Visite du quartier de la Baraque avec le GT habitat

GTHabitatSi tu tiens à être informé.e ou à participer à la visite, préviens-nous pour que l’on puisse s’organiser. Tu peux nous contacter via Michaël Horevoets (0496/84.32.73.) ou Laura (0484/24.97.49.).

Lors de la Mise au Vert était ressortie la volonté de lancer un groupe de réflexion sur la question de l’habitat. C’est maintenant chose faite, le groupe de travail est né et ne demande qu’à ce que tu t’y joignes pour aller au plus loin de la réflexion.

Le constat est criant : l’État ne parvient pas à assurer des logements accessibles et de qualité en suffisance. En réponse à cette pénurie, les esprits regorgent de génie pour proposer de nouvelles formes « d’habiter », que ce soit en matière d’habitat léger, mobile, les modes de vie nomades, etc. Trop souvent considérés comme des modes de vie dégradants, ces options sont pourtant des solutions d’avenir et la législation ne cesse de freiner leur émancipation, ce qui mène à de nombreuses situations précaires et/ou illégales.

Si toi aussi, tu es préoccupé.e par ces enjeux, que tu sois déjà familiarisé.e avec la question ou que tu désires en apprendre davantage pour réfléchir avec nous, rejoins-nous! Le premier rendez-vous? Une visite de La Baraque à Louvain-la-Neuve, ce joyeux mélange d’habitations très différentes : roulottes, cabanes, fermes, bulles géodésiques, serres,… installées dans un ancien verger où vivre différemment est devenu la norme. Quoi de mieux pour entrer dans le vif du sujet? Après la visite prévue le samedi 13 août (heure précise encore à déterminer), une réunion se tiendra dans la foulée.

Visite du quartier de la Baraque avec le GT habitat

quartierLaBaraqueViens découvrir de nouvelles formes d’habitat !

Lors de la Mise au Vert était ressorti la volonté de lancer un groupe de réflexion sur la question de l’habitat. C’est maintenant chose faite, le GT est né et ne demande qu’à ce que vous vous y joignez pour aller au plus loin de la réflexion.

Le constat est criant : l’État ne parvient pas à assurer des logements accessibles et de qualité en suffisance. En réponse à cette pénurie, les esprits regorgent de génie pour proposer de nouvelles formes « d’habiter », que ce soit en matière d’habitat léger, mobile, les modes de vie nomades, etc. Trop souvent considérés comme des modes de vis dégradants, ces options sont pourtant des solutions d’avenir et la législation ne cesse de friner leur émancipation, ce qui mène à de nombreuses situations précaires et/ou illégales.

Si toi aussi, tu es préoccupé-e par ces enjeux, que tu sois déjà familiarisé avec la question ou que tu désires en apprendre d’avantahe pour réfléchir avec nous, rejoins-nous! Le premier rendez-vous ? Une visite de La Baraque à Louvain-la-Neuve, ce joyeux mélange d’habitations très différentes : roulottes, cabanes, fermes, bulles géodésiques, serres,… installées dans un ancien verger où vivre différemment est devenu la norme. Quoi de mieux pour entrer dans le vif du sujet?

Après la visite prévue ce 6 juillet, une réunion reste à planifier pour début août. Si tu tiens à être informé-e ou à participer à la visite, préviens-nous pour que l’on puisse s’organiser. Tu peux nous contacter via Michaël Horevoets (0496/84.32.73.) ou Laura (0484/24.97.49.)

ÉNERGIE| Endiguer la précarité énergétique

pictoDossiersLorsque l’on parle de précarité énergétique on pense souvent à l’énergie du logement (électricité, gaz et mazout)! Cette réalité recouvre pourtant aussi la question de la mobilité. Cependant, je me focaliserai sur la précarité énergétique au sein du logement. Question déjà bien assez vaste pour un si petit article !

La précarité énergétique recouvre une multitude de réalités : incapacité à payer ses factures soit car les revenus sont trop bas, soit la consommation est trop importante et ce pour diverses raisons, auto-privation, …

La Constitution énonce le droit à un logement décent (article 23). L’accès à l’énergie en fait partie mais est loin d’être assuré. En 2013, 18,5% des ménages belges se retrouvaient dans une situation de précarité énergétique « objectivée » (Baromètre de la précarité énergétique 2015, Delbeke B. et Meyer S.).

Nous pouvons dès lors nous poser la question de l’intérêt pour les consommateurs de la libéralisation des marchés du gaz et de l’électricité (2007), biens de première nécessité, lorsqu’on sait que depuis celle-ci les prix n’ont pas diminués et la complexité s’est grandement amplifiée pour les citoyens !

Attention, l’utilisation rationnelle de l’énergie est dans toutes les bouches. « Ils ont des difficultés pour payer ? Regardons avec eux comment réduire leur consommation ! » STOP ! Loin de moi l’idée qu’il n’est pas important que TOUS nous réduisions notre consommation d’énergie. Mais cet effort n’est pas réservé aux personnes en situation de précarité ! De plus, la réduction ne doit pas se faire au détriment d’une vie décente. Attention à l’auto-privation. Et non, la diminution de la consommation (via le changement de comportement des consommateurs) n’est pas l’unique solution à la précarité énergétique ! Veillons dès lors à ne pas être encore dans un discours de responsabilisation des ménages !

Il est grand temps de rénover le bâti ! La qualité médiocre des logements engendre une surconsommation particulièrement problématique pour les ménages en situation de précarité. Pour cela, des mesures politiques sont nécessaires aussi bien pour le parc public que privé. Et attention, la priorité doit se faire au niveau du parc locatif et des propriétaires pauvres. D’autres mesures sociales sont bien évidemment à mettre en œuvre comme par exemple l’élargissement du droit au tarif social.

Lutter contre la précarité énergétique, c’est aussi permettre aux citoyens de comprendre le marché, de connaître leurs droits et d’activer ceux-ci ! Il faut donner aux consommateurs les outils nécessaires que pour pouvoir faire des choix éclairés. Choisir son fournisseur ? Difficile quand on sait combien il y en a et la multitude d’offres qu’il y a sur le marché !

A l’heure des panneaux photovoltaïques et d’autres projets d’auto-production, il est nécessaire de réfléchir à une juste répartition des coûts de réseau. Si nous ne collectivisons pas la production, les coûts de réseau devraient peut-être sortir de la facture d’énergie et ce pour éviter ce que nous vivons actuellement, c’est-à-dire, des coûts redistribués non pas sur tous les consommateurs qui en bénéficient mais bien uniquement sur ceux qui n’ont pas eu la possibilité d’installer des panneaux photovoltaïques (une des raisons de l’augmentation de la facture d’énergie) !

Je terminerai par ceci: une des questions centrales reste comme pour bien des domaines celle des ressources des ménages (ou des coûts des biens et services nécessaires à une vie digne) ! A quand une redistribution des richesses ???

N.B : Plus assez de place pour en parler ici mais allez vous renseigner sur le projet de compteurs intelligents… un danger pour le droit d’accès à l’énergie et notre vie privée !!!

Lisa Joseph

ÉNERGIE| L’efficacité énergétique chez soi

pictoDossiers Il est 6h23, mon réveil sonne et me tire brusquement du sommeil. Heureusement, le chauffage est en marche depuis 1h et une douce chaleur m’accueille au sortir du lit. Premier réflexe, j’allume la lumière et me dirige vers la salle de bain pour ma toilette. Température de l’eau au top pour me sortir de ma léthargie, avec en prime un peu de musique pour l’entrain. Je sors de l’eau, m’essuie et c’est parti ! Sèche-cheveux, épilateur, brosse à dents, … Je ne suis pas sortie de mon lit depuis une heure et ma consommation d’énergie explose les scores sans même que je m’en sois rendue compte !

La consommation d’énergie d’un individu est difficilement repérable puisque pour ainsi dire invisible, consommée sans qu’il y ait acte conscient, parfois même par le biais des biens et services mis à sa disposition. Pour la majorité d’entre nous, l’énergie est assimilée à ce qui est repris sur notre facture d’électricité ou de gaz, à notre plein d’essence ou de la cuve à mazout, ou aux calories des aliments. Mais, bien que vulgarisé à l’extrême, on semble tous conscients que nos habitudes quotidiennes sont le fruit d’une dépense (excessive?) d’énergie. Partant de ce postulat, comment appréhender un revirement de nos modes de consommation en énergie ?

Des différents secteurs d’énergie, c’est le secteur résidentiel qui nous intéresse donc ici, autrement dit la consommation finale d’énergie liée à l’usage des ménages. Dès lors, il est primordial de porter une attention toute particulière à la conception et la rénovation du bâti qui est le premier facteur de dépense en énergie. De nombreuses avancées techniques et technologiques nous permettent aujourd’hui d’envisager de nouveaux modèles de construction pour beaucoup encore à l’état d’expérimentation. Parmi les techniques éprouvées, on retrouve l’orientation des bâtiments, l’utilisation de matériaux adaptés, les célèbres panneaux solaires et photovoltaïques qu’on ne présente plus, les espaces tampons, les systèmes de chauffage et de ventilation combinés (VMC double flux), les maisons passives, etc.

Les capacités d’actions des architectes sont cependant limitées et/ou peu efficaces car bridées par des règles d’urbanisme trop rigides. En outre, je constate aussi une fracture entre deux écoles ; d’une part l’archi-star et de l’autre l’architecte responsable, conscient qu’il impacte sur son environnement. Les deux courants évoluant en parallèle, avec parfois une percée de ces génies libres qui, plutôt que de concevoir un logement de qualité se transforment en concepteurs d’installations ultras modernes ! La domotique en est un exemple parlant qui pour ma part n’est pas à envisager. Une étape de plus pour être hyper-connecté et ce non sans danger pour la santé et la vie privée, sans pour autant réduire significativement notre consommation !

On constate que ces 20 dernières années, l’effort énergétique(1) d’un ménage n’a que peu fluctué, résultat d’évolutions contradictoires : l’amélioration des performances énergétiques en ce qui concerne l’enveloppe des bâtiments, les modes de chauffage et de l’électro-ménager contre des logements de plus en plus grands et sur-équipés. Il est dès lors absurde d’espérer du progrès une solution à cette surconsommation, ce sont nos pratiques quotidiennes qu’il faut revoir. S’intéresser à la consommation d’énergie d’un individu en revient à s’intéresser à son mode de vie et soulève un questionnement éthique. Dans un souci de justice, il n’y a qu’en revoyant nos standards à la baisse que nous pourrons espérer un jour consommer l’énergie sans mauvaise conscience !

Laura Mahieu

(1)  Part allouée aux coûts de l’énergie dans le budget d’un ménage.