Michel, climat, et cætera…

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« La marche pour le climat est un formidable succès de mobilisation citoyenne. La question climatique doit être une préoccupation centrale au service des générations futures. La Belgique qui a finalisé son Plan Énergie Climat défendra des objectifs ambitieux à la Cop24  » Charles MICHEL

Qu’entend notre premier ministre lorsqu’il parle de : préoccupation centrale ?  Au vu des actions du gouvernement, nos radars sont brouillés.

En effet, nous avons relevé 3 signaux contradictoires :

D’abord lundi, où il ne va pas lui-même à la tribune de la Cop24 alors que lui seul peut, en tant que chef d’état, y prendre la parole. Et qu’il y envoie, pour seulement 4h et en avion qui plus, est sa ministre de l’Énergie.

Ensuite, quand son gouvernement ne prend pas en compte les aspirations de ses citoyens à un monde dont est absent le CO2 et qu’il décide que non, il ne fera pas en sorte d’atteindre les objectifs fixés en 2015 ! Tous nos voisins l’ont fait, pourquoi pas nous ?

Le comble vient peut-être quand la NVA empêche la Belgique de ratifier le pacte migratoire de l’ONU, alors que nous savons que nous aurons à l’avenir de plus en plus de migrants climatiques. Nous exigeons d’ailleurs toujours qu’il ratifie cet accord, qui n’est certes pas contraignant, mais qui montre la voie vers un plus grand respect de l’être humain en transhumance.

Nous réclamons, comme les organisateurs de la manifestation de dimanche d’ailleurs ; «que la Belgique respecte les engagements qu’elle a déjà pris».  Pour 2020, la Belgique devrait réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 15%. Elle a, à peine, dépassé la moitié de ce chiffre. La Belgique est parmi les pires élèves de l’Europe en matière de réduction des gaz à effet de serre.

Le climat doit être une préoccupation centrale ?
Joignez les gestes à la parole, Mr Michel. Prouvez-le !

Gabriel Pirotte