Summer camp Serbie 2016

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Le 18 juillet dernier, je me suis envolée (ouais, j’ai pris l’avion, c’est la loose) vers Belgrade. En effet, j’avais rendez-vous avec nos copains/ines de la FYEG.

Pour ne rien vous cacher, je partais pour mon premier camp d’été et j’étais pleine d’appréhensions.

Tout cela fut vite relâché une fois montée dans le car qui devait nous conduire à notre logement non loin de la frontière roumaine.

Ce car, il faut quand même que je vous en parle… Quasiment deux heures de route, plus dépaysantes l’une que l’autre. Beaucoup de tournants, une techno serbe à fond et une soixantaine de jeunes verts déchaînés. Je vous assure, ça met dans le bain.

A l’arrivée, un super buffet vegan/végétarien. J’étais certaine que cette semaine s’annonçait parfaitement.

Il faut que j’en vienne au corps du sujet: From Social Wrongs To Social Rights.
On est directement rentrés dans le vif du sujet avec un exercice sur les privilèges. Il est difficile, des fois, de concevoir que même sans le vouloir toute notre vie est faite de privilèges.

Nous avons beaucoup discuté, appris des cas de chaque pays.
Les journées étaient très rythmées, les groupes changeaient et, tous les jours, il y avait quelqu’un à découvrir, un point de vue à saisir.

Les soirées, elles, finissaient au bout de la nuit en s’écoutant le dernier tube à la mode chez soi (et tous les goûts sont dans le monde, je vous assure).

J’ai appris et découvert tellement sur cette semaine. Une semaine en intensité. J’avais l’impression, à la fin du camp, d’être comme ces candidats de télé-réalité qui s’effondrent quand le premier éliminé sort.

Les sujets balayés ont été vastes : droit au logement, droit des réfugiés, droit des transgenres, comment animer une réunion sans offenser qui que ce soit, revenu universel,… Autant de sujets que j’ai envie d’exploiter avec écolo j.

Ce que je retiendrai de toutes ces conversations c’est la façon dont on peut appréhender un même sujet selon l’endroit où l’on vit.

L’atelier qui m’a le plus marquée est un tout petit atelier. C’était une simple discussion sur le fait de se sentir à part, différent. Ce fut un grand moment d’émotion. Malgré la barrière de la langue avec certains, à ce moment, on s’est tous compris.
Je suis sortie de tout ça, avec une énorme motivation et une envie de faire.

Derrière toutes ces politiques populistes qui ne cessent de monter, j’ai vu comment, en une semaine, une soixantaine de jeunes ont su faire continuer le rêve d’une Europe plus inclusive et compréhensive.
On a bien compris qu’il y avait du boulot. Et j’espère que les projets nés lors de ce camp auront la chance de grandir.

Il est important de prendre du recul à certains moments et penser à nos privilèges et aux oppressions que notre mode de vie, nos paroles, peuvent créer au quotidien. Il ne s’agit pas de se jeter la pierre, mais d’en être conscient.e.

Enfin, je m’arrête ici. C’est qu’à me replonger dans mes souvenirs j’en ai la larme à l’œil en pensant à tous les gens supers que j’ai pu rencontrer lors de ce camp.

C’était une expérience géniale. Merci à la FYEG! Et à tous ceux que j’ai pu rencontrer.

Laura Goffart

FYEG SUMMER CAMP
From Social Wrongs to Social Rights
Srebrno Jezero, Serbie
18/07-25/07