Médias | Planète

Uptown Funk Microbead Parody
#Ditchthosebeads

https://youtu.be/hw6vdZ8QJEw


 

What really happens to the plastic you throw away
Emma Bryce


 

Our Plastic, Our Problem
(A marine litter info-operetta !)


 

Beat The Micro Bead
Plastic Soup Foundation & The North Sea Foundation


 

Cowspiracy: The Sustainability Secret,
réalisé par Kip Andersen & Keeghan Kuhn (2014)

Kip Andersen découvre que l’élevage animal industriel contribue davantage au réchauffement climatique que l’ensemble du secteur des transports. En tentant d’en apprendre plus sur le sujet, Andersen se rend compte que les plus grandes organisations environnementales (Greenpeace, WWF, etc.) ne font rien pour mettre cette information en évidence.

https://www.youtube.com/watch?v=K3wbuqhxSqA



Promised Land
,

réalisé par Gus Van Sant (2012)

Steve Butler et sa collègue Sue Thomason, employés de la compagnie pétrolière Global, arrivent à McKinley, une bourgade de campagne de Pennsylvanie, avec pour but de racheter les terres des paysans en leur promettant de faire fortune avec l’or qu’ils ont sous les pieds.



Le sel de la Terre,
réalisé par Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado (2014)

Depuis quarante ans, le photographe Sebastião Salgado parcourt les continents sur les traces d’une humanité en pleine mutation. Alors qu’il a témoigné des événements majeurs qui ont marqué notre histoire récente : conflits internationaux, famine, exode… Il se lance à présent à la découverte de territoires vierges aux paysages grandioses, à la rencontre d’une faune et d’une flore sauvages dans un gigantesque projet photographique, hommage à la beauté de la planète.

VOIR|Cowspiracy : The Sustainability Secret

pictoCoinDetenteCowspiracy: The Sustainability Secret, réalisé par Kip Andersen & Keeghan Kuhn (2014)

Déjà affecté par les révélations faites dans An Inconvenient Truth (le documentaire mettant en scène Al Gore), Kip Andersen découvre que l’élevage animal industriel contribue davantage au réchauffement climatique que l’ensemble du secteur des transports. En tentant d’en apprendre plus sur le sujet, Andersen se rend compte que les plus grandes organisations environnementales (Greenpeace, WWF, etc.) ne font rien pour mettre cette information en évidence.

Le documentaire nous emmène en voyage aux côtés de Kip Andersen, à la rencontre des principaux acteurs de la défense environnementale et du secteur de l’élevage industriel américain, pour connaître la raison de cette omerta. Visiblement le sujet est sensible et peu de personnes interviewées souhaitent répondre aux questions posées. Sous pression, le sponsor du film en vient même à se retirer du projet.

Les informations données au cours du documentaire, parfois amenées un peu trop rapidement, nous permettent de nous rendre compte de l’ampleur de ce phénomène. Définitivement un « must-see » pour celui/celle qui se sent concerné-e par le bien-être de notre chère planète !

Benoît Hofer

MANGER|Différemment pour le climat

pictoCoinDetentevacheQuand on pense aux changements climatiques, il nous vient généralement à l’esprit les énergies fossiles et les transports comme principaux responsables. Mais savez-vous que l’élevage animal est responsable à lui seul d’environ 18% des émissions de gaz à effet de serre ?

Cette part de responsabilité, plus importante que celle liée aux transports, s’explique notamment par la grande quantité d’énergie nécessaire à la production et au transport de produits d’origine animale. Notons également une source d’émission de gaz à effet de serre beaucoup plus directe: les flatulences des ruminants produisent du méthane, un gaz encore plus redoutable que le CO2 pour la planète. De plus, à cause de l’élevage extensif et de la nécessité de produire de la nourriture pour l’alimentation du bétail, la production de viande est responsable de 80% de la déforestation en Amazonie, le principal poumon et régulateur climatique de la planète.

Faire une différence
Il a été calculé qu’un végétalien (personne qui ne consomme aucun produit d’origine animale) émet 2,5 fois moins de gaz à effet de serre qu’un omnivore. Le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) recommande de limiter la consommation de produits d’origine animale : si tout le monde faisait un effort, les émissions pourraient être réduites drastiquement. En moyenne, un végétalien sauve chaque jour 4000 litres d’eau, 20 kilos de céréales, 3 m2 de forêt et l’équivalent de 10 kilos d’émissions de CO2.
Les changements comportementaux sont efficaces et importants pour le climat. Adapter son alimentation, c’est aussi limiter les souffrances animales, contribuer à la justice climatique et sociale, favoriser la re-forestation et donc le sauvetage d’espèces en voie d’extinction, faire attention à sa santé, participer à une meilleure redistribution des ressources alimentaires, etc.

Le savais-tu ?
En mai dernier, écolo j a décidé de devenir végétarienne ! Lorsque tu participes à un événement organisé par écolo j, des mets alternatifs à la viande te seront proposés.

Nicolas Balthazar

Remarque de Pauline :
Avant de changer ton alimentation, informe-toi sur les alternatives végétales aux produits d’origine animale qui t’apporteront tous les nutriments nécessaires à ta bonne santé. Un régime végétalien drastique peut paraître peu attrayant pour certain-e-s, mais saches que de nombreuses recettes végétariennes/végétaliennes délicieuses existent (livres, blogs, etc.), qui te permettront de varier ton alimentation pour la planète, tout en gardant le sourire et l’appétit !

CLIMAT| Comment financer la protection du climat ?

pictoDossiersfinancementCopenhague 2009: échec. Voilà ce que nous avons en mémoire : aucun accord signé entre les parties, peu d’ambition, une société civile abattue et, surtout, une rupture de confiance. Pourtant, des éléments importants concernant l’avenir du « financement climat » ont été décidés.

Sauvé par une trentaine de pays qui rédigent une déclaration politique, qui sera ensuite reconnue par l’ensemble des pays, Copenhague ouvre le débat sur le « financement climat ». En effet, pour atteindre les objectifs de réduction de gaz à effet de serre et aider les pays les plus vulnérables aux changements climatiques, il faut mobiliser de l’argent. C’est dans ce but que deux décisions sont actées en 2009, et confirmées en 2010.

Fast-Start et Fond vert pour le climat
La première décision : lancer un financement rapide, appelé « Fast-Start », à hauteur de 30 milliards de dollars sur deux années (2010-2012).  Les fonds levés par ce programme doivent être nouveaux et additionnels, financer de manière égale des projets d’atténuation et d’adaptation, et provenir de sources diverses. Ils doivent également privilégier des projets dans des pays plus vulnérables, par exemple les pays insulaires.

La deuxième décision : mobiliser à partir de 2020, et pour chaque année, 100 milliards de dollars via la création d’un Fonds vert pour le Climat. L’objectif est d’améliorer la transparence, en regroupant de nombreux fonds existants et de mieux identifier les sources et demandes de financement. Si l’objectif est fixé, la mise en œuvre est complexe. Le chemin reste long pour atteindre l’objectif fixé en 2020.

Origine des financements ?
Le débat sur l’origine des financements est également ouvert. Faut-il de l’argent 100% public ? Faut-il impliquer le secteur privé ? Et sous quelles formes : des dons, des prêts, des garanties ? Trouver des financements pour le climat, c’est toucher au sujet sensible des budgets nationaux. On se souvient de l’alerte lancée par les ONG pour dénoncer un mécanisme de double comptage, qui consiste à attribuer le même budget à la fois comme aide au développement mais aussi comme financement climat.

Pour nous, écolojistes, les pistes pour parvenir à financer l’atténuation et l’adaptation sont claires : mettre à contribution les spéculations et transactions financières, ou encore réorienter les investissements en dehors des énergies fossiles.  Alors, en avant !

Nicolas Raimondi

CLIMAT| System change, not climate change !

pictoDossierssystemeChangeUne action efficace contre le changement climatique est-elle possible sans une remise en question du cadre productiviste et consumériste ? Quelle position adopter face aux fausses solutions technoscientifiques ? Une croissance économique infinie dans un cadre de ressources naturelles finies pose question. Jackson pointe dans son livre, Prospérité sans croissance, le lien jusqu’à présent indissociable entre la croissance du PIB et la consommation d’énergie.

La porte de sortie avancée par les défenseurs du cadre actuel serait le découplage entre croissance et consommation d’énergie fossile grâce aux avancées technologiques : ce découplage est relatif si la pollution augmente moins rapidement que la croissance économique, tandis qu’il est absolu si la pollution diminue lorsque la croissance économique augmente. Les avancées technologiques n’ont permis d’atteindre qu’un découplage relatif, insuffisant pour enrayer les problèmes de changement climatique !

Fausses solutions
Les défenseurs de la croissance misent tout sur la technologie et sur des solutions de marché pour lutter contre le changement climatique : agrocarburants, OGM, nucléaire, voitures « écologiques », etc. Ces solutions entraînent des problèmes sociaux et environnementaux importants. De plus, leur efficacité est souvent remise en question. Par exemple, le développement de l’efficacité énergétique des voitures « écologiques » entraîne une diminution de la consommation par km, et donc une diminution du prix au km. Ceci provoque alors une augmentation des km parcourus. Au final, la pollution liée au transport automobile ne fait donc qu’augmenter.
Les connivences des multinationales qui défendent ces fausses solutions sautent aux yeux ! Par exemple, BNP Paribas, Suez, Engie, Renault-Nissan (pour ne citer qu’eux), étaient des sponsors officiels de la COP21 2015.

La crise climatique n’est que la pointe de l’iceberg d’un système malade, incapable d’apporter des solutions conséquentes aux problèmes actuels. Les fausses solutions qui s’inscrivent dans le système capitaliste néolibéral ont le vent en poupe, mais accentuent certains problèmes environnementaux et les tensions sociales. Face à cette crise systémique, la réponse ne peut être qu’une remise en question du cadre général.

Hugo Périlleux Sanchez

CLIMAT| Le recyclage, une responsabilité commune

pictoDossiersUne merecyclageilleure gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques est aujourd’hui indispensable, tant pour des raisons environnementales et sociales qu’économiques. Au cadre législatif devant être mis en place aux niveaux européen et national, doivent répondre des engagements concrets de la part des entreprises et des citoyens.

 

Des appareils électriques et électroniques novateurs ne cessent d’apparaître et rendent rapidement leurs prédécesseurs obsolètes: les lecteurs mp3 ont éclipsé les walkmans, les tablettes numériques ont d’ores et déjà détrôné les ordinateurs portables. Pour autant, la diffusion des innovations technologiques ne s’est pas accompagnée de pratiques de recyclage adéquates et optimales. Ainsi, si plus de 4 milliards de GSM sont utilisés aujourd’hui dans le monde, seuls 3 % d’entre eux sont recyclés.

Dans les pays du Nord de la planète, la technologie fait tant partie des identités sociales et culturelles actuelles, qu’il est difficile de la remettre en question. Son omniprésence doit toutefois être interrogée. En effet, en conséquence à notre utilisation massive d’appareils électriques et électroniques, « nous devons faire face à un véritable tsunami de déchets électroniques qui déferle sur le monde » (1).  Or, la quantité de déchets que nous générons est la résultante d’un mode de vie insoutenable à long terme.

Pourquoi recycler ?
Le recyclage permettrait de réduire l’impact environnemental qui découle de la production primaire des métaux composant nos appareils électriques et électroniques. Si les trois milliards de détenteurs de GSM à travers le monde faisaient recycler leur mobile, 240 000 tonnes de matière première seraient préservées, réduisant ainsi l’équivalent en gaz à effet de serre de quatre millions de véhicules.

Responsabilités
La responsabilité d’un changement sociétal profond repose en partie sur les épaules des entreprises, de l’État et de l’Union européenne, qui doivent soutenir une transformation de nos modèles économiques et industriels actuels. Ces acteurs sont habilités à insuffler une dynamique pour détourner progressivement notre économie de stocks de matières premières et de déchets, où les produits vont de la mine à la décharge, pour embrasser une économie circulaire, où les matières, et surtout les ressources, non renouvelables, s’inscriraient dans des cycles d’utilisation et de recyclage.

Si l’Union européenne s’active déjà à recycler en développant un arsenal législatif en matière de traitement des déchets (voir la directive 2002/96/CE), les industriels sont amenés à réinventer les modalités d’émergence et de mise en œuvre de l’innovation en considérant les conditions dans lesquelles elle peut être « techniquement, socialement et économiquement viable » (2). Les conclusions du Conseil européen de Göteborg (juin 2001) sont sans appel à cet égard, précisant notamment qu’« une économie performante doit aller de pair avec une utilisation durable des ressources naturelles et une production viable de déchets (…) ».

Cette évolution implique la mise en œuvre de programmes d’apprentissage internes pour stimuler la prise de conscience par la diffusion de valeurs organisationnelles et de principes éthiques.

Le citoyen aussi !
Mais ne l’oublions pas, les citoyens sont aussi en mesure de promouvoir une meilleure prise en charge des déchets. D’une part, il nous revient de recycler plus systématiquement : une trop grande quantité d’appareils électriques et électroniques hors d’usage ou inutilisés se retrouvent stockés au domicile, enfouis en décharge ou incinérés sans valorisation énergétique. D’autre part, il est de notre ressort de consommer avec plus de sagesse : une gestion optimale des externalités commence d’abord par la prévention des déchets générés, comme le rappelle l’adage selon lequel « le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas ».

Que faire de nos appareils hors d’usage ?
Des associations reprennent gratuitement les appareils électroniques pour les porter au recyclage (Les Petits Riens, Oxfam Solidarité, Droit et devoir, Tac Tic informatique, l’Atelier TIC Tanneurs, La Poudrière, Emmaüs, CF2D, etc.)

> Donnez une seconde vie à vos appareils (www.res-sources.be)
> Parcs à conteneur (www.recupel.be)
> Reprise des appareils électroniques en échange d’un prix de rachat (Love2recycle.be, Recyclez-moi)
> Reprise des GSM contre un don à l’association de votre choix (Mon ex-tel)

(1) Achim Steiner, directeur exécutif de L’UNEP en mai 2015.
(2) DIEMER Arnaud, « La technologie au cœur du développement durable : mythe ou réalité ? », Innovations, 2012, Vol.I, n°37, pp.73-94.
(3) Communication COM (2001) 264 final de la Commission du 15.5.2001. «Développement durable en Europe pour un monde meilleur: stratégie de l’Union européenne en faveur du développement durable».

Flora Barland, volontaire à la Commission Justice et Paix

CLIMAT| Initiative citoyenne, Bees Coop Supermarket

pictoDossiers«  Au départ, on s’est posé la question de comment consommer en accord avec nos valeurs. Ensuite on a voulu rendre ça possible pour un maximum de gens » (Quentin)

Bees coop est une ASBL qui s’est lancée  depuis 2 ans dans un grand projet de supermarché coopératif et solidaire, qui verra le jour à Schaerbeek. Quentin est l’un des coordinateurs du projet depuis ses débuts, il a accepté de m’en raconter un petit peu plus.

O- Comment cette idée vous est-elle venue à l’esprit ? De quoi êtes-vous partis ?

Q- Au début, tout a commencé dans le cadre du réseau associatif bruxellois ADES, où s’organisent de nombreuses activités de sensibilisation et de mise en action à propos des valeurs écologiques et démocratiques. En fait, on s’était dit : « On veut consommer en accord avec nos valeurs mais ce n’est pas tout à fait possible, qu’est-ce qu’on pourrait faire ? » Cette question, beaucoup de gens se la posent à Bruxelles et ne trouvent pas forcément de solution. Il existe les GASAP (Groupe d’Achat Solidaire de l’Agriculture Paysanne) ou d’autres réseaux d’achats groupés, mais qui rassemblent souvent un public déjà sensibilisé. Ce sont des réseaux assez fermés. Après, il y a les magasins bio, mais qui, là non plus, ne conviennent pas forcément à un public diversifié, ne serait-ce que pour le coût de leurs produits.

O- Comment en êtes-vous venu à vouloir créer un supermarché ?

Q- Il y a deux ans, on a entendu parler des coopératives alimentaires et du modèle Park Slope Food Coop de Brooklyn. On également vu qu’un projet similaire se lançait à Paris. Nous avons alors participé à une rencontre à Bruxelles, avec un coopérateur de Paris ; il y a avait là 20 ou 30 personnes intéressées par le projet. Mon ami et moi avons alors présenté celui-ci sur Bruxelles, et bon nombre de personnes nous ont rejoints.

O- Les valeurs portées par un tel projet sont nombreuses, parmi lesquelles la durabilité, la solidarité et la coopération. Votre ambition est également de faire participer chaque citoyen. Pourrais-tu m’expliquer tout cela ?

Q- Oui, le but est de permettre un accès à l’alimentation durable à un maximum de personnes. Pour ce faire, il faut s’inscrire dans une économie locale, en créant des partenariats sur le long terme avec des producteurs de la région. Ensuite, grâce au mode de fonctionnement participatif et coopératif, les consommateurs sont à la fois propriétaires, travailleurs et clients. Cela permet d’arriver à un prix accessible pour les consommateurs, tout en rémunérant correctement le travail du producteur. Finalement, l’objectif est également de créer un espace convivial et de renforcer la cohésion sociale. Les gens y travailleront mais y prendront aussi un café et feront des rencontres.

O- Et par rapport aux citoyens qui s’engageront, comment le travail s’organisera-t-il ? N’y-a-t-il pas des obstacles au niveau des compétences nécessaires ?

Q- La majorité des clients auront des tâches simples : s’occuper du réassortiment, accueillir les grossistes, gérer les stocks, travailler en caisse ou encore gérer l’entretien du bâtiment. C’est principalement ça qui va être pris en charge par les coopérateurs. Ensuite, il y a un fonctionnement par équipe et un responsable en fonction des projets, de la volonté  et de la disponibilité des gens. Il y aura des groupes de travail et des formations disponibles. Il ne faut pas se dire que les choses sont inaccessibles : avec un accompagnement de qualité, tu peux parvenir à des choses incroyables.

O- À en juger les résultats de votre crowdfunding (18 000 euros en 21 jours), vous bénéficiez d’un important soutien de la part des gens ?

Q- Pour l’instant, on a un public plutôt informé, mais durant les séances d‘info que nous organisons chaque semaine, nous avons à chaque fois 20 à 30 personnes : une ou deux personnes viennent via Facebook, et le reste, c’est uniquement du bouche à oreille. On a de plus en plus de gens qui ne sont pas forcément des réseaux écologistes ou intéressés par le développement durable ! Après, le but, c’est d’avoir une réelle mixité sociale. On s’implante à Schaerbeek où il y a beaucoup de populations immigrées. On  a envie que le Bees coop supermarché ne soit pas seulement un lieu de vente, mais un lieu de vie.  On travaille avec les associations de quartier : au conseil communal il y a une structure qui rassemble toutes ces associations, on va aller y présenter notre projet pour que les gens soient bien au courant de ce qui se met en place. Ensuite, la volonté est de travailler avec chaque association pour trouver des complémentarités et pour comprendre de quoi a besoin tel ou tel public, afin qu’il puisse venir travailler avec nous.

Interview réalisée par Olivier Martens

CLIMAT| Pourquoi désinvestir l’énergie fossile ?

pictoDossiersDepuis 201desinvest0, le désinvestissement est devenu l’un des enjeux de la lutte environnementale. Alors qu’au début, les campagnes de désinvestissement étaient concentrées sur les campus américains et anglais, de plus en plus d’institutions se lancent aujourd’hui dans cette aventure.

Pour comprendre un peu mieux le phénomène, je suis allé à la rencontre de Frank Vanaerschot, chargé de plaidoyer et de campagne de désinvestissement chez FairFin (équivalent flamand de Financité), une association qui s’occupe de recherches sur la finance éthique et solidaire.

Kaai Theater
Fin 2010, FairFin a lancé une campagne sur le désinvestissement des banques belges dans les énergies fossiles, mais cela n’a pas abouti à une action concrète. Quelques années plus tard, le mouvement a pris de l’ampleur et le milieu associatif a relancé des actions.
Une des actions les plus marquantes est sans doute celle du Kaai Theater, un centre d’art bruxellois engagé mais qui, paradoxalement, était sponsorisé par KBC, une banque qui investit dans les énergies fossiles. Le théâtre a  décidé de lancer une campagne pour le désinvestissement, en créant des sets de table dénonçant les investissements de la banque. Sachant qu’une bonne partie de la clientèle de la cantine du Kaai Theater faisait partie de KBC, l’information a vite circulé. Suite à cela, le président de KBC a dit vouloir désinvestir le secteur des énergies fossiles, mais à titre individuel.

Outil pour les citoyens
Avec le site bankwijzer.be, FairFin a voulu mettre à disposition un outil pour les associations, les citoyens et les entreprises désireux d’investir dans des fonds éthiques. « Nous avons analysé les politiques d’investissement de différentes banques belges et nous les avons classées en fonction de leurs aspects éthique et social. En plus de cela, nous proposons aux personnes de nous soutenir dans notre plaidoyer en adressant une demande pré-remplie, à titre individuel, aux décideurs politiques et aux dirigeants des grandes banques ».

L’entretien touchant à sa fin, Frank nous donne une bonne raison pour ne pas investir dans les énergies fossiles : « C’est une bulle du carbone : nous savons que pour maintenir le réchauffement global de 2°C, il faut que 80 % des réserves d’énergies fossiles connues jusqu’ici reste sous terre jusqu’à 2050. Mais comme la valeur des entreprises du secteur des énergies fossiles dépend grandement de l’utilisation de ces réserves, leur valeur ne peut que diminuer et faire fuir les investisseurs ».

Jean-Michel Muhire

CLIMAT| Migration climatique, enjeux et solutions

pictoDossiersC’esmigrationt un fait, le dérèglement climatique touche particulièrement les populations les plus pauvres et les plus fragiles : sécheresses, inondations, ouragans ou cyclones, ces phénomènes se multiplient. Certaines populations sont déjà contraintes d’abandonner leurs terres, devenues inhabitables. Ce phénomène s’appelle la migration climatique, c’est-à-dire le déplacement de populations résultant d’une crise environnementale.

Connaissez-vous l’archipel des Kiribati ? Ce petit état insulaire de l’Océan Pacifique risque de disparaître, menacé par la montée des eaux. Saviez-vous qu’en Syrie, une sécheresse historique a entraîné un exode massif de la population vers les zones urbaines et a amenuisé les récoltes ? Les pays occidentaux ne sont pas non plus à l’abri : en 2005, l’ouragan Katrina dévastait la Nouvelle-Orléans, jetant un million et demi d’Américains dans la rue. Beaucoup d’entre eux ne sont jamais retournés chez eux.

Organe multiplicateur de menaces 
Le dérèglement climatique n’est pas forcément l’unique motivation, ni la cause la plus directe, des phénomènes migratoires. Souvent, ce sont les effets indirects de celui-ci qui entrent en jeu. Bien que cela soit difficile à chiffrer, il est plus que probable que le dérèglement climatique joue un rôle largement sous-estimé dans la fragilisation de nos sociétés. Loin d’être une cause unique à nos difficultés actuelles, le dérèglement climatique apparaît comme un multiplicateur de menaces : il exacerbe les tensions et entretient l’instabilité partout où ses effets se font ressentir.

Solutions envisagées
Face à la montée en puissance de ces phénomènes, plusieurs solutions sont envisagées. Certaines voix réclament la reconnaissance d’un statut de réfugié climatique. Ce statut devrait permettre aux migrants confrontés aux conséquences du dérèglement climatique de demander la protection d’un autre État. Ainsi Loane Teitiota, un habitant des Kiribati a demandé à la Nouvelle-Zélande d’obtenir le statut de premier réfugié climatique de la planète, sans succès.
Cependant, ces démarches juridiques ne peuvent occulter la responsabilité de nos gouvernements en la matière. Depuis la conférence sur le climat de Cancun (2010), les États peuvent investir dans des programmes d’adaptation au changement climatique ; néanmoins, cette stratégie est peu utilisée. De plus, ces programmes se coordonnent encore plus rarement avec les politiques migratoires de nos États.

Pour plus d’infos : www.nanseninitiative.org

Thomas Van De Meersche

Navet pour… Les ambitions climatiques belges

pictoPalmesEtNavetsLa Belgique ferait partie des mauvais élèves européens en matière d’objectifs climatiques pour 2020. Avec trois autres pays, il y a de fortes chances que nous ne soyons pas en mesure d’honorer nos engagements. Compte tenu des faibles ambitions des gouvernements belges, à tous les niveaux de pouvoir, est-ce réellement une surprise ?

Esther Ingabire

Édito | Décembre 2015

edito_dec2015pictoEditoChers Jumpiens, chères Jumpiennes,

Cet édito est un peu spécial pour moi car c’est le dernier que j’écrirai en tant que rédactrice en chef du Jump. En effet, je remettrai bientôt ma plume en cheffe à l’une ou l’un d’entre vous, qui se sentira d’attaque pour apporter sa modeste, mais non moins importante, contribution à la révolution écolojiste.

Je l’ai encore répété l’autre jour : si je suis arrivée chez écolo j, c’est grâce à l’écriture. Le fait de devenir rédactrice en chef du magazine fut pour moi une occasion unique de m’investir dans la vie associative et militante. Je dois avouer que les manifs et les calicots, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé… Mais grâce au Jump, j’ai été en mesure d’apporter ma pierre à l’édifice ! Ce n’est pas grand-chose me direz-vous, ce n’est pas avec un magazine que l’on change le monde. Oui c’est vrai, mais si grâce à ma participation, j’ai pu conscientiser ou interpeler, ne fut-ce que quelques lecteurs(trices), je considère que ma mission a été accomplie. Ne sommes-nous pas tous complémentaires ? J’aime écrire, tu aimes manifester, ton voisin aime débattre… Il y a tellement à faire pour changer le monde, autant nous répartir la tâche !

Pour terminer ce mandat en beauté, on m’a demandé, à moi et à ma chère coéquipière graphiste Magali (que je remercie pour son travail et sa bonne humeur !), de créer un Jump sur le climat. Quelle lourde responsabilité ! C’est une thématique très large, mais surtout, c’est revenir à l’essentiel de notre combat. Juste après l’organisation de la COP21 à Paris, c’est l’occasion rêvée de continuer le débat et de rappeler à celles et ceux qui l’auraient oublié que nous vivons dans un monde fragile et interdépendant : recyclage, consommation, migrations, inégalités, alimentation… Quel est le lien entre tous ces éléments ? Ils ont tous un rapport avec le climat, notre environnement et notre planète.

Je vous souhaite une lecture fructueuse et de merveilleuses fêtes de fin d’année ! N’hésitez pas à utiliser les articles du Jump pour pimenter les discussions familiales du repas de Noël…

“You are not Atlas carrying the world on your shoulder. It is good to remember that the planet is carrying you.”– Vandana Shiva

Traduction: « Tu n’es pas Atlas qui porte le monde sur tes épaules. C’est bien de se rappeler que c’est la planète qui te porte. »

Pauline Marchand, rédactrice en chef

Picardie : Nuit du climat

nuitDuClimatpictoEnActionécolo j, Ecolo Picardie et Etopia ont animé, le 10 novembre dernier, une nuit du climat rythmée par des projections de films, des dégustations diverses et une soirée dansante. Cette nuit avait  pour objectif d’attirer l’attention du grand public sur les enjeux liés au changement climatique et sur la portée politique de la COP21.

Alternatiba : écolo j LLN était présente

enAction01_dec2015pictoEnActionCe 29 octobre, écolo j LLN participait au village Alternatiba de Louvain-la-Neuve. C’était pour nous l’occasion d’aller à la rencontre des étudiants du campus, de rappeler nos revendications en matière de climat et de présenter des alternatives plus respectueuses de l’environnement et visant à une justice climatique.

L’ULB doit désinvestir des énergies fossiles !

ulbDesinvestpictoEnActionécolo j ULB se lance dans une campagne pour inciter l’ULB à désinvestir des énergies fossiles. Elle organisait une conférence sur le sujet le 22 octobre avec B. Bayot de Financité et M. Balcaen de Greenpeace.   Elle a également écrit au conseil d’administration de l’ULB pour le convaincre de l’importance de désinvestir.

écolo j Namur au FIFF

namurAuFiffpictoEnActionÇa bouge à Namur ! écolo j s’est invitée au FIFF et au Parlement wallon, ce 5 octobre, pour rappeler ses priorités pour le climat. Une action qui s’inscrivait dans le cadre de la grande mobilisation d’écolo j pour le climat en vue de la COP21 à Paris en décembre 2015. L’action visait également à présenter la position d’écolo j pour le climat.