ÉNERGIE| L’efficacité énergétique chez soi

pictoDossiers Il est 6h23, mon réveil sonne et me tire brusquement du sommeil. Heureusement, le chauffage est en marche depuis 1h et une douce chaleur m’accueille au sortir du lit. Premier réflexe, j’allume la lumière et me dirige vers la salle de bain pour ma toilette. Température de l’eau au top pour me sortir de ma léthargie, avec en prime un peu de musique pour l’entrain. Je sors de l’eau, m’essuie et c’est parti ! Sèche-cheveux, épilateur, brosse à dents, … Je ne suis pas sortie de mon lit depuis une heure et ma consommation d’énergie explose les scores sans même que je m’en sois rendue compte !

La consommation d’énergie d’un individu est difficilement repérable puisque pour ainsi dire invisible, consommée sans qu’il y ait acte conscient, parfois même par le biais des biens et services mis à sa disposition. Pour la majorité d’entre nous, l’énergie est assimilée à ce qui est repris sur notre facture d’électricité ou de gaz, à notre plein d’essence ou de la cuve à mazout, ou aux calories des aliments. Mais, bien que vulgarisé à l’extrême, on semble tous conscients que nos habitudes quotidiennes sont le fruit d’une dépense (excessive?) d’énergie. Partant de ce postulat, comment appréhender un revirement de nos modes de consommation en énergie ?

Des différents secteurs d’énergie, c’est le secteur résidentiel qui nous intéresse donc ici, autrement dit la consommation finale d’énergie liée à l’usage des ménages. Dès lors, il est primordial de porter une attention toute particulière à la conception et la rénovation du bâti qui est le premier facteur de dépense en énergie. De nombreuses avancées techniques et technologiques nous permettent aujourd’hui d’envisager de nouveaux modèles de construction pour beaucoup encore à l’état d’expérimentation. Parmi les techniques éprouvées, on retrouve l’orientation des bâtiments, l’utilisation de matériaux adaptés, les célèbres panneaux solaires et photovoltaïques qu’on ne présente plus, les espaces tampons, les systèmes de chauffage et de ventilation combinés (VMC double flux), les maisons passives, etc.

Les capacités d’actions des architectes sont cependant limitées et/ou peu efficaces car bridées par des règles d’urbanisme trop rigides. En outre, je constate aussi une fracture entre deux écoles ; d’une part l’archi-star et de l’autre l’architecte responsable, conscient qu’il impacte sur son environnement. Les deux courants évoluant en parallèle, avec parfois une percée de ces génies libres qui, plutôt que de concevoir un logement de qualité se transforment en concepteurs d’installations ultras modernes ! La domotique en est un exemple parlant qui pour ma part n’est pas à envisager. Une étape de plus pour être hyper-connecté et ce non sans danger pour la santé et la vie privée, sans pour autant réduire significativement notre consommation !

On constate que ces 20 dernières années, l’effort énergétique(1) d’un ménage n’a que peu fluctué, résultat d’évolutions contradictoires : l’amélioration des performances énergétiques en ce qui concerne l’enveloppe des bâtiments, les modes de chauffage et de l’électro-ménager contre des logements de plus en plus grands et sur-équipés. Il est dès lors absurde d’espérer du progrès une solution à cette surconsommation, ce sont nos pratiques quotidiennes qu’il faut revoir. S’intéresser à la consommation d’énergie d’un individu en revient à s’intéresser à son mode de vie et soulève un questionnement éthique. Dans un souci de justice, il n’y a qu’en revoyant nos standards à la baisse que nous pourrons espérer un jour consommer l’énergie sans mauvaise conscience !

Laura Mahieu

(1)  Part allouée aux coûts de l’énergie dans le budget d’un ménage.

ÉNERGIE| Pétrole, le confort ou la misère ?

pictoDossiersQue ce soit à Paris ou à Lima, les conférences des Nations Unies sur les changements climatiques (COP) soulignent l’urgence de limiter l’augmentation de la température de la terre à 2°C. Le réchauffement climatique représente un enjeu fondamental – bien que trop souvent marginalisé – dans les négociations internationales et ses impacts sur la vie des populations sont incontestables aujourd’hui. Ce phénomène est directement lié à notre consommation énergétique, elle-même dépendante de l’extraction de ressources naturelles.


Parmi ces ressources, le pétrole représente la 1ère source d’énergie au monde. Le pétrole est une matière première épuisable, dont tous les pays sont actuellement dépendants. Il fait partie des énergies fossiles avec le gaz et le charbon. Ces combustibles tirés du sous-sol sont responsables de 2/3 des émissions de gaz à effet de serre – dont 35% sont dues au pétrole – et contribuent ainsi au réchauffement de la planète.

L’exploration et l’extraction de matières premières comme le pétrole ne se réalisent pas sans conséquences pour l’homme et l’environnement, notamment dans les pays du Sud qui en sont les principaux producteurs. On constate en effet que 75% de la population mondiale en situation de pauvreté vit dans des régions où les ressources naturelles sont abondantes.

Prenons le cas du Pérou. Ce pays d’Amérique du Sud est colonisé par les industries extractives  : 62% du territoire national est sous concession gazière ou pétrolière et 20% sous concession minière.

En Amazonie péruvienne, les communautés indigènes souffrent directement de l’exploitation du pétrole qui se trouve sur leur territoire et qui détruit leurs conditions de vie. Le gouvernement ne respecte pas la consultation préalable, libre et informée des populations susceptibles d’être affectées par un projet, principe inscrit dans la Convention 169 de l’OIT. Les multiples accidents et pollutions des entreprises pétrolières nuisent à la santé, à un environnement sain et à l’alimentation des communautés. Leur  territoire est accaparé et leur identité culturelle altérée par la présence de ces projets d’envergure.

En février 2016 par exemple, en raison d’une mauvaise maintenance des oléoducs, des écoulements se sont produits pendant plusieurs jours dans les régions péruviennes Amazonas y Loreto. Cependant, aucune sanction contre les entreprises n’a à ce jour été prise et les familles affectées ne bénéficient d’aucune aide particulière.

En tout, ce sont plus de 200 conflits sociaux qui agitent le Pérou depuis plusieurs années, dont les ¾ sont de type socio-environnemental. Ainsi, une réelle fracture existe entre l’État, la population et les entreprises. Peu de mécanismes de dialogue entre les différentes parties aboutissent réellement.

Et la balance semble pencher du côté des multinationales. Ces 3 dernières années, le Pérou a adopté des mesures économiques qui facilitent leurs investissements, mais qui mettent en danger la protection de l’environnement, les conditions de travail et le droit à la propriété de la population locale.

Bien que l’extraction des matières premières soit une priorité pour l’équilibre économique de nombreux pays, il est primordial que les États développent des politiques de prévention des risques, de transparence(1) et d’accès à l’information pour les populations locales.

Ce respect des populations du Sud doit aller de pair avec un changement réel des comportements et de la consommation énergétique des citoyens dans les pays du Nord. Comme l’explique l’Agence Internationale de l’Énergie  : Si nous voulons conserver la température de la terre en-dessous des 2°C, 2/3 des réserves fossiles prouvées doivent être laissées dans le sol.

Il est donc impératif aujourd’hui de diminuer notre dépendance au pétrole, pour préserver notre planète et les populations qui en dépendent directement. S’il incombe aux responsables politiques d’avancer en ce sens, les citoyens peuvent également poser des gestes significatifs au quotidien.

Déborah Tousch

(1)  L’initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) est un exemple des processus mis en place qui vise l’amélioration de la gouvernance des ressources naturelles.

ÉNERGIE| Le futur du nucléaire

pictoDossiersSi en Belgique, la sortie du nucléaire (qu’écolo j soutient) a été décidée par la loi du 31 janvier 2003, le secteur du nucléaire mondial s’achemine quant à lui depuis quelques années vers quatre autres voies:


La prolongation
Assurément la plus risquée. Il est vrai que de nombreuses parties de centrales sont renouvelées ou améliorées avant toute prolongation. Mais, d’un autre côté, des parties très sensibles ne pourront jamais être remplacées et la fiabilité de ces vieilles centrales laisse, aujourd’hui, clairement à désirer.

Les nouveaux réacteurs EPR
Les European Pressurized Reactor sont théoriquement plus sûrs, mais leur gigantisme rend leur coût absolument impayable tout en rendant notre approvisionnement électrique encore plus centralisé : le contraire de ce qu’il faudrait faire. Ceux actuellement en construction (Flamanville, Olkiluoto) accumulent les retards, les problèmes importants et aucun n’a encore été mis en service. Le réacteur de Flamanville met en danger financièrement son concepteur Areva qui a dû être recapitalisé par l’État français.

Les SMR
Les Small Modular Reactor sont essentiellement pensés pour coûter moins cher à construire et à entretenir  : petits, standardisés et construits en série. Ce sont des anti-EPR. Mais ils restent basés sur la même technologie qui crée des déchets et comporte des risques. Par ailleurs, s’il est certain qu’ils seront plus faciles à construire, leur moindre coût reste encore théorique.

La fission liquide
Elle n’est pas totalement nouvelle. Le procédé existe depuis les années 60 où un prototype était testé au Oak Ridge National Laboratory. Mais on n’a jamais mis en service de réacteur commercial. Sans débouchés militaires, en pleine guerre froide, il était malheureusement difficile d’obtenir des budgets. Cela dit, depuis quelques années, les chercheurs ont réemprunté cette voie et ont nettement amélioré le processus pour le rendre très efficace et économique. Transatomic promet ainsi de nous débarrasser de 96% de nos déchets nucléaires tout en diminuant par 1000 la durée de vie des déchets restants. Cela pour un coût inférieur au charbon ou au gaz. Son principal avantage est d’être intrinsèquement sûr. Si les centrales actuelles nécessitent de l’énergie pour se refroidir sous peine de provoquer une catastrophe (ce qui est arrivé à Fukushima), c’est tout le contraire dans un réacteur à fission liquide : la réaction se stoppe toute seule et sans intervention humaine. Son principal désavantage est d’être encore relativement jeune  : on dira que ce sont des promesses et que le père Noël n’existe pas. Le coût de base reste élevé également : 1,7 milliards de $ pour Transatomic. Toutefois, il faudra bien investir pour nous débarrasser des déchets nucléaires et ce ne serait peut-être pas un mal de produire en même temps de l’électricité.

Aurian Bourguignon

ÉNERGIE| Quel type de production électrique pour demain ?

pictoDossiersLes  infrastructures énergétiques sont omniprésentes, coûtent cher et durent longtemps. Cela prendra des dizaines d’années pour adapter les réseaux à l’avenir. Mais il faut commencer aujourd’hui, donc décider dès maintenant : myriade de réseaux locaux ou super-réseau planétaire ?


Solution 1 : le super-réseau intelligent
C’est la direction depuis un siècle : l’interconnexion de tous les réseaux en adaptant les normes de tension, de fréquence,… La nouveauté serait l’ajout de la technologie de communication via les lignes électriques, sorte d’Internet des machines, qui permettrait au gestionnaire d’adapter la consommation à la production. Les compteurs démarreraient alors les lave-vaisselles, lave-linges,…  préalablement préparés. Du côté des avantages, le même appareil peut être branché dans tous les pays du réseau, l’énergie produite serait entièrement consommée, l’intermittence des énergies renouvelables serait « moyennée » et constante (imaginons un réseau mondial). Du côté des inconvénients, on aurait un système très sensible aux black-out ou aux éruptions solaires, une multitude de nouvelles pannes liées au réseau (si c’est comme internet…), un risque de perte de vie privée dû à la circulation des informations.

Solution 2 : la  grappe  de micro-réseaux
Il s’agirait de récupérer l’électricité où l’on peut à son échelle (domicile, quartier, village,…) via une multitude de moyens : solaire, éolien, hydraulique, électricité produite par des organismes,… Pour les avantages, il y a l’indépendance énergétique (ou presque car le chauffage est rarement électrique), la robustesse vis-à-vis des pannes : plus question de voir un quartier entier plongé dans le noir à cause d’un accident de la route, moins de gaspillage (les réseaux chauffent beaucoup les pattes des oiseaux et émettent des ondes). Pour les inconvénients…  Il y a ceux qui ne peuvent pas se payer une éolienne ou qui vivent en appartement, les inévitables bricolages électriques dangereux, la durée de vie réduite des appareils s’ils sont connectés à une source instable, le coût prohibitif des batteries nécessaires à ce genre de production.

Conclusion
La seconde solution semble plus prometteuse à cause de la résilience qu’elle introduit par la multiplicité des systèmes, à condition que la technologie de stockage de l’énergie progresse. Cependant un réseau très normalisé et international restera toujours nécessaire pour certaines de nos technologies.

Pierre Jentgen

ÉNERGIE| L’énergie en Belgique

pictoDossiersDu réveil au coucher, l’énergie est partout. Vivre sans ses formes actuelles paraitrait inconcevable pour l’écrasante majorité d’entre nous. Au fond, pourtant, sait-on vraiment dans quel ordre de grandeur se situent la production et la consommation belges ? Après d’énergiques recherches, voilà le bulletin inquiétant qui ressort notamment des chiffres de l’Agence internationale de l’Énergie pour 2013…  


Énergie primaire (EP) vs. Énergie finale (EF)

Pour cographiquesLucasmmencer, il convient d’établir une distinction claire entre l’EP (forme d’énergie directement disponible ou énergie issue d’une seule transformation) et l’EF (forme d’énergie disponible en bout de chaîne). Le premier constat alarmant se situe déjà au niveau de l’EP et du fossé entre la production et la consommation de cette énergie en Belgique. Tous les combustibles fossiles utilisés  sont importés directement de l’étranger, la production d’EP ne repose que sur l’énergie nucléaire (75%) et les énergies renouvelables (25%). Si l’on ajoute à cela que l’EP produite en Belgique ne représente qu’un peu plus d’un tiers seulement de la consommation intérieure brute d’énergie en Belgique, la situation parait pour le moins urgente.

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Au niveau de la consommation d’EP, l’industrie et la chimie en prennent chacune à leur compte environ 23%, le logement 21,4%, le transport 20,2%, le secteur tertiaire 11,6% et l’agriculture 1,7%. Si l’on compare la consommation d’EP par habitant de la Belgique au reste du monde, le bilan n’est pas non plus encourageant : même si elle ne représente « que » 2/3 de l’américaine, elle est largement supérieure à l’européenne (44%), la française (23%) et la japonaise (26%).


Nucléaire et consommation  : ambiance électrique !

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La production d’électricité est l’un des nombreux usages de l’EP et, là encore, les chiffres ne sont pas vraiment rassurants. La Belgique est juste derrière la France le pays qui dépend le plus de l’énergie nucléaire avec une part de plus de 50% de l’électricité produite en Belgique (loin devant les 31% des centrales thermiques à combustibles fossiles et les 17% générés par les énergies renouvelables). Vu la sortie du nucléaire prévue dans un futur plus ou moins proche et le tarissement progressif des énergies fossiles, il est impératif de passer à la vitesse supérieure dans l’investissement dans les énergies renouvelables.

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En 2013, la consommation totale d’électricité en Belgique s’élevait à 89,09 TWh, soit environ 8020 kWh/habitant. Ce total, bien qu’il ne dépasse pas celui des États-Unis, est plus de 2,5 fois supérieur à la moyenne mondiale. Entre 1990 et 2013, la consommation d’électricité en Belgique a augmenté de 40% alors que la population n’a augmenté que de 10%. L’industrie caracole toujours en tête avec ses 46% de la consommation, suivie du secteur tertiaire avec 27,2%, du logement (24,5%), du transport (2,1%) et de l’agriculture (0,3%).

De l’étranger dans le gaz
Principalement utilisé pour la production d’électricité, le chauffage, l’eau chaude, la cuisson des aliments et parfois même pour le transport, le gaz consommé en Belgique provient exclusivement de l’étranger (Pays-Bas, Norvège, Allemagne, Qatar et Royaume-Uni). Il est généralement moins coûteux et moins polluant que les autres énergies fossiles. Sur les dix dernières années, la moyenne annuelle de consommation en Belgique se situe entre 180.000 et 190.000 TWh, avec quelques fortes variations dues à un temps particulièrement doux ou au contraire particulièrement rude en hiver.

La Belgique bien au-dessus de la moyenne européenne au niveau du pétrole
Le constat est le même pour le pétrole : tout est importé, principalement depuis la Russie (40%), les pays de l’OPEP dont l’Arabie saoudite (31%), l’Iran (7,5%), le Royaume-Uni et la Norvège. Le secteur des transports (voitures, avions, bateaux…) absorbe plus de la moitié du pétrole mondial, mais il est également utilisé par l’industrie pétrochimique pour fabriquer du plastique et il peut être transformé en fioul ou en bitume, notamment. Le pétrole compte pour pas moins de 40% de l’approvisionnement énergétique belge, loin devant le gaz naturel (25,5%), le nucléaire (19,7%), les énergies renouvelables (7,7%) et le charbon (5,7%). La Belgique consomme 2,15 tonnes de pétrole par habitant et par an, soit 650 kilos de plus que la moyenne européenne.

Vite la transition énergétique !
Avec ce mauvais bulletin, la raréfaction des énergies fossiles disponibles et leur coût environnemental, il est temps d’investir massivement dans la transition énergétique. D’ici à 2020, la part des énergies renouvelables dans la consommation d’EP de la Belgique devra passer de 7,7% (2013) à 13%. La diminution de la consommation d’EF doit également faire partie de nos priorités, notamment grâce à l’isolation des bâtiments et à une flexibilité accrue dans la consommation. Une prise de conscience collective et du courage politique sont absolument nécessaires. Le temps presse.

Lucas Bernaerts

Petite sélection subjective pour aller plus loin :

Édito | Juin 2016

pictoEditoL’énergie ! Voilà un bien vaste sujet. Vaste, mais qui fait lien avec notre dernier numéro sur le climat. En effet, les sources d’énergies actuelles sont responsables de la plus grande part des rejets de CO2 dans l’atmosphère. Ce dernier représente environ ¾ de la production humaine de gaz à effet de serre. La transition énergétique qu’écolo j soutient depuis des années est donc la solution la plus évidente pour lutter contre le réchauffement climatique et ses conséquences (élévation du niveau des eaux, perte de biodiversité, augmentation des catastrophes naturelles…).

Mais notre consommation énergétique impacte également sur bien d’autres choses :

  • L’extraction des énergies fossiles, notamment, entraîne fréquemment la pollution de certaines zones. De nombreux conflits sont également alimentés par la quantité d’argent qui gravite autour de l’or noir et de ses concurrents (gaz de schiste…). Sans oublier l’accaparement de terres et les conditions du travail d’extraction parfois très mauvaises pour la santé.
  • Les transports qui produisent près de 30% de nos rejets de CO2 en Belgique sont aussi la cause de quantité de mauvaises conditions physiques à force de rester assis dans sa bagnole. Pire la mauvaise qualité de l’air principalement liée à l’émission de particules fines causerait 12.000 décès par an rien qu’en Belgique.
  • Le nucléaire quant à lui continue de produire déchets radioactifs sur déchets radioactifs sans qu’aucune solution acceptable n’existe pour leur retour à l’équilibre. De plus, les accidents qui ont eu lieu, notamment à Fukushima et Tchernobyl nous rappellent à quel point jouer avec le feu finit toujours par nous brûler. La centralité du nucléaire et son coût encore très élevé par rapport aux investissements qui ont été faits en recherche et développement sont deux arguments supplémentaires pour sortir de ce système.

Si les solutions existantes pour produire de l’énergie avec un impact écologique beaucoup plus faible trainent à se mettre en place en raison de la politique déraisonnée du gouvernement fédéral actuel, la meilleure solution reste encore de diminuer sa consommation. Outre le choix d’un fournisseur vert, l’efficience énergétique est une piste à suivre. Elle permet d’obtenir le même résultat avec moins d’énergie. Nous pouvons aujourd’hui agir chez nous, dans nos communes, nos entreprises. Mais la solution ultime reste de diminuer nos besoins, en baissant notre chauffage d’un degré ou en habitant un logement à la taille de ses besoins par exemple.

Michaël Horevoets, rédacteur en chef