CYCLO-PARADE Féministe

Le 8 mars, c’est la journée internationale des droits des femmes. Pour marquer cette date importante, des associations qui militent pour l’égalité femmes-hommes investiront Liège pour un événement fort : une cyclo-parade féministe !

L’objectif : mettre en place des actions symboliques pour sensibiliser le public, porter des revendications et visibiliser les combats pour l’égalité femmes – hommes, à Liège et dans le monde.

Un événement solidaire, ouvert à toutes et tous !

PROGRAMME

  • 13h30 : Rendez-vous à la Maison de la Laïcité de Liège. Accueil avec micro ouvert de L-Slam | Boulevard d’Avroy, 86
  • 14h30 : Départ de la cyclo-parade | Boulevard d’Avroy, 86
  • 17h30 : Drink et concert : The Gypsies EX-Wive’s Band | place Saint-Etienne

À vélo, en roller, en poussette, en skate ou à pied, nous invitions les citoyennes et citoyens à nous rejoindre !

BELGIAN PRIDE

Pride CarréLe 20 mai, c’est la Belgian Pride. Le thème de cette année est « Asile et Migration » : Crossing Borders. Afin d’évoquer les épreuves que traversent les réfugiés LGBT+, aussi bien dans leur pays d’origine que lors de leur arrivée en Belgique.

Programme :

  • 12h00 Ouverture du village
  • 13h45 : départ du char vert pour la parade rue Ravenstein (au-dessus de la Gare Centrale)
  • 17h00 : de retour au village, la fête pourra commencer !

Les Rencontres des Nouveaux Mondes 2017

pictoEnActionLes Rencontres des Nouveaux Mondes se déroulaient en mars dernier. A travers une grande conférence, des visites de terrain, des ateliers avec un panel d’intervenant.e.s spécialisé.e.s dans différentes thématiques et des travaux en sous groupes, l’objectif du week-end était d’arriver à certaines solutions pour lutter contre les inégalités qui subsistent dans notre société.
Et au vu de la qualité des présentations finales de chaque groupe de travail, on peut aisément dire que l’objectif est largement atteint ! Et cela avec un bel équilibre entre réflexion et festivité !

Envie de faire partie du comité organisationnel pour l’édition 2018 ? N’hésite pas à envoyer un mail à simon.tricot@ecoloj.be

TABLE RONDE | Le revenu universel : oui mais non ?!

RevenuUniversel_CarreSITE

Le revenu universel représente-t-il une opportunité à saisir pour améliorer notre quotidien ou constitue-t-il un risque à fuir pour maintenir nos acquis sociaux ?

Il est vrai que le débat sur le revenu universel est plutôt passionnel et, s’il n’a jamais vraiment quitté le discours ambiant, il a été remis sous les feux de la rampe suite à la victoire de Benoît Hamon pour les présidentielles de 2017.

Intervenant.e.s  :

  • Baptiste Mylondo, professeur d’économie et de philosophie politique à Sciences Po Lyon
  • Zoé Génot, députée Ecolo au Parlement bruxellois
  • Luca Ciccia , militant dans l’associatif
  • Pascale Panis, militante dans l’associatif

Les places étant limitées, l’inscription est recommandée chez salima.barris@ecoloj.be

 

Hausse du minerval des étudiant.e.s hors UE, c’est NON !

pictoEnActionDepuis février 2016, écolo j ULB se mobilise au sein du mouvement contre la hausse du minerval des étudiant.e.s hors UE. Pour ces étudiants, le minerval a déjà augmenté à 4175€ et pourrait aller jusqu’à 12 525€ à la rentrée 2017. Du 20 avril au 03 mai, le collectif contre la hausse du minerval a occupé les rectorats de l’ULB et de l’UCL.

La suite ici !

FORMATION | Les Rencontres des Nouveaux Mondes

Doc-10Inegalité-ecoleRéservées aux jeunes de 18 à 35 ans, les RdNM offrent un espace de réflexions, d’échanges et d’actions autour d’une thématique nouvelle chaque année. Au travers de visites exploratoires de la ville, d’ateliers avec des personnes ressources et de moments d’échanges et de confrontations d’idées. Le tout pour passer de l’indignation à l’action  !

Cette année: Culture de l’inégalité ? De l’indignation à l’action !

Passons des discours clivants au travail, madame Demir !

pictoActu

Chère madame Demir,

Ces derniers jours, vous faites la une de l’actualité. Issue d’une famille modeste, vous avez gravi les échelons un à un pour aujourd’hui devenir secrétaire d’État à la Lutte contre la pauvreté, à l’Égalité des chances, aux Personnes handicapées et à la Politique scientifique. Je voudrais commencer par vous dire mon admiration devant un tel itinéraire. Vous vous en doutez bien cependant, l’objectif premier de cette lettre n’est pas seulement de vous féliciter, mais aussi et surtout de vous mettre face à vos nouvelles responsabilités.

Bart de Wever et vous-même l’avez clamé haut et fort dans la presse : vous, Zuhal Demir, êtes l’exemple parfait d’une femme d’origine immigrée et « issue de la cité de Genk » qui a saisi les chances que lui a offertes la Belgique. Ou peut-être plutôt la Flandre, à en croire Bart De Wever à l’antenne de la Première ce vendredi matin. Lors de votre conférence de presse, vous n’avez d’ailleurs pas manqué d’ajouter que les personnes issues de milieux défavorisés ne devraient pas se complaire dans le rôle de la victime. Je suis moi-même un Schaerbeekois pure souche, privilégié, mais bien placé pour savoir que tou.te.s les jeunes de mon quartier ne connaitront pas le même sort que vous. J’en côtoie au quotidien, des jeunes hommes et des jeunes femmes bruxellois.e.s né.e.s dans un contexte extrêmement difficile et qui, pourtant, mènent leur barque au moins aussi bien que moi, si pas mieux. Tous ne s’en sortent cependant pas, et bien loin de moi l’idée de le leur reprocher. D’accord, la discrimination n’est pas toujours la seule raison d’un éventuel échec, mais elle joue encore bien trop souvent. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles j’ai tant voulu m’engager en politique : je rêve d’un monde où tous les Schaerbeekois.es, tous les Bruxellois.es et tous les citoyen.ne.s du pays naîtraient dans les mêmes conditions et avec les mêmes perspectives d’avenir.

En tant que jeune intéressé par la politique, vous n’êtes forcément pas une inconnue pour moi. Représentante de l’aile droite de votre parti au même titre que Theo Francken, vous êtes sans aucun doute la relève de la N-VA. Plus virulente et impulsive que les pères fondateurs du parti, cette génération n’est jamais avare en commentaires assassins. Pour ne citer que quelques exemples, vous plaidez depuis longtemps pour la suppression des allocations de chômage dans le temps et vous avez déclaré être effrayée par l’arrivée de tous ces musulmans en Belgique, « incapables de s’adapter aux normes et aux valeurs de notre pays ». Pas forcément des déclarations que l’on est en droit d’attendre d’une personne qui reprend aujourd’hui la compétence de l’Égalité des chances au niveau fédéral. Ce sont toujours les mêmes que vous avez en point de mire, madame Demir. Ne serait-il pas utile que cela change ?

Dans votre nouveau statut de Secrétaire d’État, votre rôle ne sera plus de tirer sur tout ce qui bouge pour faire rugir de plaisir vos électeurs, mais plutôt de travailler à trouver des solutions pour améliorer la vie de tous les habitant.e.s de ce pays. Du moins, en théorie. J’espère que vous n’oublierez pas non plus de donner de votre temps et de votre énergie pour les deux autres principales compétences qui viennent de vous être octroyées : les personnes handicapées et la politique scientifique. Dans le premier domaine, votre prédécesseure, Elke Sleurs, a immédiatement montré son mépris envers les personnes handicapées en ne daignant même pas traduire en français correct sa note de politique générale. Dans le deuxième, madame Sleurs s’en est donné à cœur joie pour démembrer et fragiliser en silence de grandes institutions scientifiques du pays ainsi que Belspo, l’administration de référence dans le domaine. Des manœuvres qui s’inscrivent sans aucun doute dans la continuité de l’agenda communautaire à peine dissimulé de votre parti. Ayez également la présence d’esprit de renoncer dès maintenant à la tête de liste N-VA à Genk en 2018. C’est d’ailleurs pour reprendre le flambeau lâché par monsieur Bracke à Gand que votre prédécesseure vous a laissé les clés de son cabinet.

Vous avez réclamé quelques semaines pour vous plonger dans les dossiers de madame Elke Sleurs. Je peux le comprendre, même si son bilan est très pauvre et qu’il ne prendra certainement pas deux semaines à analyser. Quel ne fut donc pas mon étonnement de vous voir, dès ce samedi dans la presse et ce dimanche sur les plateaux de télévision, poursuivre l’attaque en règle de la N-VA envers Unia, l’ancien Centre pour l’Égalité des chances, lancée par vos collègues Joachim Pohlmann et Liesbeth Homans, ministre flamande de l’Égalité des chances. Les citoyen.ne.s de ce pays sont en droit d’attendre plus de travail et moins de discours dont l’unique but est de vous définir à tout prix suffisamment à droite pour les indécis et déçus du Vlaams Belang.

Vu l’éclatement des compétences totalement incohérent dans vos domaines de travail, je suis bien conscient que vous ne disposez pas de tous les leviers nécessaires. Permettez-moi tout de même de vous proposer plusieurs pistes, presque gratuites et immédiatement applicables : l’instauration de mystery calls1, de contrôles en conditions réelles et de l’anonymisation des CV pour débusquer les entreprises qui se rendent coupables de discrimination ainsi que la mise en place de quotas, dans les entreprises cotées en bourse comme dans les gouvernements du pays. Ces mesures ne résoudraient pas les problèmes de fond, mais elles formeraient déjà un remède efficace contre des symptômes de différentes formes de discrimination bien réelles.

Malheureusement, votre parti et vous-même vous êtes opposés avec force à l’instauration de quotas et aux mystery calls alors même qu’une enquête du Minderhedenforum (« Forum des Minorités ») a démontré que, sur 251 entreprises de titres-services en Flandre, 165 ont accepté de mettre à disposition du faux client des technicien.ne.s de surface qui ne sont pas d’origine étrangère. Si les mystery calls vous semblent tronqués par une soi-disant « invitation à discriminer », vous pourriez déjà commencer par des tests en condition réelle, sans une telle « incitation ». En d’autres termes, un.e fonctionnaire pourrait se faire passer tout à tour pour une personne (d’origine) étrangère puis pour un.e Belge « pure souche » et constater les différences de traitement avant de prendre des sanctions le cas échéant. Dans une étude à ce sujet, des chercheurs de l’Université de Gand ont utilisé une telle méthodologie et les résultats ne trompent pas : dans une première phase, 26% des agent.e.s immobiliers soumis à un tel test se sont rendus coupables de discrimination. Quelques jours plus tard, la ville de Gand leur a envoyé une lettre pour leur annoncer qu’ils et elles avaient fait l’objet d’une étude scientifique sur le sujet et pour leur rappeler qu’une telle discrimination est illégale. Les chercheurs de l’Université de Gand ont alors réitéré l’expérience, et « seuls » 10% de ces agent.e.s immobiliers ont persisté dans leur discrimination. Pour la N-VA, le travail est par ailleurs la meilleure manière de sortir des milieux précarisés. Il est temps donc de s’attaquer également aux discriminations sur le marché du travail, dans ce cas. J’espère de tout mon cœur que ces quelques semaines vous feront ouvrir les yeux.

Je vous souhaite beaucoup de courage madame Demir. Vous avez beaucoup de pain sur la planche. N’oubliez pas que ce n’est pas le cas de tout le monde.

Lucas Bernaerts, membre du Bureau d’écolo j

 

1Les mystery calls se rapprochent très fort des clients mystères.
Des fonctionnaires seraient chargés d’appeler des entreprises
avec une demande discriminatoire
pour voir la façon de réagir de l’entreprise.
En cas d’infraction, ils pourraient servir de preuve en justice.

 

FORMATION | Comment agir politiquement sur les stéréotypes de genre ?

Sur base de la position genre d’écolo j, l’asbl Crible et les CHEFF t’invitent à une formation. Celle-ci aura pour objectif d’acquérir des lunettes genre, un vocabulaire de base, un regard averti pour analyser toute situation sociale et observer le biais de la construction du genre.

Ce moment visera également à construire des objectifs sociaux et établir des moyens d’action pour aller vers davantage d’égalité.

La formation est gratuite et ouverte à tou.te.s !

Inscription : info@ecoloj.be

Navet pour… Le FOREM

pictoPalmesEtNavetsLe #FOREM… qui, en voulant proposer des formations pour revaloriser les métiers techniques, a proposé une campagne de pub quelque peu sexiste et tombant dans les stéréotypes des genres. Visiblement le service public  à l’emploi a voulu tenter un saut spacio-temporel.

Ceci fait dire que le combat féministe est loin d’être terminé et qu’il a encore toutes ses raisons d’être.

Mathilde Soumoy

GT GENRES | Réunion

La position est votée, le travail continue !
Ordre du jour :

1. Retour sur les activités passées
2. Choix d’action pour valoriser la position  + retour vers les partenaires
3. Femmes / Equal Pay Day
4. Belgian Pride 2017

 Au plaisir de t’y voir !

 

CINÉ-DÉBAT | LGBTQI, ça t’interpelle ?

LeJourlePlusCourt_carreSITE4 courts-métrages belges francophones portant sur la thématique LGBTQI*  :

Ensuite Maxime Roelstraete, représentant des CHEFF et Christophe Predari, réalisateur, seront présents en tant qu’intervenants. Enfin, place au débat avec le public pour clôturer la soirée.

* Lesbiennes Gays Bisexuels Trans Queer Intersexué.e.s

Réunion GT genre

ecolojCarreVertRejoins-nous dans nos bureaux de Bruxelles de 15h à 17h.

Qu’il s’agisse des combats pour l’égalité femmes-hommes ou des droits des personnes transgenres, les mentalités doivent encore évoluer. Pour impacter sur les mentalités, le rôle du politique est primordial. Alors que les législations en place pour lutter contre les discriminations liées aux genres sont insuffisantes, nous souhaitons travailler sur l’émergence de solutions pour mettre fin aux inégalités et permettre un épanouissement de chaque personnalité. Avec ce sujet, nous souhaitons explorer la thématique du genre, rencontrer des acteurs, mettre à jour les dysfonctionnements et apporter des revendications fortes.

Qu’il s’agisse des politiques de promotion de l’égalité femmes-hommes ou de la loi de 2007 sur les personnes transgenres, il reste beaucoup à faire et écolo j doit prendre part aux débats.

EWASH et l’eau en Palestine

pictoActuFondé en 2002, l’Emergency Water and Sanitation / Hygiene group (EWASH) est une coalition d’agences humanitaires travaillant ensemble pour coordonner des interventions, répondre aux besoins, partager des informations et défendre la gestion de l’eau dans les territoires occupés de Palestine (West Bank et Gaza).

EWASH
Depuis plus d’une décennie, les membres d’EWASH travaillent avec les communautés palestiniennes pour améliorer l’accès à l’eau et aux besoins sanitaires, tandis que l’occupation israélienne a sévèrement restreint le développement des infrastructures sanitaires, entraînant la limitation de l’accès palestinien aux services basiques. Les interventions d’EWASH comprennent la réhabilitation des citernes d’eau de pluie, l’installation d’infrastructures sanitaires à l’échelle de villages, des programmes de surveillance de la qualité de l’eau et la gestion à petite échelle des eaux usées.

Les membres d’EWASH incluent des ONG locales et internationales, ainsi que des agences des Nations Unies (liste exhaustive sur le site EWASH).

L’Advocacy Task Force (ATF), sous-comité d’EWASH, travaille avec les Palestiniens pour promouvoir leurs droits à l’eau et à son utilisation sanitaire. Fondé en 2009, l’ATF travaille pour influencer les politiques et pratiques d’Israël qui est clairement identifié comme étant l’obstacle principal pour le développement du secteur et des droits palestiniens. L’ATF travaille également avec les rapporteurs des Nations Unies et les journalistes pour les emmener sur le terrain et leur faire comprendre l’impact des actions d’Israël sur l’accès à l’eau pour les Palestiniens.

L’eau en palestine
L’accès à l’eau est un droit humain de base. En Palestine, ce droit est loin d’être acquis. Les accords discriminatoires de partage de l’eau (Oslo II, 1995) et le régime de permis israéliens en place en Cisjordanie (particulièrement en zone C) ainsi que la décennie de blocus sur Gaza, dénie aux Palestiniens le contrôle sur leurs ressources en eau et les empêche de développer des infrastructures sanitaires.

Israël, en tant que puissance occupante, a l’obligation au regard du droit international d’assurer la dignité et le bien-être de la population sous son contrôle. Cela inclut l’accès et la provision de services humanitaires incluant l’eau et les sanitaires. Par ailleurs, les états tiers ont l’obligation au regard de la Convention de Genève d’assurer le respect du droit humanitaire international.

Cisjordanie
En Cisjordanie, le droit d’accéder à l’eau est empêché par deux principaux obstacles :

1) Les accords de partage de l’eau laissent trop peu d’eau aux Palestiniens :
La base d’eau accessible entre Israël et la Palestine est fondamentalement inégale. Les accords intérimaires d’Oslo II de 1995 ont laissé Israël en contrôle presque total de toutes les ressources d’eau partagées, alors que cela était supposé être temporaire. 20 ans plus tard, les ressources palestiniennes demeurent au niveau de 1995 alors que la population a doublé depuis. Les Palestiniens n’extraient pas plus de 10 % des ressources d’eau partagées à cause des restrictions israéliennes sur le développement des infrastructures essentielles et de sa mainmise sur la montagne aquifère. Les palestiniens n’ont également pas d’accès au fleuve du Jourdain, pourtant localisé tout le long de la frontière palestino-jordanienne.

2) Les restrictions sur les planifications en Palestine :
Le droit aux Palestiniens de planifier, développer et maintenir les infrastructures d’eau, dont celles d’EWASH, en regard de leurs besoins pour assurer un développement durable est restreint par le régime de permis israéliens en place qui possède un pouvoir de veto sur toute construction. De plus, en zone C (plus de 60 % de la Cisjordanie sous contrôle d’Israël), un permis de construire de l’Administration Civile israélienne est également requis. Cependant, un tel permis est presque impossible à obtenir : seulement 1,5 % des demandes palestiniennes ont été approuvées entre 2010 et 2014.

Dès lors, les Palestiniens vivant en zone C sont laissés sans autre choix que de construire illégalement sans permis, risquant constamment la démolition. Cela va jusqu’à la possession d’un simple récipient d’eau de pluie.

La situation est d’autant plus troublante que la zone C est un endroit naturel parfait pour développer des infrastructures d’eau telles que le traitement des eaux usées qui ne peuvent être bâtis dans les zones densément peuplées. En 2015, 39 structures EWASH ont été détruites ou confisquées, incluant des latrines, des réseaux d’eau et des citernes. 2016 a vu une augmentation considérable du nombre de structures détruites : entre le début de l’année et le 17 février seulement, presque autant de structures qu’en 2015 ont été démolies (37), dont presque 80 % provenaient des fonds de donneurs. Cela se produit alors que l’Europe et Israël ont entamé un dialogue ayant débuté en septembre 2015 et qui devait amener à un arrêt des destructions. Le pic de démolitions démontre l’absence de volonté d’Israël de respecter le dialogue. Le résultat concret de telles politiques est qu’un Palestinien moyen de Cisjordanie consomme 70 litres d’eau par jour, bien en dessous du minimum recommandé par l’OMS (100 l/j), et que dans les communautés les plus vulnérables de la zone C, la consommation tombe à 20 l/j.

Gaza
1,8 millions de Palestiniens vivant dans la bande de Gaza requièrent le besoin urgent d’une solution durable pour l’accès à l’eau. Les principaux défis auxquels ils doivent faire face sont :

1) Le blocus :
Les reconstructions post-bombardements et le développement du secteur de l’eau sont retardées et même arrêtées par le blocus de plus de dix ans sur Gaza. Ce blocus a été condamné par la communauté internationale comme une forme de punition collective. Comme les matériaux nécessaires ne sont pas autorisés en nombre suffisant et que les Palestiniens ne sont pas capables d’entreprendre librement des constructions, les projets sont retardés sur plusieurs années ou même annulés tout simplement. 46 sur 53 projets d’EWASH sont en attente à Gaza.

Le Méchanisme de Reconstruction à Gaza (MRG) a été créé pour faciliter l’entrée de matériaux pour le développement de la bande, en particulier ceux qu’Israël considère comme pouvant servir à des fins militaires. Des matériaux utilisés pour les projets d’EWASH, 70 % d’entre eux sont considérés comme dangereux ; c’est ainsi le cas du ciment. Très peu de ces matériaux sont entrés à Gaza jusqu’à présent.
100 000 personnes à travers la bande de Gaza sont coupées du système d’eau et 23 % de la population n’est pas connectée au système d’eaux usées.

2) Le conflit récurrent :
La situation déjà difficile de l’utilisation de l’eau a été détériorée par les récents bombardements israéliens, causant approximativement 34 millions de dollars (USD) de dégâts aux infrastructures d’eau.

3) L’épuisement de l’aquifère côtier :
La partie de l’aquifère côtier à Gaza, seule ressource disponible d’eau fraîche, n’est pas suffisante pour servir entièrement les besoins de la population. L’aquifère est surexploité de plus de trois fois de sa capacité durable. Des décennies d’utilisation extrême ainsi que la contamination résultant des eaux usées, des produits agro-chimiques et de l’eau saline mettent l’aquifère en danger de dommage irréparable. 96 % de l’eau extraite de l’aquifère côtier est déjà inutilisable pour la consommation humaine. Les Nations Unies et l’Autorité Palestinienne de l’Eau (Palestinian Water Authority – PWA) estiment que l’aquifère deviendra complètement inutilisable au cours de l’année 2016. 95 % de la population gazaouite dépend de l’eau désalinisée achetée aux vendeurs privés pour la boire ; 68 % de cette eau contient des bio-contaminants, et pourtant son prix tellement élevé a pour conséquence que les ménages les plus vulnérables dépensent jusqu’à un tiers de leur revenu pour en obtenir.

Face au blocus qui empêche les projets de construction d’être menés à bien, aux conflits récurrents détruisant encore et encore les infrastructures vitales et à la très mauvaise qualité de l’eau de l’aquifère côtier, Gaza connaît une crise humanitaire nécessitant une action politique et des solutions urgentes.

Thirsting For Justice
Lancée en mars 2011, la campagne Thirsting For Justice vise à mobiliser les citoyens européens pour demander que leurs gouvernements pressent Israël de respecter le droit international et les droits des Palestiniens.

Les principaux objectifs de la campagne sont :

– D’assurer le respect des droits palestiniens à l’eau et aux sanitaires par Israël, en permettant aux Palestiniens de construire des puits actuellement non autorisés dans l’aquifère occidental, la plus large et productive source d’eau de la Cisjordanie.
– De permettre aux Palestiniens de développer leur infrastructure d’eau, surtout en zone C et à Gaza.
– De veiller à ce qu’Israël doive rendre des comptes pour les violations du droit international, notamment des compensations pour les projets européens détruits.

 

Liens vers la campagne Thirsting For Justice:

https://www.facebook.com/ThirstingForJustice/?fref=ts
http://www.thirstingforjustice.org/?p=2704


écolo j fait son coming out

pictoActuPuisque chaque coming out est unique, écolo j l’a fait à sa manière en ce mois de mai 2016. En préambule à notre participation à The Belgian Pride, nous organisions un Speed-Debating dans le cadre du Pridefestival. Nos partenaires ce soir-là : la Commission LGBT de la Ligue des droits de l’Enfant, les CHEFF, Genres Pluriels, Omnya, la FGTB et ENPH (ECOLO nous prend homo).

Je décide était l’un des nombreux slogans de cette édition 2016, consacrée aux droits des personnes trans. Le soutien et la visibilisation des personnes trans, aux genres fluides et intersexes, sont justement les activités de Genres Pluriels, nous expliquait Max Nisol. Des activités qui passent notamment par la formation et par la diffusion des codes de langages à utiliser pour plus d’inclusivité. La Pride était cette fois encore une occasion d’évoluer sur le plan politique, notamment en plaidant pour le remplacement du sexe par le genre sur la carte d’identité.

Autre sujet d’actualité : l’accueil des migrants LGBT. C’est le travail d’Omnya dont le public est composé principalement de personnes originaires du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Un sujet qui a amorcé le débat. Nous sommes la minorité des minorités, à qui on vient porter assistance. Laissez-nous plutôt la place !, plaidait Assaad Idrissi, le représentant d’Omnya, auquel Benoit Hellings, député fédéral ECOLO, répondait. Nous sommes pour le droit de vote des étrangers, avant d’ajouter Les droits des LGBT, des femmes, des sans-papiers, ont toujours été un seul et même combat pour moi, en tant qu’écologiste.

Le coming out n’est jamais un acquis
La Belgique a beau être toujours très bien placée aux classements d’ILGA-Europe, de nombreux progrès sont encore à faire. L’école est un lieu de discriminations, nous disait Jean-Pierre Coenen, membre de La Commission LGBT de la Ligue des Droits de l’Enfant. Et ce n’est pas plus facile au travail, selon la FGTB. En matière de santé publique aussi, certains clichés persistent. Pour Jonas Van Acker, Président des CHEFF, Il est temps que le don de sang soit ouvert en fonction des pratiques sexuelles, des éventuels risques, plutôt qu’en fonction de l’orientation sexuelle.

En plus d’être un événement festif, la Pride est chaque année le moment de faire le point sur les dernières avancées politiques. Et on se rend compte que cela avance toujours un peu mieux pour les LGB que pour les T, concluait Max Nisol.

Jonas Hanssens

Élections au Conseil de la Jeunesse: mais où sont les femmes ?

 pictoActuAoût 2015, jeconseilJeunesse vois l’appel d’écolo j pour se présenter au Conseil de la Jeunesse. Ni une, ni deux, je saute sur l’occasion ! Je m’attends à de nombreuses candidatures, mais je ne découvre que Louis. À partir de là, il faut que je lance ma candidature !

Je me retrouve un peu perdue… Cette description que je dois faire, mes idées que je dois énoncer, seront-elles publiques ? Et cette photo d’identité qu’on me demande sur fond blanc, sera-t-elle vue de tous ? J’essaye de trouver le plus grand nombre d’infos sur les précédents candidats, mais peu de résultats.

Organe représentatif de la Jeunesse, vraiment ?
Une fois ma candidature déposée, nous sommes invités à nous rendre à une séance d’information. J’arrive, avec un peu de retard, dans une salle remplie de jeunes hommes en costard… C’est certain, je me suis trompée d’endroit ! Mais on m’affirme que c’est bien la réunion pour les candidats au Conseil de la Jeunesse. Mais où sont les femmes ? Pourquoi tout le monde se regarde-t-il en chien de faïence ? Je découvre alors le Conseil de la Jeunesse : un organe pour la Jeunesse, mais qui ressemble fort au jeu de nos politiques. J’ai eu beaucoup de mal à me retrouver dans ce groupe, trop bien habillé. Mais, ça me motive, je veux représenter d’autres idées, et surtout j’ai une grande envie d’être là pour dire que nous aussi, les filles, on est capables d’avoir des idées et de les exprimer !
Commence ensuite notre campagne. Enfin, ce qui devait y ressembler. Je crois que les moyens fournis n’ont pas été suffisants. De plus, le Conseil de la Jeunesse est trop méconnu : à part les candidats et leur famille et amis, qui connaît le Conseil de la Jeunesse et ses fonctions ? Il est très difficile de faire campagne pour une fonction inconnue par le public. C’est mon regret.

Le début d’une nouvelle expérience
Arrive le 30 octobre et l’annonce des résultats. Ayant scruté les pages des autres candidats, je ne pars pas gagnante. Je remarque qu’ils sont nombreux à faire partie de fédérations étudiantes, ce qui leur vaut une plus grande visibilité. Et ne parlons pas des candidats indépendants, qui n’en ont que le nom…
Le verdict tombe. Ni Louis, ni moi, ne sommes élus. La déception est là : peu de filles élues (une parité à 1/3, vous y croyez ?) et, surtout, nos idées ne pourront pas être défendues. Mais la motivation est toujours là ! Je vais suivre de très près ce Conseil de la Jeunesse, en espérant pouvoir le rejoindre. Mais surtout, je vais m’engager au sein de la commission « genre », où de nombreuses choses doivent être dites !

Laura Goffart

Navet pour… Les procédures pénales françaises

pictoPalmesEtNavetsEn France, deux Guinéens ont voulu payer leurs courses dans une célèbre enseigne de la grande distribution avec un billet de 500 euros. Les employés ne sachant pas authentifier le billet avec certitude, les deux acheteurs ont été placés 24h en garde à vue au commissariat, le temps de faire venir un expert. Résultat : le billet était un vrai. Délit de faciès ?

Benoit Hofer