les transports qui produisent près de 30% de nos rejets de CO2 en Belgique sont aussi la cause de quantité de mauvaises conditions physiques à force de rester assis dans sa bagnole. Pire la mauvaise qualité de l’air principalement liée à l’émission de particules fines causerait 12.000 décès par an rien qu’en Belgique.
  • Le nucléaire quant à lui continue de produire déchets radioactifs sur déchets radioactifs sans qu’aucune solution acceptable n’existe pour leur retour à l’équilibre. De plus, les accidents qui ont eu lieu, notamment à Fukushima et Tchernobyl nous rappellent à quel point jouer avec le feu finit toujours par nous brûler. La centralité du nucléaire et son coût encore très élevé par rapport aux investissements qui ont été faits en recherche et développement sont deux arguments supplémentaires pour sortir de ce système.

Si les solutions existantes pour produire de l’énergie avec un impact écologique beaucoup plus faible trainent à se mettre en place en raison de la politique déraisonnée du gouvernement fédéral actuel, la meilleure solution reste encore de diminuer sa consommation. Outre le choix d’un fournisseur vert, l’efficience énergétique est une piste à suivre. Elle permet d’obtenir le même résultat avec moins d’énergie. Nous pouvons aujourd’hui agir chez nous, dans nos communes, nos entreprises. Mais la solution ultime reste de diminuer nos besoins, en baissant notre chauffage d’un degré ou en habitant un logement à la taille de ses besoins par exemple.

Michaël Horevoets, rédacteur en chef