Conférence | Si tu pollues, tu payes ?

Les associations Eyes on Europe, SAIES – Students’ Association of the Institute for European Studies, écolo j ULB, Délégation Specque de l’ULB et CEE&T ont eu la fabuleuse idée de collaborer afin de mettre en place la conférence « Si tu pollues, tu payes ? Le principe de pollueur payeur au sein de l’Union européenne ».

L’événement se tiendra dans le cadre de la Journée de la Durabilité organisée par ULB Environnement – Student Green Office SGO et le Service Environnement et Mobilité qui aura lieu le 24 avril !

Le Principe assez simple du pollueur-payeur au sein de l’Union européenne peut se résumer par le fait d’imposer une sanction fiscale aux entreprises polluantes. Ce principe est aujourd’hui bel et bien intégré dans le cadre de l’économie libérale du libre marché. Cependant, il apparait que son application souffre de nombreuses limites, en citant par exemple l’échec du marché carbone ou encore les effets mitigés sur la consommation et l’incitation pour les producteurs.

Aujourd’hui, il semble urgent de trouver des solutions durables, mais comment peut-on arriver à quantifier les conséquences des pollutions et comment en fixer le prix ? Ce principe du pollueur payeur n’est-il pas une incitation à la pollution, les entreprises ayant payé le droit de polluer ?

Si vous aussi vous voulez discuter du principe et de la place de l’environnement dans l’ordre européen en général, venez le 24 avril, afin de proposer vos solutions pour un avenir durable !
Modératrice : Natalia Claasen ( présidente du CEE&T et présidente de la Commission ENVI pour la SPECQUE)

  • Où ? À l’ULB (H.1.301)
  • Quels intervenants ?

Nicolas de Sadeeler : professeur de droit à l’Université Saint-Louis

Charlotte Billingham : travaille à la Fondation Européenne d’Études Progressistes (FEPS)

Daniel Tanuro : ingénieur agronome et environnementaliste

Modératrice : Natalia Claasen ( présidente du CEE&T et présidente de la Commission ENVI pour la SPECQUE)

LIRE | Une planète à bout de souffle. Réduire, imaginer, agir

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« Pour éviter une misère généralisée et une perte catastrophique de biodiversité, l’humanité doit adopter une alternative plus durable écologiquement que la pratique qui est la sienne aujourd’hui. » Tel était le message dans la revue « Biosciences » de 15 000 scientifiques en marge de la COP 23 au mois de novembre dernier. Autrement dit, notre modèle de civilisation détruit chaque année un peu plus le capital naturel qui assure aux populations un avenir digne et désirable.

Chacun a sa part de responsabilité. Donald Trump, bien sûr, qui, par son absence d’engagement sur le climat, met en péril le monde entier. Mais aussi la grande majorité des décideurs politiques dont les décisions restent soumises au dogme de la croissance du PIB. « Produire, consommer et croître toujours plus ! » demeure le discours majoritaire de nos représentants. Or, notre planète est limitée. Cette politique du « toujours plus » repose sur la croyance en une disponibilité infinie de ressources comme les forêts, les minerais, les sols, les stocks de poissons mais également les énergies fossiles comme le pétrole ou le gaz naturel. Par ailleurs, notre modèle de croissance continue à malmener des systèmes dont la stabilité est pourtant vitale pour les sociétés humaines : le climat, mais aussi les écosystèmes ou les cycles de l’eau et de l’azote.

Vu l’importance des menaces qui pèsent sur l’humanité, il est urgent de changer de logiciel et d’amorcer de véritables ruptures ! Bousculons nos habitudes et ouvrons notre imaginaire ! C’est ce à quoi Justice et Paix s’est attelée, à son échelle, dans son étude « Une planète à bout de souffle. Réduire, Imaginer, Agir ».

Avant de consommer autrement, consommer moins

Les limites physiques d’un monde fini exigent une transformation de notre rapport au monde, de nos besoins et de nos désirs. Il importe non seulement de consommer « autrement », mais avant cela, de consommer « moins ».

Quand on y réfléchit, l’accumulation sans borne d’objets de toutes sortes permet-elle réellement d’être plus heureux ? L’éclairage des magasins pendant la nuit, même avec des leds, est-il indispensable ? L’épanouissement d’un enfant dépend-il, avant tout, de la quantité de jouets (même en plastique recyclé) qu’il reçoit chaque année ? La quantité inouïe de papier, d’encre et d’écrans plats utilisés par les publicitaires pour nous vendre des produits à l’utilité questionnable et à l’obsolescence planifiée dans le temps apporte-t-elle un quelconque progrès à l’humanité ? Avons-nous réellement besoin de voitures équipées « full option », dont la carrosserie et le moteur nous permettent techniquement de monter jusqu’à 260 km/h alors que la vitesse est limitée légalement à 120 km/h ? Les exemples d’absurdité de la société de consommation sont innombrables.

Dès aujourd’hui, un virage politique à 180 degrés !

Toutefois, la libération du productivisme et du consumérisme ne peut être uniquement une démarche individuelle. À l’éthique personnelle doivent être associés des engagements politiques.

Il s’agit de créer des systèmes d’organisation sociale, économique et politiques capables de garantir une vie digne pour chacun, tout en étant compatibles avec les limites physiques de notre planète. En s’inspirant par exemple des travaux de Serge Latouche, de Pablo Servigne ou de Philippe Bihouix, il s’agit de recycler, réparer, remplacer, récupérer, réduire, redistribuer, repenser, mais aussi d’imaginer, de rêver et d’agir collectivement.

Nos représentants ont les moyens d’agir à plusieurs niveaux en faveur d’une gestion responsable et durable des ressources naturelles. Ceux-ci peuvent voter des lois, règlements et normes techniques de qualité concernant les produits ou les modes de fabrication et les assortir de sanctions en cas de non-respect. Ils devraient aussi inciter davantage les entreprises afin qu’elles adoptent des comportements durables comme l’écoconception, c’est-à-dire, la conception de produits pensée en vue de la réparation, de la récupération de pièces et du recyclage. Les produits et comportements non durables pourraient être davantage pénalisés. Nous pensons particulièrement aux produits destinés à être obsolètes après une durée déterminée, les objets hautement inutiles ou trop complexes pour être envisagés dans une économie circulaire. Parallèlement, on est en droit d’attendre de nos décideurs politiques que soient soutenues les activités sociales, collaboratives et écologiques telles que les « repair café », les pratiques agrobiologiques ou les différentes initiatives citoyennes de Transition.

En tant que citoyens ou représentants du monde associatif, nous avons un rôle à jouer ! La lutte contre le CETA et le TTIP a démontré que lorsqu’on agit de façon coalisée, les lignes peuvent bouger. Les prochaines élections 2018 et 2019 sont des opportunités à saisir pour interpeller le pouvoir politique ! Nous n’avons plus le luxe d’attendre plus longtemps.


Valéry Witsel |
Justice et Paix


CINÉ-DÉBAT : Before the flood

écolo j Mons t’invite à venir voir Before the flood, un documentaire passionnant qui agit comme une piqûre de rappel sur le réchauffement climatique.

Le film tente de montrer comment la planète peut encore être sauvegardée et empêcher la disparition d’espèces ou encore la modification brutale et peut-être irréversible de notre environnement. L’action citoyenne par le truchement du choix des politiques lors de consultations nationales est-il une forme de réponse ?

Allons bloquer le 10ème plus grand émetteur de CO2 d’Europe !

pictoEnActionFin août, des membres d’écolo j se rendaient pour la seconde fois en Allemagne afin de bloquer le 10ème plus grand émetteur de CO2 d’Europe, la mine de charbon d’Ende Gelände.

L’objectif de l’action était de dénoncer les injustices liées aux changements climatiques.

La dynamique s’est poursuivie lors de la COP 23 à Bonn en Allemagne début novembre !

AG I écolo j LLN

L’ordre du jour :

  • Accueil des nouvelles et nouveaux
  • Suivi de l’atelier Vermicomposte
  • Suivi des contacts avec l’UCL au sujet du désinvestissement des énergies fossiles
  • Projet commun avec ECOLO BW
  • Conférence avec le Kot Citoyen
  • Retour des contacts avec l’Assemblée des Groupes Politiques
  • News fédérales

Nouveau ou nouvelle ?
Tu peux prévenir de ta présence en envoyant un petit mail à lln@ecoloj.be. On t’accueillera avec grand plaisir wink

écolo j ULg accueille son Conseil d’Administration avec des slogans pour le désinvestissement

pictoEnActionDans le prolongement de la campagne de désinvestissement des énergies fossiles, écolo j ULg accueillait le Conseil d’Administration de l’ULg avec le slogan: On ne croit plus au Père Noël. Mais on croit encore en vous. Désinvestissez des énergies fossiles.

Retrouve la vidéo sur la page Facebook de la régionale.

Fossil Free ULg !

pictoEnActionSuite à son courrier au Conseil d’administration de l’ULg, écolo j ULg a rassemblé de nombreux de partenaires pour une première réunion de lancement d’une grande campagne incitant l’ULg à désinvestir des énergies fossiles.

Fossil Free ULg, c’est parti ! Envie d’y apporter ta contribution ? Une pétition a été lancée et on travaille encore à toutes sortes d’actions. Contacte-nous !

CLIMAT| Pourquoi désinvestir l’énergie fossile ?

pictoDossiersDepuis 201desinvest0, le désinvestissement est devenu l’un des enjeux de la lutte environnementale. Alors qu’au début, les campagnes de désinvestissement étaient concentrées sur les campus américains et anglais, de plus en plus d’institutions se lancent aujourd’hui dans cette aventure.

Pour comprendre un peu mieux le phénomène, je suis allé à la rencontre de Frank Vanaerschot, chargé de plaidoyer et de campagne de désinvestissement chez FairFin (équivalent flamand de Financité), une association qui s’occupe de recherches sur la finance éthique et solidaire.

Kaai Theater
Fin 2010, FairFin a lancé une campagne sur le désinvestissement des banques belges dans les énergies fossiles, mais cela n’a pas abouti à une action concrète. Quelques années plus tard, le mouvement a pris de l’ampleur et le milieu associatif a relancé des actions.
Une des actions les plus marquantes est sans doute celle du Kaai Theater, un centre d’art bruxellois engagé mais qui, paradoxalement, était sponsorisé par KBC, une banque qui investit dans les énergies fossiles. Le théâtre a  décidé de lancer une campagne pour le désinvestissement, en créant des sets de table dénonçant les investissements de la banque. Sachant qu’une bonne partie de la clientèle de la cantine du Kaai Theater faisait partie de KBC, l’information a vite circulé. Suite à cela, le président de KBC a dit vouloir désinvestir le secteur des énergies fossiles, mais à titre individuel.

Outil pour les citoyens
Avec le site bankwijzer.be, FairFin a voulu mettre à disposition un outil pour les associations, les citoyens et les entreprises désireux d’investir dans des fonds éthiques. « Nous avons analysé les politiques d’investissement de différentes banques belges et nous les avons classées en fonction de leurs aspects éthique et social. En plus de cela, nous proposons aux personnes de nous soutenir dans notre plaidoyer en adressant une demande pré-remplie, à titre individuel, aux décideurs politiques et aux dirigeants des grandes banques ».

L’entretien touchant à sa fin, Frank nous donne une bonne raison pour ne pas investir dans les énergies fossiles : « C’est une bulle du carbone : nous savons que pour maintenir le réchauffement global de 2°C, il faut que 80 % des réserves d’énergies fossiles connues jusqu’ici reste sous terre jusqu’à 2050. Mais comme la valeur des entreprises du secteur des énergies fossiles dépend grandement de l’utilisation de ces réserves, leur valeur ne peut que diminuer et faire fuir les investisseurs ».

Jean-Michel Muhire