La COP 23, pour y faire quoi ?

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Victoire, le monde est sauvé ! C’est ce que proclamaient fièrement les leaders politiques du monde, lorsqu’en 2015 l’accord de Paris fût conclu . Mais le monde est-il pour autant sauvé et les problèmes climatiques réglés ? La réponse est évidente : non. Si le monde est en péril, c’est qu’il reste encore beaucoup à faire.

1. Les engagements volontaires des pays pour diminuer leurs émissions sont insuffisants. L’analyse de ces engagements par le monde scientifique montre un réchauffement climatique allant jusqu’à près de +4°C à la fin du siècle, alors que l’Accord de Paris mandate les pays du monde à limiter le réchauffement climatique bien en deçà des +2°C.

Objectif pour les années à venir : réviser les engagements volontaires pour atteindre l’objectif de l’accord de Paris. Pour ce faire, un dialogue de facilitation est programmé en 2018, lors de la COP24. Cependant les modalités de cet évènement sont encore à définir. La COP23 devra faire des avancées significatives dans la définition de cet évènement important.

2. Limiter le changement climatique, dont la cause est liée aux activités humaines nécessite la transition de notre économie vers une économie bas carbone. En ce point l’objectif de Paris est clair, sans toutefois établir de calendrier ou de méthode. En effet, si l’accord de Paris établit un cadre global d’actions et d’objectifs, il ne précise pas les modalités de mise en œuvre. Or, sans consignes et règles de mise en œuvre, l’accord de Paris reste une coquille vide.

Objectif pour les années à venir : définir les modalités de mise en œuvre de l’accord de Paris. Puisque l’accord s’applique pour les années 2020 et suivantes, il est impératif de régler toutes les modalités opérationnelles avant 2020. La COP23 devra avancer dans les modalités de mise en œuvre de l’accord, l’approbation de ces modalités est prévue l’année prochaine lors de la COP24.

3. La responsabilité historique des pays industrialisés et la responsabilité grandissante des pays émergents doit pouvoir contribuer à la production de moyens pour d’une part lutter contre les effets du changement climatique et d’autre part réduire les émissions responsables du réchauffement. Aujourd’hui, les pays les plus vulnérables sont également les plus pauvres et les besoins de financement sont gigantesques.

Objectif pour les années à venir : concrétiser le financement climatique international et la promesse des pays développés à fournir dès 2020 100 milliards de dollars par an. La lutte contre le changement climatique passe par du financement, mais surtout par la réorientation des investissements comme par exemple le désinvestissement des énergies fossiles. La COP23 doit être le moment pour conserver ce momentum politique et maintenir la pression.

La COP23 ne sera une réussite que si la pression reste maximale et si la société civile reste mobilisée. Cette année, les îles Fidji assureront la présidence de la COP. Des îles vulnérables et dont l’avenir se joue aujourd’hui. Bien qu’au final, l’avenir de nous tou.te.s se joue dès à présent.

Nicolas Raimondi

La COP23 s’est déroulée à Bonn du 6 au 17 novembre 2017. écolo j et Jong Groen s’y sont rendus le 4 novembre pour maintenir la pression !

MOBILISATION | ensemble contre la précarité !

Les étudiant·e·s, syndicats et associations se mobilisent en front commun contre la précarité lors de la Journée Internationale des Etudiant·e·s, ce vendredi 17 novembre 2017.

  • Pour des études moins chères !
  • Pour l’élargissement des aides sociales !
  • Pour la revalorisation des montants d’aides !
  • Pour un refinancement de l’enseignement supérieur !
  • Pour un enseignement public, gratuit, de qualité et accessible à tou·te·s !

Étudier est un droit, pas un privilège : stop à la précarité !

Où ?

  • Rendez-vous à la Gare Centrale de Bruxelles pour le cortège à 14h00.
  • Rassemblement à la fin du cortège sur la Place de la Chapelle de 16h00 à 22h00.

Départs Groupés :

Quoi ? Un cortège et puis un rassemblement avec concerts, discours, action symbolique et village associatif !

Le front commun mobilise avec la FEF, la Ligue des Familles, Comac, les Jeunes CSC, le RWLP, écolo J et la Ligue des Droits de l’Homme.

MANIF | COP 23 à Bonn

écolo j te propose de partir en compagnie de Jong Groen, le samedi 4 octobre, pour rejoindre la grande manifestation en vue de réclamer un accord engageant, socialement juste, et écologiquement responsable !

Programme de la journée :

  • 08h00 : départ du parking de DELTA (Rue Jules Cockx, 1160 Auderghem).
  • 12h00 : rassemblement à la Münsterplatz avec les verts venus de toute l’Europe, le cortège partira vers 12h45.
  • 17h00 : départ pour Bruxelles.
  • 20h00  : arrivée à Bruxelles.

 

Comment t’inscrire ? 20 places sont encore disponibles alors… ne tarde pas à remplir le formulaire  https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfO_5TeX9-1liO2HFbqKfcF37xVtICnX1YYFdpTyL0STuhZjg/viewform

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ENDE GELANDE | En route !

carré EGBloquer une mine pour la justice climatique !

La lutte pour la justice climatique ne peut se faire en dehors d’une approche anticapitaliste et anti-extractiviste. C’est pour cette raison que le mouvement climatique a décidé de s’attaquer aux grandes mines de charbon en Allemagne. L’objectif de cette action directe est de bloquer les mines et les centrales polluantes portant un coup directement aux grands groupes financiers responsables de cette injustice. Nous jugeons que bien que cette action soit illégale, elle légitime et nous assumons cet acte de désobéissance.

Transport en car prévu par Ende Gelande Belgium :

  • Inscriptions
  • Départ le jeudi 24 août 2017 : 17h30 de Bruxelles – 19h00 de Liège
  • Retour le lundi 28 août : 15h30 à Liège – 17h00 à Bruxelles

Y aller par ses propres moyens :

gare la plus proche Erkelenz (2h de Liège en voiture, 3h de Bruxelles info plus précise à venir)

Nourriture sur place : cuisines collectives à prix libre

Logement sous tente à prix libre au Kilmacamp

+ d’infos ici !

MANIF | Trump not welcome

ManifTrump_CarreSITELe 24 et 25 mai, Donald Trump sera présent en Belgique pour un sommet de l’OTAN.

Trump est un danger pour l’environnement.

Trump est un danger pour les droits des femmes.

Trump est un danger pour les luttes contre les discriminations.

Trump n’est pas le bienvenu en Europe.

Ce 24 mai, c’est à nous de jouer.

CETA | Apéro de la victoire !

Report du Sommet UE-Canada.
L’alliance D19-20 offre aux citoyen-nes l’apéritif de la victoire !

Ce jeudi 27 octobre, au rond-point Schuman, de 12h à 20h, grande réception de victoire avec bières artisanales, chiffre et jus de pomme Wallon, fromages artisanaux…

Manifestation contre les violences policières

Dans le cadre de la Journée Internationale contre les brutalités policières, la Campagne Stop Répression de la JOC appelle à une manifestation unitaire contre les violences policières. Cette manifestation fera écho aux nombreuses mobilisations en Belgique, en Europe et dans le monde contre la répression et la brutalité policière.

Médias | On bouge !

Fossil Free ULg accueille le Conseil d’Administration

Ce mercredi 14 décembre 2016, Fossil Free ULg accueillait le Conseil d’Administration de l’ULg avec le slogan suivant: « On ne croit plus au Père Noël. Mais on croit encore en vous. Désinvestissez des énergies fossiles ».

Signe la pétition sur http://www.fossilfreeulg.be pour demander à l’ULg de retirer ses investissements des énergies fossiles !


 

Fossil Free ULg – Aide l’ULg à avoir les mains propres

Fossil Free ULg demande à l’Université plus de transparence sur ses investissements financiers dans le secteur des énergies fossiles. Et si le recteur passait à la cafet pour répondre à vos questions ?

Signez la pétition sur http://www.fossilfreeulg.be


 

La manifestation du 20 septembre contre le TTIP et CETA

Vidéo du CNCD 11 11 11 ici


 

La Grande Parade 2016


 

La Grande parade 2015, c’était ça…


 

Descendons dans la rue : il y a une alternative ! (mars 2015)

 

10 ANS| TTIP : Ta Tronche In Prison

pictoDossiers06h15 Le militantisme, c’est un réveil douloureux quand on n’est pas Bruxellois, qu’on aime sa couette et qu’il faut rejoindre la capitale pour manifester dès potron-minet. Mais aujourd’hui, c’est la journée d’actions anti-TTIP (traité de libre échange transaltlantique – comprenez entre USA et Union Européenne), en parallèle aux négociations entre Américains et Européens qui se déroulent au Palais d’Egmont. Vu l’enjeu, on dormira un autre jour !

09h Bonne ambiance place Poelarts ! Musique, distribution de chocolat chaud, retrouvailles entre militants (toi qui ne fais pas souvent des manifs, sache-le : au bout de quelques manifs, tu as des « amis de manifs », ces militants d’autres coins de la Belgique, que tu retrouves toujours avec plaisir aux manifs-to-be).

09h30 Le cortège se met en route. Et s’arrête très vite. Il est demandé aux manifestants de se contenter d’un sitting place Poelarts. L’arsenal policier est impressionnant pour les quelques centaines de manifestants présents. Moi qui suis dans le fond, j’essaie de voir ce qui bloque : je prends appui sur une barrière nadar, pour me soulever de quelques centimètres. Manquant de perdre l’équilibre, je me rattrape sur mon voisin de gauche, dont je remarque un peu tard la discrète oreillette. M’appuyer sur un policier en civil pour monter sur une barrière, bien joué ma vieille !

09h50 Place Stéphanie, la police de Bruxelles déploie des moyens de plus en plus impressionnants pour repousser les manifestants. Les premières arrestations ont eu lieu. La foule, calme et pacifique, reste solidaire des personnes arrêtées et scande, déterminée : « Libérez nos camarades ». Ni plus, ni moins. Pourtant, chiens, camion à eau et renforts humains continuent d’arriver. Arrosage en règle pour ceux qui s’approchent trop près.

10h Une pensée compatissante pour le propriétaire de ce 4×4 garé sur la place : la puissance du canon à eau de la police a littéralement pulvérisé ses pneus. Ce canon est normalement utilisé en cas d’émeutes. Si Robespierre et ses amis de la Révolution française entendaient qu’être présent sur une place du centre de la capitale de manière pacifique est une émeute, ils se bidonneraient probablement.

10h15 Soudain, des cris. Des gens foncent vers nous en courant. Je suis le mouvement, persuadée que l’autopompe est de retour. Mais en réalité, ce sont les policiers qui nous encerclent et nous annoncent qu’ils procèdent à une arrestation administrative de toutes les personnes présentes (oui, même celles qui passaient par là pour faire une course).

10h21 Fouille corporelle, poignets menottés par des colsons et on nous range en file, dans cette agréable position : mains dans le dos, jambes écartées.

11h On est toujours assis par terre. Il faut du temps pour trouver où caser 220 manifestants et les véhicules pour les déplacer.

11h30 Toujours assis par terre. Je n’ai aucune idée du temps qui passe. Très stressant pour ceux qui doivent rentrer au boulot cet après-midi, ont un enfant à la maison ou un examen à passer.

12h15 On nous relève un à un et on nous conduit dans des cars de la police, direction les casernes d’Etterbeek.

12h30 Je suis en cellule, toujours menottée. On ne sait jamais que j’essaierais de creuser dans le sol pour m’échapper. Heureusement, une compagne de cellule me vient en aide et détache les colsons.

13h30 Je suis emmenée pour décliner mon identité et signer le P.V. de mon arrestation. Justification : troubles de l’ordre publique. Rester sur un trottoir ou une place, c’est troubler la tranquillité publique ? Je dis au policier que je ne signerai pas son papier tant que ce motif est écrit. Il finit par le barrer (j’apprendrai plus tard qu’après plusieurs contestations du motif d’arrestation, les policiers ont cessé de justifier les arrestations pour pouvoir remplir les papiers plus vite).

15h  Une arrestation administrative, c’est marrant cinq minutes.

16h Les cellules commencent à être vidées. Les femmes semblent être les dernières à être relâchées. On commence des jeux de groupe pour passer le temps.

16h45 Certaines femmes de ma cellule s’ennuient tellement qu’elles sifflent les policiers. L’un d’entre eux mime un faux strip-tease. Ça pourrait me faire rire, mais là, la blague commence à devenir trop longue à mon goût.

17h30 Je suis relâchée, je récupère mon portable. Des dizaines de sms et de messages vocaux. Avec les réseaux sociaux et les médias, beaucoup d’amis ou de connaissances sont au courant de la tournure de la manif et me demandent comment je vais. Un réconfortant du tonnerre !

17h40 Le car de la police me lâche à la gare d’Etterbeek où je retrouve quelques amis. Une chose est sûre : cette arrestation complètement abusive ne nous a pas découragés, elle n’a fait que renforcer notre volonté de nous opposer à une Europe qui n’écoute pas ses concitoyens ! On trinque … à la manif suivante !

Caroline Saal