Les jeunes unis contre les politiques d'austérité

Les jeunes unis contre les politiques d'austérité
Fédéral
Thématique(s) de l'article :
écolo j répond à l'appel des organisations de jeunesse syndicales qui se mobilisent pour lutter contre les politiques d'austérité. écolo j est signataire de l'appel et sera présent pour la première mobilisation de cette plateforme. Rendez-vous ce vendredi 24 octobre à 16H devant la Bourse pour dire non aux politiques d'austérité!

Pour la première fois depuis longtemps, un front uni contre les différentes politiques gouvernementales voit le jour. Nous ne pouvons tolérer les mesures programmées car elles vont hypothéquer l’avenir des jeunes, partout en Belgique.

  • Les jeunes subissent de plein fouet le ralentissement de l’économie et la pénurie d’emplois. Ceux qui ont la chance de trouver rapidement un emploi, sont bien souvent obligés d’occuper des emplois précaires, sans perspective d’avenir. Ceux qui n’en trouvent pas, sont harcelés par des procédures de plus en plus arbitraires et seront bientôt forcés d’accepter des mini-jobs précaires et sous-payés pour conserver leurs droits. Les allocations d’insertion, déjà rabotées sous la précédente législature (pour rappel, des dizaines de milliers de personnes seront exclues au 1ier janvier 2015), vont progressivement disparaître avec les nouvelles mesures fédérales programmées.
  • L’allongement de la carrière à 67 ans est une mesure absurde lorsque l’âge effectif de départ à la retraite est à peine à 60 ans aujourd’hui. De plus, il faudra qu’on nous explique en quoi garder les aînés plus longtemps au travail va permettre de libérer des emplois pour les jeunes ? Le Ministre des Pensions, avec un aplomb cynique, ose affirmer que cette mesure va bénéficier à la jeunesse !
  • Le saut d’index va avoir un impact structurel sur le salaire des jeunes tout au long de leur carrière. Un jeune de 22 ans commençant sa carrière avec un salaire brut de 2200 € perdra au final près de 25.000 €. D’un point de vue économique, cette politique d’austérité est contreproductive. La BCE, le FMI - institutions qu’il est difficile de qualifier de gauchistes - estiment qu’il faut au contraire augmenter les salaires des travailleurs pour assurer la relance de l’économie.
  • Le gouvernement Michel veut créer des emplois, en offrant 3,5 milliards aux entreprises. Ces cadeaux ne sont pas conditionnés à des obligations de création d’emplois et il n’y a donc aucune garantie que les entreprises engagent. C’est un chèque en blanc aux actionnaires et aux détenteurs de capitaux.
  • Le gouvernement va chercher l’argent dans les mauvaises poches. Rien n’a été fait pour rétablir un minimum de justice fiscale. Pas étonnant que la FEB se réjouisse de l’accord de gouvernement.
  • Pendant ce temps-là, les jeunes vont devoir payer encore plus cher leurs études. La démocratisation de l’enseignement supérieur semble être un vœu pieux. Les autorités sont-elles aveugles ? Comment assurer que la société belge se développe sans un réinvestissement massif dans l’enseignement ?

Tout se passe comme si les gouvernements actuels (tant fédéral, communautaires que régionaux) avaient décidé que les mécanismes de solidarité et de répartition des richesses, ainsi que la société civile dans son ensemble, devaient progressivement disparaître, au profit exclusif de l’individu et de l’entreprise. Nous ne sommes pas aux Etats-Unis, nous ne pouvons accepter ces attaques frontales contre les services publics, la sécurité sociale, l’enseignement, la culture, la jeunesse, les « étrangers »….

De manière inédite, d’Arlon à Ostende, les organisations de jeunesse syndicales invitent tous les jeunes, et les organisations de jeunesse, à nous rejoindre aux différentes manifestations prévues :

  • Le 24 octobre à 16h à la Bourse de Bruxelles pour le coup d’envoi ;
  • Le 06 novembre à Bruxelles, avec une action commune ;
  • Le 17 novembre en solidarité avec les étudiants ;
  • Le 24 novembre : Hainaut, Limbourg, Luxembourg, Anvers ;
  • Le 1ier décembre : Namur, Liège, Flandre Orientale, Flandre Occidentale ;
  • Le 8 décembre : Bruxelles, Brabant Flamand, Brabant Wallon ;
  • Le 15 décembre : PARTOUT !

Des séances d’information collectives vont être organisées prochainement dans toutes les régions.

L’avenir nous appartient, faisons reculer ces gouvernements de contraception sociale !

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