Let's keep the pressure!

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Le compte-rendu intégral des débats est disponible en cliquant ICI.

En résumé :

L'accord de Paris conclu lors de la COP21 est accueilli de manière différente selon les intervenants. Bien que tous applaudissent l'importante mobilisation citoyenne qui a accompagné cet événement international, certains soulignent le fait que c'est la première fois depuis longtemps que la communauté internationale s'accorde unanimement sur l'urgence de prendre des mesures pour lutter contre le changement climatique et se réjouissent du caractère contraignant de cet accord, bien que la seule véritable pression qui pèse sur les États soit celle des pairs.

Nos intervenants* ont regretté que certains éléments aient été maintenus hors du texte de l'accord notamment les énergies fossiles en tant que telles, la responsabilité de l'aviation et du transport maritime dans le changement climatique et la mention des « populations indigènes » comme en étant les première victimes. Le fait que le marché carbone ait par contre bien été maintenu dans le texte est déploré par certains.

Pascoe Sabido (Corporate Europe Observatory) pointe du doigt le fait que, bien que l'objectif de rester en-dessous de1,5°C de réchauffement climatique soit mentionné, celui-ci n'est que de la poudre aux yeux : les objectifs individuels des États sont bien loin de permettre de limiter le réchauffement de l'atmosphère à 1,5°C. Or, ceux-ci ne seront revus qu'après que, selon les projections actuelles, la Terre n'ait atteint ce niveau réchauffement. Dans l'état actuel des choses, un réchauffement de l'atmosphère de 1,5°C sera atteint en 2020 et un réchauffement de 2°C sera atteint dans 25 ans !

Jean-Pascal Van Ypersele (UCL) souligne que ça coûte maintenant moins cher de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre que d'attendre de subir les conséquences du changement climatique. Pour Samuel Lietaer (Climate Express), il faut maintenir la pression (l'augmenter!), renforcer la convergence des luttes et mettre en œuvre les engagements pris à Paris. Cela passe par la prise d'engagements annuels concrets et une planification temporelle claire pour y arriver. Nos intervenants insistent sur l'absolue nécessité de travailler sur la demande en diminuant notre consommation et en augmentant l'efficacité énergétique et de développer les énergies renouvelables en complément à ces mesures d'économie. 100% d'énergies renouvelables, c'est possible si on renforce l'interconnexion des réseaux européens nous dit Juliette Boulet (Greenpeace). Meyrem Almaci (Groen) plaide pour un désinvestissement massif des énergies fossiles et un investissement massif dans l'économie circulaire.


* mis à part Jean-Pascal Van Ypersele, qui s'est abstenu de formuler un avis politique dans ce débat. Il se dit toujours prêt à travailler au sein du GIEC et reste donc au service de la décision politique sans être prescriptif.

Présentation de Samuel Lietaer

Présentation de Juliette Boulet

Présentation de Meyrem Almaci

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