Des aides publiques dont ne bénéficient pas les destinataires, vous trouvez cela normal ?

Comprendre le phénomène du non-recours, un enjeu politique de nos sociétés

La lutte contre la précarité est – avec la lutte climatique – une des deux urgences citoyennes qui s’expriment dans la rue ces derniers mois de manière extraordinaire et en dehors des structures organisées ou institutionnalisées. Nos sociétés sont parmi les plus riches dans le monde, mais force est de constater que ces richesses sont réparties de manière inégale. Et cela ne semble pas évoluer dans le bon sens.

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A quand la réforme des CPAS ?

Le Centre Public d’Action Sociale, communément appelé CPAS, est un service public crée en 1976 et organisé au niveau local

Les CPAS ont pour mission de dispenser l’aide sociale due par la collectivité, afin de permettre à chacun.e d’être en mesure de mener une existence conforme à la dignité humaine.1

Cette aide sociale peut prendre la forme d’une aide financière, le Revenu d’Intégration Sociale (RIS).

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Élections | Le système ne s’effondrera pas tout seul… ou pas avant qu’on ait tout perdu

pictoDossiersJe ne compte plus le nombre de fois où on m’a dit que j’étais une féministe excessive, une antispéciste extrémiste, une anti-raciste un peu chiante…

Bref que j’étais trop radicale.

Au-délà d’être énervant, en fait, c’est un constat plutôt vrai. Car comme Marx nous le disait, être radical.e, c’est prendre le problème à la racine.

Cessons de tergiverser: radica·les·ux, il est plus que temps que nous le soyons tou·te·s

Simplement car la racine de la catastrophe climatique, elle n’est pas à chercher plus loin que le capitalisme et ses dérives.

Face à ce constat, il y a trois chemins principaux :
  • Continuer à parler de croissance, mais durable cette-fois ! Miser sur de nouveaux marchés dans les énergies renouvelables et certaines reconversions industrielles, instaurer des marchés de droits à polluer censés dissuader. Bref avoir foi en la capacité des mécanismes de marché à être suffisants pour enrayer la crise. (Fermer les yeux sur la surproduction liée, le règne de obsolescence programmée nécessaire pour faire tourner la machine, sur le consumérisme qui envahit toutes les sphères de la société jusqu’au relationnel, le dumping social et environnemental comme solution de repli face aux pansements du capitalisme vert.) Et pour se dire qu’on lutte, on se positionne contre les « externalités » d’un système autrement sain – ou au moins indépassable -, et on déplace la faute de la crise écologique sur les individus, qui refuseraient d’acheter autre chose que des Iphones et ne trieraient pas leurs déchets.
  • Avoir conscience qu’on s’en sortira pas dans ce modèle mais, de bonne foi, croire encore aux ajustements, aux négociations, au bon cœur des puissant.e.s, à une troisième voie. Un libéralisme économique libéré de sa première prémisse : ce qui compte, c’est notre intérêt propre à court terme, et préférablement en gain d’argent.
  • Arrêter de ménager les frileu·ses·x et de tourner autour du pot : oser dire que lutter contre les inégalités, pour la justice sociale, pour une meilleure répartition des richesses, c’est être anticapitaliste.
Mais pas anticapitaliste à tout prix. Avant tout antiproductiviste

Car la solution pour nous, n’est pas d’offrir à tou·te·s le même niveau de déraisonnabilité totale qui nous a conduit·e·s jusqu’à ce merdier, mais c’est de penser et construire une société de la décroissance choisie, des solidarités actives, de l’économie sociale et solidaire, de la convivialité politique.

En effet, nous voulons la justice sociale

C’est-à-dire que nous voulons plus d’égalité certes, mais pas si elle consiste à vouloir que toutes les classes sociales vivent de la même façon que les 20% de la population qui, à l’heure actuelle, participent le plus à la destruction de la planète. Une justice qualitative donc, et pas seulement quantitative.

Notre anticapitalisme vert à nous, il réfléchit les dominations croisées, nées avec et à cause, pour servir le système capitalisme. Qu’il s’agisse de l’esclavage et de son symptôme postmortem qu’est le racisme. Que l’on parle de la mise à l’écart des femmes du pouvoir, dans toutes les sphères (même celle du pouvoir sur leur propre corps) et des violences liées et qui visent avant tout à les y maintenir. Ou qu’il s’agisse encore de la relégation des autres êtres vivants au statut de marchandises, permettant de pouvoir les exploiter sans remords.

Mon anticapitalisme vert à moi, considère que ces combats sont liés, tous aussi importants. Et qu’on ne détruira pas le système en se focalisant sur un seul côté. Et enfin, et peut-être surtout, que si nous avons tou.te.s nos priorités et affinités, il est temps qu’on se fasse de la place. Vraiment ! Que cela soit dans nos revendications comme dans nos têtes et dans nos agendas.

Il s’agit d’être radica·les·ux donc, dans nos critiques, dans notre vision, mais aussi dans nos actions et revendications

Pourquoi ? Parce que le système néolibéral ne se cache plus (ou juste pas) pour être radical. Parce que la classe dominante qui adhère à ce projet ne rougit pas de ne voir, et n’accorder radicalement d’importance, qu’à ce qui ne questionne pas son système de privilège.

Et cela devient de plus en plus clair à l’heure des crises. En effet, lorsqu’on ne peut intellectuellement plus se permettre d’user de la mauvaise foi climatosceptique, que les excuses pataugent et sonnent creuses, l’évidence se présente : iels sauveront le capitalisme, jusqu’au bout, jusqu’à plonger la majorité de la population dans la misère la plus rude.

Car iels ont les moyens de se construire des ilôts de protection (à l’instar de ces milliardaires et de leurs pompiers privés prêts à les extraire des flammes pour quelques milliers de billets, pendant que le reste de la population ne peut compter que sur elle-même… et un service public toujours plus affaibli…). Les conséquences à court et moyen terme du dérèglement climatique ne concernent pas celleux qui jouissent le plus et qui tirent les ficelles du capitalisme. Il n’y a donc rationnellement aucune chance qu’iels y renoncent.

Il ne faut pas chercher plus loin les résistances, s’il faut sacrifier tout le monde pour continuer à s’enrichir, s’il faut par le sang et les larmes sauver un système qui s’effondre pour en extraire jusqu’à la dernière miette de bénéfice, iels le feront.

Et non, il ne s’agit pas d’attendre l’effondrement comme s’il allait vite arriver (en se préparant à survivre, comme Noé dans sa ferme zéro déchet), comme si l’effondrement était dépolitisé car il concernerait tout le monde (tou·te·s dans le même bateau qu’on a dit), comme s’il était presque souhaitable ?

Car ça, ce n’est pas de la radicalité. C’est juste jouer le jeu du système. C’est renoncer.

Cloé Devalckeneer

Élections | Les partis politiques et le sponsoring sur Facebook

pictoDossiersLes choix électoraux se basent rarement sur les seuls programmes électoraux

Pour gagner des votes, il faut persuader les électeur·rice·s avec des messages auxquels ils et elles peuvent s’identifier. Ainsi, avec la période électorale vient la bataille communicationnelle des partis en lice. Toute bonne stratégie de campagne s’appuie sur un élément essentiel de communication : la prospection politique ciblée. Empruntée aux techniques commerciales, cette nouvelle stratégie appliquée à la sphère politique entraîne le désinvestissement en termes d’affichage dans l’espace public, les rallyes politiques ou les passages télévisés au profit de messages personnalisés en ligne, notamment sur les réseaux sociaux.

Il ne s’agit plus de s’adresser à des groupes sociaux mais à l’individu et à sa singularité. Pour cela, les partis politiques misent largement sur l’exploitation de bases de données existantes – constituées par les autorités publiques comme les services sociaux ou par le secteur privé – qui contiennent suffisamment d’informations pour établir des profils très précis d’électeur·rice·s et ajuster leur stratégie de communication à ceux-ci. Toutefois, les nouvelles règles européennes en matière de protection des données personnelles, contenues dans le Règlement européen de protection des données (RGPD) adopté en mai 2018, encadrent ces pratiques et limitent fortement la possibilité de traitement des données existantes. De plus, les partis politiques doivent faire face à un questionnement éthique lorsqu’ils choisissent de faire usage et profit ou non de ces bases de données en prenant en compte la manière avec laquelle elles ont été formées.

La mise œuvre de la législation européenne n’étant qu’à ses débuts, plusieurs années seront nécessaires avant d’observer ses effets sur le modèle commercial des plus grandes plateformes en ligne telles que Facebook ou Google.

Cet article a pour objectif d’expliquer ce que cela signifie pour les partis politiques et les électeur·rice·s.

La montée du « Big Data » en politique

Le concept de Big Data signifie l’exploitation de quantités massives de données destinée à l’analyse, la prédiction, ou à la prise de décision. Utilisée dans le champ politique, cette technique a été employée aussi bien par Barack Obama et Donald Trump aux états-Unis que par des candidats en France comme Jean-Luc Mélenchon ou François Fillon.

Par exemple, la plateforme Nation Builder utilisée par l’actuel Président américain lors de sa campagne permet d’allier un site web à un outil de dons en ligne et surtout, à une base de données. Ces données personnelles telles que les noms, les adresses postales et email, les numéros de téléphone, le genre, l’âge, la profession, ou encore les centres d’intérêt, sont collectées grâce au porte-à-porte ou en ligne à l’initiative du ou de la candidat·e iel-même, ou achetées à des instituts publics et des data brokers.

Ces dernières agglomèrent des volumes gigantesques de données après les avoir achetées auprès de millions de sites web, d’applications GSM et d’entreprises sur lesquels les utilisateur·rice·s laissent des « traces » de leur activité en ligne enregistrées notamment grâce aux fameux cookies : transactions bancaires, achats et habitudes en ligne, données de géolocalisation, durée d’utilisation, liste de contacts, entrées dans un moteur de recherche, etc. Rares sont les sites web ou les entreprises qui informent très clairement que ces données, cédées certes avec un consentement plus ou moins éclairé mais souvent à l’insu des utilisateur·rice·s, seront ensuite vendues à des tiers.

Même si les données sont anonymisées, en effaçant les éléments permettant l’identification, l’opportunité de réaliser des portraits très précis d’individus, de prédire leurs comportements et leurs choix et donc de les cibler avec des messages réalisés sur mesure est trop belle. Et elle vaut de l’or. Une somme à six chiffres pour Emmanuel Macron en 2017.

Le King du profiling

Et quand on parle de portraits et de profilage des individus, on pense forcément au plus grand réseau social mondial, Facebook. Son modèle économique repose sur la diffusion de publicités auprès de celleux-ci.

L’entreprise américaine monétise donc son audience. Facebook possède 2,32 milliards d’utilisateur·rice·s actif·ve·s chaque mois. Une mine d’or pour tous les annonceur·euse·s. Il en va de même pour les partis politiques qui souhaitent convaincre des électeur·rice·s. Facebook leur offre des services exceptionnels. En plus des informations volontairement données par l’utilisateur·rice (âge, genre, études, profession, objets culturels consommés, liens de parenté, etc.), il collecte tous ses comportements sur le réseau social en espionnant chacune de ses actions : quelles vidéos et pages regardées, quels lieux indiqués, quelles photos postées, etc. puis celles en dehors de Facebook : quels sites web visités, quelles recherches, etc. De cette quantité déjà immense d’informations du fait de la consommation quotidienne de la plateforme, Facebook crée des catégories d’utilisateur·rice ·s.

Les principes du Big Data s’appliquant ici, les algorithmes de Facebook déduisent des informations à disposition de bien d’autres caractéristiques et détails sur la vie, les intérêts et bien sûr, les opinions politiques de ses utilisateur·rice·s. Ces profils hypers détaillés (jeune, femme, urbaine, moins de 30 ans, 2 frères, aime la cuisine indienne et James Blunt, fait du volleyball 3 fois par semaine à la salle de sport Vander Putten à Bruxelles, etc.) permettent ensuite le paramétrage précis de campagnes publicitaires micro-ciblées en quelques clics. L’utilisateur·rice, iel, n’a aucun moyen de refuser ce profilage ou de le contester efficacement.

Mais cela ne s’arrête pas là. En 2019, l’organisation Privacy International révèle que de multiples applications sur les GSM Android envoient toutes leurs données à Facebook pour les faire correspondre avec les profils existants ou fantômes (lorsque la personne en question n’est pas sur Facebook)1. Oui, Facebook sait aussi des choses sur les gens qui ne possèdent pas de compte utilisateur. Est-ce qu’iels le savent et y consentent ? Non.

En avril 2019, l’autorité de protection des données bavaroise en Allemagne sanctionne Facebook pour l’utilisation illégale de données provenant de bases de données fournies par des annonceur·euse·s2. Enfin, le scandale Cambridge Analytica3 en avril 2018 démontre que lorsque les partis politiques s’y mettent, les conséquences peuvent être bien plus regrettables.

L’application réelle du RGPD prendra encore de nombreux jugements d’autorités publiques avant de pouvoir véritablement lutter contre les violations et les abus. En attendant, les partis politiques peuvent toujours faire le jeu de Facebook et exploiter les failles de la législation.

1 Privacy International, How Apps on Android Share Data with Facebook – Report (29.12.2018) https://privacyinternational.org/report/2647/how-apps-android-share-data-facebook-report.

2 Ingo Dachwitz, Facebook Custom Audience illegal without explicit user consent, Bavarian Data Protection Authority rules (16.04.2019)
https://netzpolitik.org/2019/facebook-custom-audience-illegal-without-explicit-user-consent-bavarian-dpa-rules/.

3 RTBF, Des millions d’utilisateurs de Facebook espionnés: tout savoir sur le scandale Cambridge Analytica (19.03.2018). https://www.rtbf.be/info/medias/detail_des-millions-d-utilisateurs-de-facebook-espionnes-tout-savoir-sur-le-scandale-cambridge-analytica?id=9870870.

Chloé Berthélémy

 

LIRE | Une planète à bout de souffle. Réduire, imaginer, agir

pictoCoinDetente

« Pour éviter une misère généralisée et une perte catastrophique de biodiversité, l’humanité doit adopter une alternative plus durable écologiquement que la pratique qui est la sienne aujourd’hui. » Tel était le message dans la revue « Biosciences » de 15 000 scientifiques en marge de la COP 23 au mois de novembre dernier. Autrement dit, notre modèle de civilisation détruit chaque année un peu plus le capital naturel qui assure aux populations un avenir digne et désirable.

Chacun a sa part de responsabilité. Donald Trump, bien sûr, qui, par son absence d’engagement sur le climat, met en péril le monde entier. Mais aussi la grande majorité des décideurs politiques dont les décisions restent soumises au dogme de la croissance du PIB. « Produire, consommer et croître toujours plus ! » demeure le discours majoritaire de nos représentants. Or, notre planète est limitée. Cette politique du « toujours plus » repose sur la croyance en une disponibilité infinie de ressources comme les forêts, les minerais, les sols, les stocks de poissons mais également les énergies fossiles comme le pétrole ou le gaz naturel. Par ailleurs, notre modèle de croissance continue à malmener des systèmes dont la stabilité est pourtant vitale pour les sociétés humaines : le climat, mais aussi les écosystèmes ou les cycles de l’eau et de l’azote.

Vu l’importance des menaces qui pèsent sur l’humanité, il est urgent de changer de logiciel et d’amorcer de véritables ruptures ! Bousculons nos habitudes et ouvrons notre imaginaire ! C’est ce à quoi Justice et Paix s’est attelée, à son échelle, dans son étude « Une planète à bout de souffle. Réduire, Imaginer, Agir ».

Avant de consommer autrement, consommer moins

Les limites physiques d’un monde fini exigent une transformation de notre rapport au monde, de nos besoins et de nos désirs. Il importe non seulement de consommer « autrement », mais avant cela, de consommer « moins ».

Quand on y réfléchit, l’accumulation sans borne d’objets de toutes sortes permet-elle réellement d’être plus heureux ? L’éclairage des magasins pendant la nuit, même avec des leds, est-il indispensable ? L’épanouissement d’un enfant dépend-il, avant tout, de la quantité de jouets (même en plastique recyclé) qu’il reçoit chaque année ? La quantité inouïe de papier, d’encre et d’écrans plats utilisés par les publicitaires pour nous vendre des produits à l’utilité questionnable et à l’obsolescence planifiée dans le temps apporte-t-elle un quelconque progrès à l’humanité ? Avons-nous réellement besoin de voitures équipées « full option », dont la carrosserie et le moteur nous permettent techniquement de monter jusqu’à 260 km/h alors que la vitesse est limitée légalement à 120 km/h ? Les exemples d’absurdité de la société de consommation sont innombrables.

Dès aujourd’hui, un virage politique à 180 degrés !

Toutefois, la libération du productivisme et du consumérisme ne peut être uniquement une démarche individuelle. À l’éthique personnelle doivent être associés des engagements politiques.

Il s’agit de créer des systèmes d’organisation sociale, économique et politiques capables de garantir une vie digne pour chacun, tout en étant compatibles avec les limites physiques de notre planète. En s’inspirant par exemple des travaux de Serge Latouche, de Pablo Servigne ou de Philippe Bihouix, il s’agit de recycler, réparer, remplacer, récupérer, réduire, redistribuer, repenser, mais aussi d’imaginer, de rêver et d’agir collectivement.

Nos représentants ont les moyens d’agir à plusieurs niveaux en faveur d’une gestion responsable et durable des ressources naturelles. Ceux-ci peuvent voter des lois, règlements et normes techniques de qualité concernant les produits ou les modes de fabrication et les assortir de sanctions en cas de non-respect. Ils devraient aussi inciter davantage les entreprises afin qu’elles adoptent des comportements durables comme l’écoconception, c’est-à-dire, la conception de produits pensée en vue de la réparation, de la récupération de pièces et du recyclage. Les produits et comportements non durables pourraient être davantage pénalisés. Nous pensons particulièrement aux produits destinés à être obsolètes après une durée déterminée, les objets hautement inutiles ou trop complexes pour être envisagés dans une économie circulaire. Parallèlement, on est en droit d’attendre de nos décideurs politiques que soient soutenues les activités sociales, collaboratives et écologiques telles que les « repair café », les pratiques agrobiologiques ou les différentes initiatives citoyennes de Transition.

En tant que citoyens ou représentants du monde associatif, nous avons un rôle à jouer ! La lutte contre le CETA et le TTIP a démontré que lorsqu’on agit de façon coalisée, les lignes peuvent bouger. Les prochaines élections 2018 et 2019 sont des opportunités à saisir pour interpeller le pouvoir politique ! Nous n’avons plus le luxe d’attendre plus longtemps.


Valéry Witsel |
Justice et Paix


FIN DE L’APPEL A CANDIDATURES | Représentant.e international

Lors de l’AG du 8/12, les membres voteront pour une nouvelle ou un nouveau représentant international

Le ou la représentante internationale est responsable des contacts et des liens avec les structures et personnalités liées à des enjeux internationaux. Il ou elle a notamment la mission de représenter écolo j au sein de la FYEG.

La Fédération des Jeunes Verts Européens (FYEG) a été fondée en 1988 en Belgique avec l’objectif de réunir les jeunes groupes politiques Verts et environnementaux (écologistes) de part toute l’Europe et d’encourager l’entente et l’action mutuelles afin de promouvoir une Europe plus « Verte ». Le but de la Fédération est, à un niveau européen, de viser la justice environnementale et sociale. La FYEG compte aujourd’hui des organisations membres à travers toute l’Europe. Les organisations sont, soit les associations de jeunesse des Partis Verts, soit des mouvements de jeunesse environnementaux non-gouvernementaux (ONG jeunes). Le Groupe des Verts au Parlement Européen a accordé à la FYEG un bureau permanent au sein des bâtiments du Parlement Européen à Bruxelles. C’est là que se situe le secrétariat de FYEG.

Ne se limitant pas à du lobbying à l’intérieur du Parlement Européen, la FYEG organise également des campagnes pratiques qu’elle mène avec ses organisations membres. Une fois par an, elle organise une assemblée générale, où se retrouvent tou-te-s les représentant-e-s des associations membres. C’est lors de cette assemblée que sont décidées les politiques et les stratégies d’action et qu’est élu un Comité Exécutif, qui est composé de 8 personnes pour un mandat d’une année. Ce comité mène et coordonne les activités de la fédération.

En tant que membre, écolo j a droit à deux représentant-e-s au sein de cette association.

Profil recherché :

  • Avoir moins de 30 ans au moment de l’élection et être/devenir membre effectif.
  • Être intéressé par les questions internationales
  • Être capable de s’exprimer en anglais
  • Être disponible deux soirées par mois pour le bureau d’écolo j.

 

Pour déposer ta candidature, il te suffit d’envoyer une petite lettre de motivation à adrien.volant@ecoloj.be

Deadline : mercredi 6 décembre à 17h.

N’hésite pas à prendre contact avec Laura et Thomas pour plus d’infos !

La COP 23, pour y faire quoi ?

pictoActu

Victoire, le monde est sauvé ! C’est ce que proclamaient fièrement les leaders politiques du monde, lorsqu’en 2015 l’accord de Paris fût conclu . Mais le monde est-il pour autant sauvé et les problèmes climatiques réglés ? La réponse est évidente : non. Si le monde est en péril, c’est qu’il reste encore beaucoup à faire.

1. Les engagements volontaires des pays pour diminuer leurs émissions sont insuffisants. L’analyse de ces engagements par le monde scientifique montre un réchauffement climatique allant jusqu’à près de +4°C à la fin du siècle, alors que l’Accord de Paris mandate les pays du monde à limiter le réchauffement climatique bien en deçà des +2°C.

Objectif pour les années à venir : réviser les engagements volontaires pour atteindre l’objectif de l’accord de Paris. Pour ce faire, un dialogue de facilitation est programmé en 2018, lors de la COP24. Cependant les modalités de cet évènement sont encore à définir. La COP23 devra faire des avancées significatives dans la définition de cet évènement important.

2. Limiter le changement climatique, dont la cause est liée aux activités humaines nécessite la transition de notre économie vers une économie bas carbone. En ce point l’objectif de Paris est clair, sans toutefois établir de calendrier ou de méthode. En effet, si l’accord de Paris établit un cadre global d’actions et d’objectifs, il ne précise pas les modalités de mise en œuvre. Or, sans consignes et règles de mise en œuvre, l’accord de Paris reste une coquille vide.

Objectif pour les années à venir : définir les modalités de mise en œuvre de l’accord de Paris. Puisque l’accord s’applique pour les années 2020 et suivantes, il est impératif de régler toutes les modalités opérationnelles avant 2020. La COP23 devra avancer dans les modalités de mise en œuvre de l’accord, l’approbation de ces modalités est prévue l’année prochaine lors de la COP24.

3. La responsabilité historique des pays industrialisés et la responsabilité grandissante des pays émergents doit pouvoir contribuer à la production de moyens pour d’une part lutter contre les effets du changement climatique et d’autre part réduire les émissions responsables du réchauffement. Aujourd’hui, les pays les plus vulnérables sont également les plus pauvres et les besoins de financement sont gigantesques.

Objectif pour les années à venir : concrétiser le financement climatique international et la promesse des pays développés à fournir dès 2020 100 milliards de dollars par an. La lutte contre le changement climatique passe par du financement, mais surtout par la réorientation des investissements comme par exemple le désinvestissement des énergies fossiles. La COP23 doit être le moment pour conserver ce momentum politique et maintenir la pression.

La COP23 ne sera une réussite que si la pression reste maximale et si la société civile reste mobilisée. Cette année, les îles Fidji assureront la présidence de la COP. Des îles vulnérables et dont l’avenir se joue aujourd’hui. Bien qu’au final, l’avenir de nous tou.te.s se joue dès à présent.

Nicolas Raimondi

La COP23 s’est déroulée à Bonn du 6 au 17 novembre 2017. écolo j et Jong Groen s’y sont rendus le 4 novembre pour maintenir la pression !

Allons bloquer le 10ème plus grand émetteur de CO2 d’Europe !

pictoEnActionFin août, des membres d’écolo j se rendaient pour la seconde fois en Allemagne afin de bloquer le 10ème plus grand émetteur de CO2 d’Europe, la mine de charbon d’Ende Gelände.

L’objectif de l’action était de dénoncer les injustices liées aux changements climatiques.

La dynamique s’est poursuivie lors de la COP 23 à Bonn en Allemagne début novembre !

SOIRÉE ZÉRO DÉCHET | Entre astuces, bons plans et partage

La démarche « zéro déchet » vise à limiter au maximum la production de déchets d’un ménage en utilisant des produits et emballages réutilisables plutôt que jetables, en compostant, en réparant,… C’est bon pour l’environnement mais aussi pour la santé et pour le portefeuille ! Nos intervenants viendront présenter les valeurs derrière cette démarche mais aussi des astuces concrètes et quotidiennes que chacun peut mettre en place.

  • 19h00 : Accueil et verre de l’amitié
  • 20h00 : Introduction par Anatole Franck, écolo j
  • 20h10 : Conférence par Sophie Lejoly, blogueuse adepte du Zéro déchet et chroniqueuse RTBF, et Sylvie Droulans, de « Zéro Carabistouille – Le quotidien d’une famille belge vers le zéro déchet »
  • 22h00 : Conclusion par Olivier Bierin, coprésident Ecolo pour l’arrondissement de Liège

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AG | Propositions Jeunesse

L’AG de novembre aura comme objectif de faire émerger 5 propositions liées à la jeunesse, propositions qu’écolo j présentera ensuite à Ecolo et qui seront intégrées dans les programmes (élections communales de 2018 et régionales de 2019).

Pour que cette AG soit une réussite et que le processus soit le plus démocratique possible, nous avons absolument besoin de toi. En effet, la force d’écolo j, ce sont ses membres et l’implication de ceux.celles-ci dans la vie de l’organisation. C’est pourquoi, nous comptons sur toi pour participer à ce moment d’échanges : ce sera l’occasion de faire entendre ta voix et de passer un agréable moment en bonne compagnie.

Ce sera aussi l’occasion de t’initier, ou de renforcer tes connaissances c’est selon, aux outils d’intelligence collective car c’est ce processus méthodologique qu’il a été décidé de mettre en avant lors de cette AG.

>> Sandwiches prévus si tu t’inscris avant le 15 novembre (adrien.volant@ecoloj.be)

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MOBILISATION | ensemble contre la précarité !

Les étudiant·e·s, syndicats et associations se mobilisent en front commun contre la précarité lors de la Journée Internationale des Etudiant·e·s, ce vendredi 17 novembre 2017.

  • Pour des études moins chères !
  • Pour l’élargissement des aides sociales !
  • Pour la revalorisation des montants d’aides !
  • Pour un refinancement de l’enseignement supérieur !
  • Pour un enseignement public, gratuit, de qualité et accessible à tou·te·s !

Étudier est un droit, pas un privilège : stop à la précarité !

Où ?

  • Rendez-vous à la Gare Centrale de Bruxelles pour le cortège à 14h00.
  • Rassemblement à la fin du cortège sur la Place de la Chapelle de 16h00 à 22h00.

Départs Groupés :

Quoi ? Un cortège et puis un rassemblement avec concerts, discours, action symbolique et village associatif !

Le front commun mobilise avec la FEF, la Ligue des Familles, Comac, les Jeunes CSC, le RWLP, écolo J et la Ligue des Droits de l’Homme.

REPAS-DISCUSSION | Qu’est-ce qu’on mange ?

La régionale d’écolo j Picardie t’invite à venir discuter au sujet de la santé et de l’alimentation, autour d’un délicieux plat syrien.

Oeufs contaminés au Fipronil, manifestation d’agriculteurs français contre l’interdiction du glyphosate, … On le voit, les thèmes qui touchent notre alimentation et notre santé font souvent les gros titres de l’actualité. Pour parler de la problématique liée à l’industrie agro-alimentaire et des alternatives possibles, la régionale aura le plaisir d’accueillir Muriel Gerkens (députée fédérale ECOLO) et Damien Blondiau, cuisinier scolaire slow-food.

Pour prévoir la quantité nécessaire de nourriture, nous invitons les participant.e.s à s’inscrire par mail : picardie@ecoloj.be  ou par téléphone au 0478/72.18.31

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CAFÉ-DÉBAT | féminisme, écologie et nationalisme

L’ Assemblée des groupes politiques de LLN, dont écolo j fait partie, fait son grand retour ! Pour l’occasion, elle t’invite à son premier café débat de l’ année ! On parlera féminisme, écologie et nationalisme, autour de trois tables de conversation :

1. #MeToo: et après ?

Dans le sillage des révélations sur les harcèlements sexuels du magnat d’Hollywood Harvey Weinstein, de très nombreuses femmes ont fait mis des visages sur les statistiques a travers l’adoption du #MeToo sur les réseaux sociaux. Loin d’être phénomène isolé, le sexisme traverse toute la société. Alors après la dénonciation, comment prendre ce problème à bras le corps ?

2. Écologie : l’impossible capitalisme vert ?

À Bonn en Allemagne, toute la première moitié de novembre sera placée sous le signe de la COP23, le grand sommet sur le climat de l’ONU. Après une COP21 insuffisante mais pleine d’espoirs mais aussi après la dénonciation des accords de Paris par Trump au nom de la croissance de l’économie étasunienne, quels espoirs fonder dans une transition écologique au sein de notre système économique ?

3. Catalogne, Flandres: un nationalisme pour les peuples ?

Les images de la répression du référendum en Catalogne n’ont échappées à personne. Certainement pas à la N-VA qui pour la première fois a soutenu une grève, celle des catalans, et qui, peu après, a fait quelques sorties dans la presse qui remettent au goût du jour une nouvelle reforme de l’État, et pourquoi pas l’indépendance. Le Brexit, les discours nationalistes des partis d’extrême droite a travers toute l’Europe forcent à poser cette question dans un cadre plus large. Alors, ces nationalismes, aubaines pour les peuples ?

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MANIF | COP 23 à Bonn

écolo j te propose de partir en compagnie de Jong Groen, le samedi 4 octobre, pour rejoindre la grande manifestation en vue de réclamer un accord engageant, socialement juste, et écologiquement responsable !

Programme de la journée :

  • 08h00 : départ du parking de DELTA (Rue Jules Cockx, 1160 Auderghem).
  • 12h00 : rassemblement à la Münsterplatz avec les verts venus de toute l’Europe, le cortège partira vers 12h45.
  • 17h00 : départ pour Bruxelles.
  • 20h00  : arrivée à Bruxelles.

 

Comment t’inscrire ? 20 places sont encore disponibles alors… ne tarde pas à remplir le formulaire  https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfO_5TeX9-1liO2HFbqKfcF37xVtICnX1YYFdpTyL0STuhZjg/viewform

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