CONCOURS | Jeunes Chefs

L’objectif de ce concours et de rassembler les différentes orientations politiques autour de la thématique de l’alimentation mais également de promouvoir une alimentation saine et de saison, tout en faisant preuve d’originalité ! Les bénéfices de cette soirée seront versés aux Restos du cœur.

Cette année, le thème est Plat pays et chaque OJ aura un budget pour choisir ses produits. Il s’agira de cuisiner une entrée, un plat et un dessert et d’être aussi jugé sur la tenue de la cuisine.

Un jury composé de différentes personnalités devra désigner la meilleure équipe de jeunes chefs.

Tu veux faire partie de l’équipe de cuistots d’écolo j ? ça tombe bien, on a besoin de toi ! Contacte écolo j Liège : liege@ecoloj.be

Tu veux juste venir te régaler et soutenir l’équipe ? C’est très bien aussi ! Le menu est au prix de 15€ (boissons non comprises) à verser sur le compte d’écolo j (BE51 0682 4362 8762) avec comme communication « Jeunes Chefs + Nom ». Pour réserver, envoie un mail à info@ecoloj.be. Attention, ne tarde pas, chaque organisation de jeunesses peut réserver 25 couverts uniquement !  

Le programme de la soirée :

  • 15h30 : arrivée des équipes en cuisine
  • 18h30 : accueil des invités
  • 19h30 : Service de l’entrée
  • 20h00 : Service du plat
  • 20h30 : Service du dessert
  • 22h00 : fin de la soirée

Au plaisir de te voir à cette soirée qui s’annonce régalante !

REPAS-DISCUSSION | Qu’est-ce qu’on mange ?

La régionale d’écolo j Picardie t’invite à venir discuter au sujet de la santé et de l’alimentation, autour d’un délicieux plat syrien.

Oeufs contaminés au Fipronil, manifestation d’agriculteurs français contre l’interdiction du glyphosate, … On le voit, les thèmes qui touchent notre alimentation et notre santé font souvent les gros titres de l’actualité. Pour parler de la problématique liée à l’industrie agro-alimentaire et des alternatives possibles, la régionale aura le plaisir d’accueillir Muriel Gerkens (députée fédérale ECOLO) et Damien Blondiau, cuisinier scolaire slow-food.

Pour prévoir la quantité nécessaire de nourriture, nous invitons les participant.e.s à s’inscrire par mail : picardie@ecoloj.be  ou par téléphone au 0478/72.18.31

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Sirop de fleurs de sureau

pictoCoinCuisine

La nature est drôlement bien faite. Surtout pour les gourmands ! La saison de l’ail des ours se termine à peine et voilà que les fleurs de sureau sont déjà prêtes.

A l’occasion d’une jolie petite promenade en campagne, cueillez des ombelles de sureau. Choisissez-les bien ouvertes mais encore blanches. Vérifiez déjà de ne pas cueillir celles qui sont infestées de pucerons, ça facilitera la suite des opérations. De retour chez vous, secouez les ombelles afin d’en déloger tous les petits insectes. Nous ne sommes de loin pas les seuls à apprécier ces fleurs ! Il faut ensuite prélever les fleurs du bout des doigts. A chacun sa technique pour garder le moins possible de petites tiges vertes qui ne donnent pas très bon goût. C’est l’étape la plus fastidieuse, mais courage, ça en vaut largement la peine !

Pour 4 litres de sirop environ, il faut :

  • 12 à 15 ombelles de sureau, suivant leur grandeur
  • 2 litres d’eau
  • le jus de 2 citrons
  • 2 kilos de sucre (de canne pour moi, comme d’habitude !)
  • 40 grammes d’acide citrique (se trouve facilement en pharmacie)
  1. Réunir les fleurs de sureau dans un grand récipient et verser l’eau bouillante par dessus.
  2. Ajouter le jus de deux citrons et couvrir. Laisser macérer cette préparation pour 2 à 4 jours à température ambiante, en remuant de temps en temps.
  3. Bien filtrer et rajouter le sucre. Chauffer en remuant pour bien dissoudre le sucre. Lorsque le liquide arrive à ébullition, éteindre le feu et ajouter l’acide citrique. Bien mélanger puis verser le sirop dans des bouteilles préalablement lavées (voire stérilisées) et chauffées.
  4. Fermer immédiatement et laisser refroidir.
  5. Conserver le sirop à la cave et une fois la bouteille ouverte, au réfrigérateur.

NB: Le sucre de canne donne une jolie couleur ambrée au sirop.

Vous pouvez l’utiliser pour aromatiser des desserts, mais c’est également délicieux avec de la bière blanche, de l’eau plate ou gazeuse ou du vin blanc.

Source : Dans la cuisine des frangines !

FORMATION | L’alimentation durable à la force des mollets

TourVeloAlimentationDurable_CarreSITEProgramme ?

10h15 : rdv métro Erasme
10h45.11h45 : visite chez « Vert d’iris »
12h00.13h00 : visite chez « Les Garçons Maraîchers »
13h00.14h00 : pique-nique chez « Les Garçons maraîchers »
15h.16h30 : visite « Little Food »
16h30 … : découverte libre de la pépinière durable « La pousse qui pousse »

Inscriptions ?

Obligatoires (pour le 29 mars) pour des questions d’organisation :  salima.barris@ecoloj.be

CONCOURS CULINAIRE | Jeunes chefs

jeunesChefsLe  programme :

  • 15h30: arrivée des équipes en cuisine
  • 18h30: accueil des invités
  • 19h30: service de l’entrée
  • 20h00: Service du plat
  • 20h30: Service du dessert
  • 22h00: fin de la soirée

L’objectif de ce concours et de rassembler les différentes orientations politiques autour de la thématique de l’alimentation mais également de promouvoir une alimentation saine et de saison, tout en faisant preuve d’originalité !

Les bénéfices de cette soirée seront versés aux Restos du cœur.

Lasagnes végétariennes maison

pictoCoinCuisine

Le week-end du 21-22 janvier, la Green Team se retrouvait au Château de Courrière pour sa mise au vert annuelle afin de préparer les Rencontres Ecologiques d’Eté (REE) de cette année. Qui dit réunion d’équipe dit bon repas. En effet, nous pouvons compter sur Claude pour réaliser de bons petits plats. L’occasion pour nous de mettre en avant dans le JUMP sa recette de lasagnes végétariennes maison.

Pour la pâte

  • 100g de farine de blé
  • 1 œuf
  • 1 pincée de sel
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive

Pour la sauce béchamel 

  • 1 morceau de beurre
  • 1 grosse cuillère de farine
  • du lait

Pour la garniture

  • 100 gr d’épinards

Réalisation :

  1. Mélanger les ingrédients pour réaliser la pâte fraiche. Il est important de bien travailler la pâte. L’huile facilite son aplatissement. Il faut la doser pour avoir une consistance assez souple.
  2. Aplatir la pâte avec un laminoir (ou un rouleau).
  3. Lancer la béchamel : faire fondre le beurre. Une fois fondu, y mettre la farine et mélanger. Ajouter le lait tout en laissant le bec à puissante maximale jusqu’à obtention d’une sauce onctueuse.
  4. Cuire la pâte. Une pâte fraîche cuit en moins d’une minute dans l’eau bouillante. Dans le cas des lasagnes, la pâte sera recuite au four, il suffit donc de prendre la pâte, en la plongeant quelques dizaines de secondes.
  5. Blanchir (passer des légumes ou des fruits à l’eau bouillante) les épinards sans les laisser trop longtemps afin de ne pas les faire trop réduire en taille.
  6. Étaler couche par couche la pâte, les épinards et la béchamel dans un plat à four.
  7. Cuire au four.Bon appétit !


Michaël Horevoets

 

VOIR | Nourrir l’humanité c’est un métier

pictoCoinDetente Nourrir l’humanité c’est un métier, c’est du « Théâtre documentaire au cœur de notre agriculture »​​. Interview de Charles Culot de la Compagnie Art & tça

L- Peux-tu vous présenter, toi et la compagnie ?

C- Je m’appelle Charles Culot, j’ai 26 ans et je suis originaire des Ardennes, mes parents y sont agriculteurs et produisent du fromage de brebis. Je suis parti en ville, à Liège, où j’ai été formé à l’école Supérieure d’Acteurs de Liège (ESACT) d’où je suis sorti il y a 4 ans maintenant. En parallèle, je fais aussi du cinéma, bien que mon activité principale soit au sein de la compagnie Art & tça.

Nous avons créé la compagnie avec trois amis, David Daubresse, Alexis Garcia et Camille Grange, tous réunis autour d’un même projet artistique : tenir un propos engagé sur le monde actuel, raconter des histoires à partir de l’Histoire.
Jusqu’à présent nous avons déjà porté trois spectacles tous montés avec la volonté d’en faire un tremplin au débat, à l’échange, et de servir d’outil pédagogique pour les écoles par exemple.

Le premier, élaboré en lien avec la compagnie Arsenic2, Grève 60, grande fresque historique sur La grande gréve de 60, parle de l’élan de solidarité qui a amené près d’un million de personnes dans les rues pour dénoncer les lois d’austérité, un peu comme aujourd’hui, si ce n’est qu’à l’époque la population fait tomber le gouvernement en descendant dans la rue.


Le deuxième spectacle, Entre rêve et poussière, nous parle d’une fille de dix ans oppressée par la concurrence à l’école et pose la question « quelle école voulons-nous pour demain ? ».


Et enfin, Nourrir l’humanité c’est un métier, spectacle qui, lui, aborde la disparition des petites fermes familiales à travers les témoignages des agriculteurs belges et français. Actuellement, un dernier spectacle est en préparation qui abordera, lui, la question de la pauvreté, du sans-abrisme, et là une réflexion d’un sujet plus large, à savoir l’appauvrissement général d’une grande partie de la population engendré par ce qui est appelé l’État Social Actif.

L- Peux-tu me parler plus en détail de la pièce « Nourrir l’humanité c’est un métier » ? De sa genèse à aujourd’hui, comment se porte-t-elle ?

C- C’est d’un exercice de fin d’études sous forme de carte blanche qu’est né le projet. L’objectif était de réaliser une œuvre artistique qui vous soit propre et nécessaire de faire à tout prix aujourd’hui. Après avoir beaucoup réfléchi, j’ai commencé à récolter des témoignages d’une ferme à l’autre, autour de chez moi d’abord, partout en Wallonie et en France finalement. Afin de bien connaître notre sujet, notre démarche s’apparente au travail d’un journaliste qui cumule les témoignages auprès d’experts du vécu, de syndicalistes, d’économistes, … Un tel processus de création de spectacle nous prend entre 2 et 3 ans.

La pièce se porte toujours bien, après près de 200 représentations, on continue de jouer en Belgique et en France et nous avons fait sur-titrer la pièce en Néerlandais pour tourner en Flandre également. Récemment reconnue pièce d’utilité publique par les Services Publics Fédération Bruxelles (SPFB), « Nourrir l’humanité c’est un métier » prend encore de l’essor.

Nous proposons toujours deux formes de représentations, une forme tout terrain pour laquelle nous avons tous les matériels nécessaires qui nous permet de jouer dans des cadres très divers (salle de village, amphi-universitaire, ferme,…) et de porter la parole des agriculteurs vers un plus large public qui ne va pas forcément au théâtre. La deuxième forme, plus artistique, est adaptée aux scènes de plus grande envergure et, bien que le fond soit le même, propose une mise en scène plus théâtralisée. On s’applique également à l’adapter à la pièce et la mettons régulièrement à jour.

Un gros événement est en préparation à Liège à la Cité Miroir pour mars 2017, plusieurs représentations scolaires et tout public seront proposées et suivies de débats avec l’intervention de différentes figures politiques. Un bel événement donc pour revenir jouer à Liège ! A suivre sur notre site.

L- Est-ce que ce sont vos racines familiales qui ont motivé le choix du sujet de votre première pièce ?

C- C’est dans le contexte de la crise du lait de 2011 et beaucoup de choses gravitant autour de moi à l’époque que mon choix s’est dessiné. Ma famille faisant du circuit court et de la transformation, ils étaient moins en prise directe avec les prix du marché, ils ne subissaient pas de plein fouet la dérégulation et la spéculation alimentaire. Il y a eu dans la région de nombreux suicides, des producteurs de lait qui stoppaient leurs activités, j’ai senti qu’il fallait que je parle de ça.

L-  C’est long 2 à 3 ans, pourquoi avez-vous besoin d’autant de préparation ?

C- Notre démarche de création prend du temps , la 1ère partie de notre travail est de se saisir d’un sujet et d’en étudier un maximum de facettes.
Pour ce faire nous avons deux catégories de sources :
Celles que nous appelons les sources expertes. Celles-ci représentent tout ce qui a pu être écrit et filmé sur le sujet traité : études, compte-rendu, articles de presse, émissions tv, documentaires, reportages.
Mais aussi bien-sûr des interviews que nous réalisons nous-mêmes auprès d’experts associatifs, syndicaux, politiques.
C’est aussi par les interviews, qui correspondent à notre travail de terrain, que nous abordons nos autres sources, que nous appelons les témoins du vécu, les experts du vivant. C’est avec leurs paroles que nous abordons le côté humain et sensible de nos spectacles.

La 2ième partie de notre travail, est de réunir toutes les informations recueillies, de les trier par thématique et par information.
Ensemble nous discutons de ce qui nous semble important de transmettre, de ce qui nous a touché et de ce qui pourrait faire « Théâtre ».

La 3ième partie, la partie finale est la période de création en soi. C’est le moment où nous confrontons au plateau nos différentes idées. Depuis 4 ans, nous avons exercé, construit, inventé de nombreux outils théâtraux au service du théâtre documentaire. Et c’est bien par un mélange de ces formes au service de l’Histoire que nous créons nos pièces.

L- Pour de nombreuses troupes, les comédiens sont également auteurs et metteurs en scène, avec tout le travail que cela implique. Comment faites-vous pour gérer ces différentes casquettes ?

C- Ici on ne vient pas vous chercher; les compagnies d’acteurs-créateurs doivent créer des dossiers, gérer des boites mail, remplir toutes sortes d’appels à projet. C’est un autre métier mais il faut le faire pour voir aboutir nos projets. Entre travail bénévole et recherche d’emploi pour l’ONEM, il faut être flexible. Si on pouvait se concentrer uniquement sur le travail artistique et de recherche déjà très conséquent et se décharger d’une partie administrative importante, ça nous ferait énormément de bien.

Ma journée type : passer quelques heures à répondre à mes mails, passer quelques appels, créer des dossiers de demandes de subsides, être attentif aux appels à projets, gérer la comptabilité, et surtout écrire ! Écrire, réécrire, s’informer, revoir, etc.

L- Vous restez malgré tout une bande d’amis qui montez sur les planches pour jouer ensemble ou la réalité de terrain prend un angle tout autre ?

C- On reste évidement une bande de copains, oui ! Bien qu’on ait tous des parcours en parallèle, on est une équipe et on ne pourrait pas y arriver si on ne se soutenait pas mutuellement.

L- Au regard des créations que vous proposez, on est pas bien loin du théâtre d’action ?

C- Ça n’est pas du tout la même chose que du théâtre action ou du théâtre forum, il s’agit de théâtre documentaire. Le document d’une réalité paysanne, celle d’une partie de notre population aujourd’hui en voie d’extinction.  A partir des témoignages recueillis pendant deux ans par l’équipe artistique, nous tentons de rendre compte d’une réalité objective, celle de leur situation totalement méconnue. Il s’agit d’une aventure, celle de deux jeunes artistes partis à la rencontre de leur patrimoine, voulant comprendre et témoigner de l’histoire de ceux qui nous nourrissent, ceux qui nourrissent l’Humanité : les agriculteurs. Il n’y a pas la participation du public comme dans le théâtre forum, le débat vient après la pièce.

L- On décèle dans vos pièces un certain penchant militant, vous avez toujours vu dans le théâtre la possibilité de véhiculer des revendications ?

C- Au départ non, j’ai commencé comme beaucoup de comédiens débutants, par ego. Le jeu m’amusait, j’avais envie de me montrer un petit peu. Lors des études au conservatoire de Liège, je me suis rendu compte que le théâtre n’étais pas forcément ce que je croyais, d’autant plus que c’est une école qui invite ses étudiants à réfléchir sur les raisons qui nous poussent à faire du théâtre. Une parole forte de Bertolt Brecht qui dit : « Dans un monde où il y a autant d’injustice, avoir le temps de s’extasier sur la beauté des arbres est presque un crime. » Ma vision du théâtre militant s’est forgée lorsque j’ai pris conscience que le bien-être dont je jouis aujourd’hui est le fruit des luttes des générations passées et que nous sommes en train de les perdre, ces acquis ! La notion du théâtre militant, engageant, ou peu importe comme on décide de l’appeler, est venue assez tard chez moi donc, mais j’y ai complètement trouvé ma voie. Même si parfois, je ne cracherais pas sur un moment de cinéma de temps en temps, juste en tant qu’acteur, sans me préoccuper du reste, uniquement mon personnage, ma prestation,…

L- Un mot à adresser à ce militant qui sommeille en nous ?

C- Je dis toujours qu’il n’y a pas qu’une solution pour faire évoluer les choses. Faire du théâtre, oui ! Parler autour de nous, oui ! Consommer autrement, oui ! Voter, oui ! Chacun à sa part à faire et pour paraphraser Bertolt Brecht encore une fois : « Celui qui lutte perdra peut-être, celui qui ne lutte pas a déjà perdu. »


Interview réalisée par Laura Mahieu

Food for Thought, voeding om je tanden op stuk te bijten

pictoCarteBlancheHet jaarthema van Jong Groen is dagelijkse kost voor iedereen: ‘Food for Thought – naar een nieuw voedselsysteem’. De eerste drie activiteiten leidden tot heel wat inspirerende, maar ook verwarrende gedachten. Tijd om ze in een hapklaar dossier te ordenen !

Op 12 november gingen de woordvoerster van Boerenbond en de directrice van BioForum met elkaar in debat. Ze waren het erover eens dat het huidige landbouwsysteem aan een grondige verandering toe is, maar op sommige punten was het water nog te diep.

Vervolgens was er op 19 december een themadag in Kortrijk met verschillende sprekers: een vrijwilligster van De Landgenoten, een verantwoordelijke van Foodact, bioboer Thierry Baucarne en Sam Magnus, jonge witloofboer en voorzitter van de Groene Kring.

Ten slotte voerde Jong Groen op 28 december in zeven Vlaamse steden actie met de slogan “Boeren verdienen beter!” Mensen op straat mochten raden hoeveel winst boeren maken. Dat landbouwproducten vaak met verlies worden verkocht, was voor het publiek een eyeopener.

Jong Groen is duidelijk voorbereid op het congres ‘Food for Thought’ op zaterdag 30 april. Kom jij ook? Voed dan eerst je gedachten rond vijf aspecten van ons voedsel !

Oh oh ik heb zorgen
De lijst met problemen in ons huidig voedselsysteem is ellenlang. Vooreerst zijn er steeds meer boeren die de ‘schop’ over de haag gooien: gemiddeld verdwijnen in België 25 boerderijen per week. In vergelijking met tien jaar geleden telt Vlaanderen 39% minder landbouwbedrijven. De kans bestaat dat er in 2030 geen landbouwbedrijven in België meer zijn, afgezien van grootschalige organisaties waarin het contact tussen de landbouwer en de consument onbestaande is. De redenen om de boerenstiel vaarwel te zeggen zijn begrijpelijk. Boeren maken amper winst met hun groenten, fruit, vlees, granen … soms verkopen ze zelfs met verlies.

Die precaire financiële situatie van landbouwbedrijven is deels te verklaren door de bikkelharde concurrentiestrijd van supermarkten om de laagste prijs. Een tweede verklaring is het problematische lock-in systeem. Alle radartjes in het productie- en verkoopproces zijn strikt op mekaar afgestemd. Een landbouwer heeft amper de keuzevrijheid om daarvan af te wijken. Een voorbeeld hiervan is het Belgisch witblauw, een ras van vleeskoeien dat gekweekt wordt om superdik te worden. De meeste slagers kunnen geen ander vlees meer verwerken, waardoor alternatieve rassen niet meer worden gekweekt.

Het enthousiasme van Belgen die toch staan te popelen om te beginnen boeren, wordt bij aanvang al getemperd. Het is aartsmoeilijk om aan grond te geraken, landbouwgrond is immers schaars en duur. Weinig boeren hebben voldoende startkapitaal om grond te kopen. De beste oplossing? Zorgen dat je familieleden hebt die aan landbouw doen.

Een volgend heikel punt is overproductie. Het oorspronkelijke idee van “Nooit meer honger” was vlak na de Tweede Wereldoorlog begrijpelijk. Het heeft echter overproductie in de hand gewerkt, boeren produceren nu meer dan ze verkopen. Bovendien gooien supermarkten en gezinnen veel eetbare overschotten weg. Absurd als je weet dat sommige mensen elke cent die naar eten gaat, twee keer moeten omdraaien.

Een laatste probleem is de zware druk die de landbouw uitoefent op het leefmilieu. Door op de foute manier om te gaan met onze landbouwgronden, putten we de bodems volledig uit. Bovendien zijn de concentraties van bestrijdingsmiddelen in bodems en op gewassen te hoog. Deze chemische middelen zijn enorm schadelijk voor het milieu en de mens. De gezondheid van de boer lijdt daar trouwens het meest onder.

Fairtrade, ook voor onze boeren
Er is een groeiende groep consumenten die wel belang hecht aan een eerlijke prijs voor de boer. Deze ‘eerlijke prijs’ betekent dat de landbouwer voldoende winst maakt met de verkoop van zijn producten om in zijn levensonderhoud te kunnen voorzien. Maar tussen dromen en daden staat de werkelijkheid. 90% van onze aankopen gebeurt in supermarkten. En daar zit het probleem. Om hun klanten toch maar de laatste prijs aan te bieden, zetten supermarkten landbouwers onder druk om hun waren met verlies te verkopen. Boeren zijn prijsnemers geworden. De prijs die de supermarkten voorstellen is te nemen of te laten. Als een boer niet akkoord gaat met de voorgestelde prijs, vinden supermarkten hetzelfde product makkelijk ergens anders.

De oplossing lijkt voor de hand liggend: rechtstreeks bij de boer kopen. Korte ketenverkoop van landbouwproducten is in opmars. Sommige boerderijen hebben een winkel waar ze hun producten rechtstreeks aan klanten verkopen en een correcte prijs kunnen vragen. Een bijkomend voordeel is dat consumenten een beter zicht hebben op de herkomst van hun voeding en er bewuster mee omgaan.

Toch blijft de korte ketenverkoop voorlopig een nichemarkt. Praktische bezwaren staan in de weg. Ten eerste moet je investeren in een winkelruimte. Daarnaast vraagt het ook extra middelen op producten klaar te maken voor verkoop. Zo moet een melkboer niet alleen melk verkopen om rendabel te zijn, maar ook ijs, rijstpap, yoghurt … Het is niet voor elke landbouwonderneming haalbaar om daarvoor het nodige materiaal aan te schaffen. Ten slotte hebben boeren niet altijd de opslagcapaciteit om hun voedingswaren zelf te bewaren.

Gelukkig bestaan er ook andere manieren waarop boeren toch een eerlijke prijs voor hun producten kunnen krijgen. Zo kunnen ze zich verenigen in coöperatieven. Dat maakt het voor een landbouwbedrijf mogelijk om samen dure machines aan te kopen. Ook staan de boeren in een coöperatieve sterker om aan supermarkten een eerlijke prijs te vragen voor hun producten.

Speler of speelbal van de wereldmarkt ?
Of we nu willen of niet: landbouw is in de 21ste eeuw al lang geen lokaal fenomeen meer. Onze boeren spelen mee op de mondiale landbouwmarkt. En het spel is niet eenvoudig. Dat mondiale karakter zorgt in de eerste plaats voor oneerlijke concurrentie. Wie bijvoorbeeld in België tomaten kweekt, moet het in de prijzenstrijd opnemen tegen tomatenproducenten uit Zuid-Europese landen, waar de weersomstandigheden gunstiger zijn.

De vrije markt zorgt er daarnaast voor dat boeren, maar ook consumenten afhankelijk zijn van wat ergens anders wordt geproduceerd. Dat leidt tot absurde situaties. Zo kan je in ons land lang zoeken naar brood gemaakt van Belgisch graan. We gebruiken immers geïmporteerd graan uit Polen. Graan dat in België verbouwd wordt, dient als veevoer. Ook bij de campagne ‘Lekker van bij ons’ van het Vlaams Centrum voor Agro- en Visserijmarketing (VLAM) zijn kanttekeningen te maken. Het VLAM prijst vlees aan van dieren ‘van bij ons’, maar verzwijgt dat onze dieren gevoed worden met soja uit Zuid-Amerika. De productie van die soja gaat ten koste van het regenwoud en zorgt voor een verregaande bodemuitputting.

Toch is de markt volgens sommigen nog niet vrij genoeg. De onderhandelaars van TTIP (Transatlantisch Trade and Investment Partenership) willen met hun verdrag de handel tussen de Europese Unie en de Verenigde Staten stimuleren in de hoop economische groei te creëren. Ook de Boerenbond was er tijdens het debat van overtuigd dat een goed handelsakkoord voordelig zou zijn voor onze boeren. Bioforum sprak zich niet uit tégen een handelsakkoord, op voorwaarde dat het niet raakt aan de strenge Europese normen. Bovendien stellen zij zich de vraag wie hier beter van zal worden. De boer … of eerder de retailindustrie ?

België bio ?
Biologische landbouw werkt vanuit respect voor mens, dier en milieu. Bodemvruchtbaarheid staat centraal: de bodem wordt gevoed en niet de plant. Dit kan onder andere door voldoende vruchtwisseling en diversiteit van teelten. Ook moeten bioboeren de kringloop sluiten op regionaal sectorniveau. Mest van biovee moet bijvoorbeeld afgezet worden op bioboerderijen in de buurt. Bestrijdingsmiddelen zijn uit den boze. Het is wel toegelaten om natuurlijke vijanden van planten in te zetten en mechanisch onkruid te wieden. Ziektes worden voorkomen door resistente rassen te kiezen en teelten te diversifiëren. Controleorganen zien er op toe dat de biologische boerderijen deze Europese regels naleven.

Aangezien de biologische landbouw het natuurlijke groeiritme van dieren en planten respecteert, verloopt het productieproces trager en zijn de producten duurder. Toch is 5,8% van de Europese landbouw momenteel biologisch. De vraag overstijgt zelfs het aanbod. Met gemiddeld 0,8% biologische landbouw mist België echter de trein. Boeren voelen zich dus nog gehinderd om voluit voor bio te kiezen. Het feit dat er zo weinig biologische landbouwbedrijven zijn, vormt op zich al een probleem. Als een boer bijvoorbeeld biologisch vlees wil kweken, moet hij zijn vee laten slachten in een biologisch gecertificeerd slachthuis. Vaak moet hij daarvoor verder rijden dan een conventionele boer; niet erg praktisch en duurder.

Toch beweegt er iets in België. Zowel de Boerenbond als de Groene Kring erkennen het belang van duurzame landbouw. Al was het maar omdat minder waterverbruik, meststoffen en bestrijdingsmiddelen de kosten verminderen. Positief nieuws dus dat biologische technieken overgenomen worden in de gangbare landbouw.

Nog hoopvoller is dat sommige conventionele boeren de stap naar biologische landbouw wagen. Zo vertelde landbouwer Thierry Baucarne hoe hij langzamerhand aan het overschakelen is naar biologische landbouw, perceel per perceel. Op de vraag of dat rendabel is, antwoordde Baucarne dat hij de kost van bestrijdingsmiddelen die wegvalt, kan aanwenden om onkruid mechanisch te wieden. Meer nog: de winst op zijn biologisch geteelde groenten is vaak groter. Biologische landbouw kan dus een weg naar een eerlijke prijs voor de boer zijn.

Beleid of burger aan zet ?
Wie kan de pijnpunten uit ons voedselsysteem halen? Tijdens de activiteiten bleek dat het Belgische beleid geen duidelijke keuzes maakt om veranderingen teweeg te brengen. Zo zijn er te weinig middelen om de korte ketenverkoop en de biologische landbouw verder uit te bouwen. Joke Schauvliege verdeelt de budgetten op basis van de grootte van landbouwbedrijven. Biologische landbouw krijgt dus maar een luttele fractie omdat hun aandeel in de totale productie enorm klein is. Zo krijgen bioboeren geen eerlijke kans om zich verder te ontwikkelen. Tijdens het debat verklaarde de Boerenbond dan maar zelf middelen te voorzien voor biolandbouw.

Als het beleid achter blijft, is het aan de consumenten om keuzes te maken. Als zij voor streekgebonden, seizoensgebonden en biologische landbouwproducten kiezen, zal de markt zichzelf ten dele reguleren. Daarnaast moeten klanten de mogelijkheid krijgen een eerlijke prijs te betalen aan de boer. Voedselteams zijn hier al volop mee bezig. Het zijn groepen mensen uit dezelfde buurt die samen hun producten rechtstreeks bij de boer kopen, uit respect voor boer en milieu.

Ook om de discrepantie tussen overproductie en mensen die honger hebben weg te werken, worden projecten op poten gezet. Op de themadag legde de verantwoordelijke van Foodact uit hoe het Kortrijkse OCMW te werk gaat. Vrijwilligers inventariseren enerzijds welke voedingswaren er telkens in de rekken blijven liggen en anderzijds wat de voedselbehoeften van mensen in armoede zijn. Deze twee inventarissen worden op elkaar afgestemd. Op die manier zorgen ze ervoor dat het eten dat anders in de vuilbak belandt, nu nog opgegeten wordt.

Zelfs op het tekort aan landbouwgrond kwam in april 2014 een antwoord van de coöperatie De Landgenoten. Zij kopen via de verkoop van aandelen, via schenkingen en erfenissen landbouwgrond en eventueel bijhorende gebouwen aan. Boeren kunnen daar op een duurzame manier gebruiksrechten van krijgen. Daar zijn twee voorwaarden aan verbonden: ze moeten biologisch gecertificeerd zijn en sterk lokaal georiënteerd zijn.

Manieren genoeg dus om stap voor stap te werken aan een beter voedselsysteem !

Caroline Robberechts


Traduction:

Food for thought
A boire et à manger pour une réflexion délicieuse !

jongGroenBlog01

Le thème principal de Jong Groen cette année alimente de nombreuses conversations au quotidien : « Food for Thought – en route vers une alimentation nouvelle ». Les trois premières activités nous ont fourni beaucoup d’ingrédients utiles pour mieux cerner la problématique, mais elles peuvent aussi parfois avoir prêté à confusion. Il était donc temps de rassembler tout ça dans un dossier cohérent, à déguster sans modération !

Le 12 novembre, nous avons organisé un débat avec pour invitées la porte-parole du Boerenbond et la directrice du BioForum. Elles étaient toutes deux d’accord pour dire que le système alimentaire actuel aurait besoin d’une refonte de grande ampleur, mais leurs divergences de vue étaient claires sur certains points. Elles ont eu beau se montrer ouvertes, mettre de l’eau dans son vin n’a pas suffi.

Par la suite, le 19 décembre, Courtrai a été le lieu d’une journée thématique avec plusieurs orateurs autour de la table: une bénévole de l’association De Landgenoten, une responsable de Foodact, le fermier bio Thierry Baucarne et Sam Magnus, jeune fermier cultivateur de chicons et président du Groene Kring.

Cerise sur le gâteau, Jong Groen a mené des actions dans 7 villes flamandes le 28 décembre sous le slogan Les agriculteurs méritent mieux que ça ! Une question principale, adressée aux passants, était le centre de cette action : Combien gagne un agriculteur ? Beaucoup d’entre eux ignoraient tout simplement que les produits agricoles sont bien souvent vendus à perte.

Des problèmes multiples
La liste des problèmes qui pourrissent notre système alimentaire est terriblement longue. Pour l’instant, de plus en plus d’agriculteurs mettent la clé sous la porte : en moyenne, 25 fermes disparaissent chaque semaine en Belgique. En 10 ans, le nombre d’exploitations agricoles a diminué de 39%. Il se pourrait bien que toutes les exploitations agricoles ferment d’ici 2030, si l’on ne tient pas compte des exploitations de grande taille où le contact entre l’agriculteur et le consommateur est inexistant. Les fermiers ont leurs raisons pour cesser leurs activités, et elles sont nombreuses. Ils ne dégagent déjà qu’un bénéfice minime sur leurs légumes, fruits, viandes, céréales… quand ils ne les vendent pas à perte.

Plusieurs facteurs se cachent derrière cette situation financière précaire. La guerre des prix qui fait rage entre les différentes chaînes de supermarchés est à pointer du doigt, tout comme le système de lock-in. Tous les indicateurs dans la chaine de vente et de production dépendent strictement les uns des autres. Un agriculteur peut très difficilement s’en détacher. Le bœuf blanc bleu belge, une race de vaches élevées pour les rendre aussi grosses que possible, est un exemple révélateur. La plupart des bouchers ne peuvent plus élever d’autres types de viande, ce qui empêche le développement de l’élevage de races alternatives.

Les Belges qui salivent tout de même à l’idée de lancer leur propre exploitation voient leur enthousiasme très vite refroidi. Rien que trouver une surface agricole s’avère bien souvent mission impossible, vu le prix et l’insuffisance de l’offre. Peu de fermiers disposent du capital de départ suffisant pour acheter un sol. Bien souvent, il faut compter sur des membres de la famille déjà agriculteurs.

La surproduction est sans aucun doute un autre problème à régler. L’idée de départ La faim, plus jamais ça était compréhensible au sortir de la 2ème guerre mondiale, mais elle a favorisé la surproduction. Les agriculteurs produisent aujourd’hui plus que ce qu’ils ne vendent. En outre, beaucoup de supermarchés et de ménages gaspillent beaucoup de nourriture. Une situation d’autant plus difficile à digérer quand on sait que certains ménages en détresse restreignent au maximum leurs dépenses alimentaires.

La pression qu’exerce l’agriculture sur l’environnement constitue encore un autre problème de taille. Notre manière de gérer les surfaces agricoles épuise totalement les sols. Les concentrations en pesticides des sols et des récoltes sont, par ailleurs, trop élevées. Ces produits chimiques sont extrêmement nocifs pour l’environnement et l’humanité. La santé de l’agriculteur est la première à en pâtir.

Commerce équitable : une solution aussi pour les agriculteurs belges
De plus en plus de consommateurs attachent de l’importance à rétribuer correctement les agriculteurs pour leur travail. Concrètement, cela implique que l’agriculteur doit être en mesure de dégager suffisamment de bénéfices à la vente de ses produits pour subvenir à ses besoins. Malheureusement, il y a un fossé entre ces rêves et la réalité. Nous faisons 90% de nos achats dans des supermarchés, et c’est là que le bât blesse. Pour proposer à leurs clients le prix le plus attractif, les supermarchés mettent les agriculteurs sous pression afin qu’ils acceptent de vendre leurs produits à perte. Les agriculteurs n’ont plus le choix : les prix proposés par la grande distribution sont à prendre ou à laisser. En cas de refus, les supermarchés se tournent bien vite vers d’autres fournisseurs prêts à accepter le prix qu’ils proposent.

Il existe une solution très simple pour résoudre ce problème : acheter directement chez l’agriculteur. Les circuits courts de produits agricoles se répandent. Certaines exploitations agricoles aménagent un magasin où les agriculteurs vendent directement leurs produits aux clients de façon à en obtenir un prix correct. Ces circuits courts permettent également aux consommateurs de se faire une meilleure idée de la provenance de leur nourriture et d’ainsi adopter un mode de consommation plus responsable.

Les circuits courts ne sont cependant pas encore assez développés aujourd’hui. Des questions pratiques compliquent bien souvent les choses. Il est d’abord nécessaire d’investir dans un espace de vente et de l’aménager. Les agriculteurs doivent également prévoir des moyens pour rendre les aliments propres à la vente et pour proposer un ensemble cohérent. Un laitier ne peut par exemple pas se limiter à la vente de lait pour être rentable : il doit également proposer de la glace, du riz au lait, du yaourt… Tous ne peuvent pas se permettre d’acheter le matériel nécessaire à la production d’une telle variété de produits. Ils ne disposent en plus pas tous de l’espace nécessaire pour stocker leur production.

Heureusement, d’autres systèmes permettent aux agriculteurs d’être correctement rétribués pour leurs produits. Ils peuvent par exemple se réunir pour constituer une coopérative. Sous cette forme d’organisation, ils peuvent acheter ensemble des machines au prix d’achat prohibitif pour un agriculteur seul. Une coopérative leur permet également d’être dans une position plus favorable au moment de proposer leurs produits à la grande distribution.

Les agriculteurs, acteurs ou victimes du marché mondial ?
Qu’on le veuille ou non, l’agriculture du 21ème siècle est bien loin du phénomène local. Nos fermiers se retrouvent propulsés sur le marché agricole mondial, et cette position est loin d’être évidente. Ce caractère mondialisé du marché agricole est à l’origine d’une concurrence déloyale. Pour ne citer qu’un exemple, un agriculteur qui cultive des tomates se retrouve bien souvent confronté à la concurrence de producteurs de tomates dans des pays du sud de l’Europe, où les conditions climatiques sont bien plus favorables.

Le marché libre crée des dépendances, tant pour les agriculteurs que les consommateurs. Ils dépendent de la production d’exploitations agricoles à travers le monde, avec des situations absurdes pour résultat. En Belgique, les consommateurs à la recherche de pain fabriqué à base de céréales belges peuvent rester très longtemps sur leur faim. On recourt en effet bien souvent à des céréales importées de Pologne. Les céréales cultivées en Belgique finissent pour leur part dans la nourriture du bétail. Même la campagne Lekker van bij ons (Délicieux et bien de chez nous) du Vlaams Centrum voor Agro- en Visserijmarketing (VLAM, Fresh From Belgium en français) n’est pas exempte de tout reproche. Le VLAM promeut la viande de chez nous, tout en taisant l’origine du soja qui leur sert de nourriture, souvent produit en Amérique du Sud. La production de ce soja a des conséquences très négatives pour la forêt tropicale et favorise l’épuisement des sols.

Certains diront pourtant que le marché n’est pas encore assez libre. De part et d’autre de l’Océan Atlantique, les négociateurs du TTIP (Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement) souhaitent conclure ce traité afin de stimuler le commerce entre les deux continents et ainsi donner un coup d’accélérateur à la croissance économique. Lors de nos débats, le Boerenbond s’est clairement exprimé en faveur d’un bon accord de libre-échange, qui serait, selon cette association, favorable à nos agriculteurs. Bioforum n’est pas contre le principe d’un accord de libre-échange, à condition qu’il ne mette pas en péril les normes européennes. L’association se demande toutefois à qui profiterait vraiment un tel accord : à l’agriculteur ou à la grande distribution ?

La Belgique, un pays bio ?

Le respect de l’Homme, des animaux et de l’environnement sont les principes de base de l’agriculture biologique. La fertilité des sols est primordiale : on nourrit les sols, pas les plantes. Une rotation et une diversité suffisante des cultures sont des ingrédients indispensables pour garantir une bonne fertilité de ces sols. Les fermiers bio doivent également devenir une sorte de lien entre les différentes exploitations du même secteur au niveau régional. Le fumier du bétail bio doit par exemple être évacué dans des fermes bio à proximité. Il faut absolument éviter les pesticides de toutes sortes et se tourner plutôt vers les moyens naturels ou mécaniques pour se débarrasser des mauvaises herbes. Le choix de cultures résistantes et diverses permet d’éviter les maladies. Des organes de contrôle s’assurent que les fermes biologiques respectent bien ces règles européennes.

L’adéquation de l’agriculture biologique au rythme de la croissance naturelle des animaux et des plantes ralentit la production et augmente le prix de ces produits. Ces contraintes ne sont cependant pas prohibitives : pas moins de 5,8% de l’agriculture européenne est biologique. La demande s’élève d’ailleurs bien au-dessus de l’offre. Avec un pourcentage de 0,8% seulement, la Belgique est à la traîne. Les agriculteurs manquent encore d’incitants pour passer à l’agriculture biologique. Le manque d’exploitations agricoles bio est déjà un problème en soi. Il manque également d’infrastructures certifiées bio. Pour pouvoir élever de la viande bio, les agriculteurs doivent amener leur bétail dans un abattoir certifié biologique. Ils doivent faire un plus long trajet pour en trouver un, ce qui est loin d’être pratique et abordable.

Tout n’est pas figé pour autant en Belgique. Aussi bien le Boerenbond que le Groene Kring reconnaissent l’importance de l’agriculture durable. Rien que dans une optique purement économique, elle a de nombreux avantages : la diminution de la consommation d’eau, de fumier et la suppression des pesticides chimiques réduisent les coûts. L’utilisation de techniques issues de l’agriculture biologique dans l’agriculture traditionnelle constitue déjà un pas dans la bonne direction.

Certains agriculteurs traditionnels envisagent sérieusement de passer à une exploitation biologique, et c’est un autre signal encore plus positif. Thierry Baucarne a par exemple expliqué qu’il passe progressivement à l’agriculture biologique, parcelle par parcelle. Quand on lui a demandé si c’était rentable, il a répondu qu’il utilisait l’argent dépensé auparavant dans les pesticides chimiques pour enlever les mauvaises herbes mécaniquement. Ce n’est pas le seul avantage : il gagne souvent plus d’argent avec les légumes bio qu’avec les légumes issus de l’agriculture conventionnelle. L’agriculture biologique peut donc être un moyen de garantir une rétribution convenable à l’agriculteur pour son travail.

Le politique ou le citoyen : à qui la main ?
Qui peut déclencher un vrai changement dans notre système alimentaire ? Il est ressorti de nos débats que les autorités belges ne font pas de choix suffisamment clairs que pour y arriver. Les circuits courts et l’agriculture biologique manquent cruellement des moyens nécessaires pour développer ces activités. Joke Schauvliege, ministre de l’Environnement en région flamande, répartit les budgets uniquement en fonction de la taille des exploitations agricoles. Les exploitations biologiques ne reçoivent donc qu’une part infime de ces budgets vu leur très faible proportion dans la production totale. Par conséquent, les fermiers biologiques ne reçoivent pas les outils nécessaires à leur développement. Le Boerenbond a d’ailleurs expliqué pendant les débats qu’il partait tout seul à la recherche de moyens pour l’agriculture biologique.

Quand l’action des pouvoirs publics laisse à désirer, il reste au consommateur une arme de taille : faire les bons choix. Si les consommateurs optent pour des produits agricoles locaux, de saison et biologiques, le marché s’adaptera partiellement de lui-même. Les clients doivent également avoir l’occasion de rétribuer correctement le fermier. Des équipes alimentaires ont déjà pris cette problématique à bras le corps. Constituées de différentes personnes du même quartier, elles achètent en groupe leurs produits directement auprès du fermier, par respect pour son métier et pour l’environnement.

Des projets de toute sorte s’organisent pour combattre la disparité entre la surproduction et les gens en manque de nourriture. Lors de la journée thématique, la responsable de Foodact avait par exemple expliqué la façon de fonctionner du CPAS de Courtrai. Des volontaires y ont répertorié d’une part les denrées qui ne trouvaient pas preneurs dans les rayons et d’autre part les besoins alimentaires de personnes dans le besoin. Ces deux inventaires sont comparés afin que les produits surnuméraires atterrissent plutôt dans l’assiette de personnes pauvres qu’à la poubelle.

En 2014, l’association De Landgenoten a même réussi à trouver une solution pour le manque de terrains agricoles. Elle achète des terrains agricoles et les éventuels bâtiments attenants grâce à la vente d’actions, à des dons et à des héritages. Des agriculteurs peuvent ensuite obtenir des droits d’exploitation de manière durable. Deux exigences conditionnent l’accès à ces terres : les exploitations doivent y être certifiées biologiques et orientées vers un circuit local.

S’il y a bien une chose à retenir de ce petit inventaire fourni mais non exhaustif : on a des cartes en main pour améliorer notre système alimentaire !

Vertaling : Lucas Bernaerts


La mozzarella végétale

pictoCoinCuisine

Pour accompagner une super lasagne végétarienne, quoi de mieux qu’un bon fromage végétal ? Voici donc une super recette de mozzarella végétale à ajouter sur tes pizzas, lasagnes, tartines et qui fond à la perfection.

 

Pour réaliser cette mozzarella garantie sans souffrance, il te faut :

  • 125gr de tofu soyeux (se trouve dans tous les magasins)
  • 100gr de yaourt de soja (si tu le fais toi-même c’est encore mieux)
  • 150ml de lait de soja
  • 100ml de lait de riz
  • 2 cuillères à soupe de jus de citron
  • 2 cuillères à soupe de fécule de maïs (ou d’arrow-root)
  • 3/4 de cuillère à café d’agar-agar
  • 3/4 de cuillère à café de sel
  • 150ml d’huile d’olive (ou mieux d’huile de coco inodore)

Passons, aux choses sérieuses, avec la recette :

Alors, la première chose est très compliquée: il s’agit de verser tous les ingrédients (sauf l’huile de coco, si tu en as) dans ton mixer et bien entendu… mixer le tout quelques minutes afin d’obtenir une crème bien lisse.
(Si tu as de l’huile de coco, fais-la fondre au bain-marie puis ajoute-la au mélange)

Il faut ensuite transvaser cette crème dans une casserole et porter à feu vif pendant 5 minutes, jusqu’à ébullition.
Le mélange doit épaissir et prendre une texture de béchamel épaisse.

Il va s’agir maintenant de former des boules (de mozzarella ! bande de malins). Pour se faire, il faut verser la préparation dans des petits bols ronds et recouverts de film alimentaire dont on rabattra ensuite les bords vers le milieu.

Après ça tu peux te reposer et laisser refroidir les bols pendant 4 heures.

Après la sieste post-cuisine, y a plus qu’à démouler et déguster !
Bon appétit !

Laura Goffart

LIRE | Destruction massive : Géopolitique de la faim

pictoCoinDetente« Chaque enfant qui meurt de faim dans le monde est un enfant assassiné »

C’est la conclusion que tire J. Ziegler de ses 8 années passées à l’ONU en tant que rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation.

Aujourd’hui, il n’y a plus aucune raison objective qui explique que des personnes meurent de faim. En effet, les ressources alimentaires actuelles permettraient de nourrir deux fois la population mondiale.

Pourtant, toutes les 5 secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim, environ 37000 personnes meurent par jour et presque 7 milliards sont gravement sous-alimentés.

Quelles en sont les causes ?
Pour J. Ziegler, les causes sont multiples : il y a tout d’abord, la spéculation sur les matières premières qui crée une augmentation des prix ayant pour conséquence, de ne plus permettre l’accès à l’alimentation de base aux populations les plus pauvres.
Ensuite, l’auteur démontre que les subventions à l’exportation accordées aux agriculteurs occidentaux (Dumping social), leurs permettent de vendre leurs produits à des prix peu élevés et que ces derniers, une fois sur les marchés africains, tuent par une concurrence déloyale, le marché local.
La dette quant à elle écrase les pays les plus pauvres les empêchant de palier à l’insuffisance de technologies et d’infrastructures nécessaires à l’agriculture (tracteurs, engrais, semences sélectionnées…).

Enfin, J. Ziegler insuffle l’espoir : un peu partout dans les pays du Sud, se crée une solidarité et une résistance paysanne. L’ordre mondial établi peut être modifié par la création d’un front commun de solidarité entre les pays du sud et la société civile des pays occidentaux.

Un livre à lire absolument pour ceux et celles qui veulent comprendre l’échec des mesures mises en place pour éradiquer la faim et prendre conscience des intérêts et enjeux qui sous-tendent le problème de la faim dans le monde.

Sandrine Silberstein

Biographie de l’auteur
Jean Ziegler est un écrivain, un homme politique et un sociologue né à Thoune en Suisse.
Il possède un doctorat en droit et en sociologie.
Il a été rapporteur spécial à l’ONU pour le droit l’alimentation.
Il a écrit plusieurs livres dont certains ont eut un succès mondial tels que :
La Suisse lave plus blanc, Les Seigneurs du crime : les nouvelles mafias contre la démocratie,
L’Empire de la honte,…

Faire pousser des champignons chez soi, c’est possible !

Et oui, faire pousser ses propres champignons, c’est tout à fait possible. Attention, ne te fais pas trop d’illusions, tous les champignons ne se prêtent pas à une culture « domestique » ; pour les bolets, morilles ou autres truffes, il faudra continuer les balades en forêts ou payer le prix (souvent fort) pour s’en procurer. Nous nous contenterons ici de faire pousser des pleurotes et c’est déjà pas mal !

Bien-sûr, tu pourrais acheter un kit tout fait (voir article sur Permafunghi), mais ce serait trop facile. Alors avec un peu d’application, un peu de patience et pour un prix tout à fait raisonnable, tu peux confectionner ton propre kit champi.

Voici le matériel dont tu auras besoin et le mode opératoire :

  • bouteille en plastique
  • bocal en verre
  • couteau
  • carton
  • pulvérisateur
  • un peu d’eau
  • pleurotes fraîches
  • paille
  • filtre à café
  • alcool désinfectant
  • marc de café
  • four à micro-ondes

Comment faire ?

1ère étape : la propagation de culture

Avant tout, il faut bien se laver les mains et même les désinfecter avec de l’alcool (ou un gel hydro-alcoolique). Ensuite, il faut placer le carton, coupé en petits morceaux, dans un bocal avec un peu d’eau et mettre le tout au four à micro-ondes. Pendant ce temps, il faut faire quelques trous dans le couvercle du bocal. Quand le carton est passé au micro-ondes (pour tuer les éventuelles bactéries), il faut égoutter le carton et ensuite faire un « sandwich » dans le bocal en alternant un morceau de carton, un morceau de pleurote (les pleurotes auront été coupés avec un couteau désinfecté). Tu peux alors refermer le bocal, en insérant un morceau de filtre à café entre le bocal et son couvercle. Le tout doit rester relativement humide, c’est pour cela que tu dois vaporiser régulièrement le filtre à café.

2ème étape : l’inoculation

Mélanger du marc de café et de la paille pour que cela devienne homogène. Placer les cartons ensemencés dans une bouteille en plastique ; pour plus de facilité, la bouteille aura été coupée en deux et une fois que la préparation aura été mise dans la partie inférieure de la bouteille, la partie supérieure peut simplement être redisposée dessus. Il faut aussi faire quelques trous sur le côté de la bouteille pour laisser respirer le mycélium. Petite parenthèse, le mycélium ce sont les filaments blancs du champignon qui recouvrent, à cette étape, les bouts de carton et qui devraient venir coloniser l’ensemble du mélange marc de café/paille.

3ème étape : l’incubation

Il ne faut rien faire, si ce n’est attendre deux ou trois semaines. En principe, le mycélium devrait coloniser le substrat… De nouveau, veille seulement à ce que le nouveau mélange reste bien humide (éventuellement, vaporise un peu d’eau).

4ème étape : la fructification

Il faudra alors agrandir les trous pour laisser sortir les pleurotes, tu peux aussi soulever un peu la partie supérieure de la bouteille pour que les pleurotes puissent sortir par le haut. Attention pas de lumière directe et vaporisation quotidienne ! Au bout de deux semaines, les pleurotes devraient avoir poussé et être prêts à être cuisinés…

Tu n’as rien compris ?! Ce n’est pas grave, voici un excellent tuto qui te permettra d’y voir plus clair.

Et n’hésite pas à nous envoyer une photo de ta culture !

Salima Barris

ALIMENTATION| BIO ? Oui, vraiment BIO !

pictoDossiersAujourd’hui, manger BIO tombe sous le sens. Mais comment s’y retrouver dans la jungle des allégations “100% naturel”, “du jardin”, “local”, “0% pesticides” ? Ça veut dire quoi au fond BIO ? Et qu’est-ce qui me garantit que ce que j’achète est vraiment BIO ? Suivez le guide, c’est pas si compliqué…


Bio, cela signifie quoi ?
Cela veut dire que l’agriculteur applique des méthodes de production plus respectueuses de l’environnement et de la santé en n’utilisant, par exemple, pas de produits chimiques de synthèse (herbicides, fongicides, insecticides, etc.) ni d’OGM. Il désherbe mécaniquement ou thermiquement et n’utilise jamais d’engrais chimiques mais plutôt du fumier, des matières organiques BIO, des minéraux naturels ou des engrais verts.

Les animaux mangent des aliments certifiés BIO issus de la ferme ou de la même région. Ils sont de race rustique adaptée aux conditions de plein air, résistants naturellement aux maladies. Ils ont toujours accès à un parcours extérieur dès que les conditions climatiques le permettent et sont soignés en priorité avec l’homéopathie et la phytothérapie. Le bien-être animal est garanti à la ferme où l’animal bio a de l’espace et son environnement lui permet un comportement naturel

La qualité des produits BIO est ensuite assurée à chaque étape de la fabrication, du producteur au transformateur, en passant par le distributeur, l’importateur, au point de vente et au restaurant.

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BIO, une appellation protégée
Ne s’autoproclame pas bio qui veut. L’utilisation du terme bio ou biologique est protégée dans toutes les langues de l’UE. Cela signifie que pour vendre un produit avec l’appellation bio, le fabricant doit respecter la réglementation européenne. Mise en place en 1991, elle est régulièrement mise à jour. Elle couvre toutes les étapes de la fabrication du produit et impose des règles très précises en matière de bien-être animal (densité, éclairage naturel, parcours extérieur), de pratiques culturales (recours à des méthodes mécaniques, pesticides et engrais chimiques proscrits, OGM interdits) et de transformation des produits (liste positive restreinte d’additifs et auxiliaires technologiques).

Bio, un label européen

étiquettebioDepuis 2010, le label européen est obligatoirement présent sur tous les produits bio européens préemballés. À Rome, à Paris, à Londres ou encore à Bruxelles, un seul visuel commun à toute l’Europe permet au consommateur de reconnaitre aisément les produits bio, tout en lui garantissant que les denrées sont produites dans le respect de la règlementation européenne.
Le label européen donne une indication sur le lieu de production des matières premières agricoles composant le produit. Quant à l’étiquette, elle peut faire mention d’Agriculture UE, Agriculture non-UE ou encore Agriculture UE/ non-UE, voire même préciser le pays d’origine des matières premières.

À côté du label européen obligatoire, le consommateur peut aussi retrouver sur le produit labelbiod’autres labels privés ou publics variables selon les pays. En Belgique, le label privé Biogarantie© est la référence. Il se base sur la règlementation bio européenne et s’engage à respecter d’autres exigences telles que la charte de durabilité, écologique, économique et sociale.

BIO, un contrôle assuré sur toute la filière
Le label européen, outre le fait de garantir le respect de la règlementation européenne, assure qu’un contrôle du produit a été réalisé. Tout opérateur désireux de se lancer en agriculture biologique et de commercialiser des produits labellisés bio est obligé d’être contrôlé, plusieurs fois par an, par un organisme indépendant de contrôle et de certification. En Belgique, 3 organismes de contrôle officiels sont en charge de cette mission auprès des acteurs de la chaîne. Il s’agit de Certisys, Quality Partner et Tüv-Nord Integra. Indépendants et impartiaux et sont reconnus par les Ministères régionaux et accrédités par le Ministère des affaires économiques BELAC.

Les contrôleurs visitent les entreprises et les fermes, où ils prennent des échantillons de sol et de produits. Ils contrôlent la provenance des matières premières et vérifient la conformité de l’étiquetage. Par la suite, si tout est en ordre, un certificat attestant de l’origine biologique des produits contrôlés est délivré. Dans le cas contraire, des sanctions sont prévues, allant de l’avertissement à l’interdiction totale de commercialiser tout produit portant le terme bio.
De nombreux produits bio arrivent de l’étranger pour compléter l’offre locale. Ces produits suivent la même règlementation : ils sont contrôlés dans le pays d’origine et à leur arrivée sur notre territoire.

Mes produits garantis BIO
En définitive, où que vous achetiez BIO, vos produits sont garantis BIO grâce aux contrôles fiables à tous les stades de la filière, du producteur au point de vente.

  • Au marché, l’étiquette d’origine doit toujours accompagner le panier.
  • En grande surface ou en magasin BIO, je retrouve l’étiquette BIO sur mes produits, une pastille BIO sur mon pain ou le code 0-BE-XXXX sur mes oeufs.
  • Au restaurant, les ingrédients sont clairement identifiés dans le menu.

Vérifiez les certificats des entreprises BIO belges et de leurs produits en ligne :

  • Soit via les sites des organismes de contrôles :
    certystuvquality

 

 

Nadège De Bonte
Responsable communicaton chez Certisys

Quelques liens utiles
www.apaqw.be
www.biodewallonie.be
www.bioguide.be
www.biowallonie.be

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ALIMENTATION| Les Incroyables Comestibles ou l’incroyable coup de gueule citoyen

pictoDossiersAlors que le ciel des nouvelles mondiales s’assombrit, il est normal que certain.e.s citoyen.ne.s s’interrogent… Crise écologique, environnementale et sociale… Comment ne pas devenir pauvre, exclu.e ou même criminel.le climatique ?

Et la chaleur humaine ?! N’est-on pas si nombreux/ses à en demander ? A en manquer ? Pourquoi nous acharnons-nous à caresser obsessionnellement les écrans de nos smartphones, ou les lettres froides et carrées de nos claviers ?

Comment sortir de la torpeur ?
Ce que je désire faire passer ici, c’est un coup de gueule de bienveillance. Cela peut sembler paradoxal de mélanger colère et bonne volonté mais je suis convaincu que c’est un peu ce genre de coups de gueule qui ont poussé certain.e.s d’entre nous à retourner faire pousser leur espoir de jeunesse en se réappropriant l’espace public à coup de bacs de légumes ou à revivre des échanges innocents entre voisin.e.s, ami.e.s ou anonymes croisé.e.s sur un salon du bio ou lors d’un marché local. C’est la désormais célèbre Pamela Warhurst qui, dans sa petite ville de Todmorden (Yorkshire), a lancé le mouvement des Incredible Edible, connu aujourd’hui en France comme le mouvement des Incroyables Comestibles.

Mme Warhurst, malgré sa volonté de se faire passer pour une citoyenne comme les autres, ayant soudain décidé de sortir de son tourment pour mettre sérieusement les mains à la pâte (c’est ce qu’elle décrit dans son livre qu’elle consacre à son mouvement), est en réalité une militante acharnée pour la cause environnementale. Elle a d’abord travaillé pour Natural England, une ONG anglaise chargée d’assurer la protection de l’environnement sur l’Ile. Aujourd’hui présidente de Incredible Edible, elle siège également à la Forestery Commission, autre ONG chargée de la protection de l’environnement en Angleterre et en Écosse.

Autant dire qu’en matière d’environnement, Madame Warhurst n’est pas la dernière au courant. L’activiste sexagénaire a bien des choses à nous apprendre. Dans sa petite ville de 15 000 habitants, elle a fortement contribué à la propagation de ce qu’elle a fièrement appelé les jardins propagandes (bac à partager). Dans la ville de Totmorden, on les retrouve partout, ces jardins: dans les cimetières, sur les bâtiments publics, sur les trottoirs, en face du commissariat… Bref, l’activiste a en quelque sorte fait du rêve hippie une réalité en remplaçant le projet d’une révolution ensanglantée par une explosion de fleurs et de végétaux (les substances psychotropes en moins).

Un langage universel pour l’action citoyenne
Dans sa conférence TED, Pamela Warhust parle avec conviction de révolution. Si son éloquence peut ressembler à celle d’un Steve Job, sa révolution à elle, propose autre chose que la loi du plus passionné pouvant contrôler la vie des autres :
« Peut-on trouver un langage universel, qui n’est pas dépendant de l’âge, du revenu ou de la culture, qui aide les gens à trouver eux-mêmes une nouvelle façon de vivre, à voir leur environnement différemment, à réfléchir à l’utilisation de leur ressources différemment, interagir différemment ? Pouvons-nous trouver ce langage et le répliquer ? La réponse est oui, et c’est la nourriture« 

Mes cher.e.s ami.e.s, vous voilà donc briefé.e.s à la mission citoyenne qui vous sortira peut-être de votre tourment passif. Il ne vous reste qu’à assembler en face de chez vous quatre planches en un carré surélevé, y semer quelques-une de vos variétés de tomates ou de concombres préférées et d’aller sonner chez vos voisins pour leur annoncer l’arrivée prochaine de légumes à partager, sortis tout droit du terroir précieux qu’est devenu votre quartier.

Vous aurez alors réglé à la fois votre problème d’addiction aux réseaux sociaux et vous commencerez à contribuer à un monde plus beau, juste et équitable ! D’avance, toutes mes félicitations !

 

Olivier Martens

Les Incroyables comestibles sont à Liège et à Sautour, près de Philippeville

ALIMENTATION| Et si les gourmands changeaient le monde ?

pictoDossiersAvez-vous déjà entendu parler du mouvement « slow food » ? Ce mouvement s’inscrit dans la même démarche que le « slow travel », les « slow cities » ou les « slow sciences ». L’idée est de ralentir afin de mieux vivre, de respecter les Hommes et leur environnement. Pour en savoir davantage, j’ai posé quelques questions à Patrick Böttcher, porte-parole de Slow Food Metropolitan Brussels.

PM- « Slow Food », qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

PB- Pour l’écologiste convaincu et militant que je suis, Slow Food est avant tout une histoire de prise de conscience de notre besoin de dénoncer les abus de l’industrie agroalimentaire et de la malbouffe, tout en étant constructif, positif, en mettant la qualité et le goût en avant. Dans cet ordre d’idées, l’internationalité des activités de Slow Food ainsi que les rencontres que permet l’association m’ont persuadé que mon militantisme pouvait à la fois y trouver des réponses mais aussi des possibilités de m’exprimer.

PM- Que représente exactement le mouvement Slow Food ?

PB- Slow Food a officiellement commencé ses activités en 1989. Son président Carlo Petrini et ses membres fondateurs avaient voulu alors réagir aux scandales qui ont émaillé la viticulture transalpine dans les années 80 en remettant le terroir et le producteur artisanal au centre du débat. Mais très rapidement, leurs activités se sont élargies à la lutte contre l’émergence du Fast Food, symbole de la malbouffe industrielle.
Depuis 1989, Slow Food s’est transformé en mouvement mondial impliquant des millions d’individus, producteurs et consommateurs de 160 pays, avec, comme leitmotiv, la lutte pour la préservation d’aliments bons, propres et justes, accessibles à tous et marqueurs du patrimoine gastronomique de chaque région où l’organisation s’est implantée. Le mouvement souhaitait également développer ou préserver des projets durables permettant aux producteurs de pouvoir survivre dans la dignité sociale et dans la créativité artisanale.

PM- Comment l’organisation fonctionne-t-elle ?

PB- L’organisation de Slow Food International est divisée entre sa maison mère à Bra (Turin), siège de son Université des Sciences Gastronomiques (créée en 2004), et l’entièreté des Convivium, groupements locaux liés à une région ou à une ville répartis dans le monde entier (9 en Belgique). Ils œuvrent à diffuser le message de l’Association Mondiale ainsi qu’à assurer la protection des producteurs artisanaux locaux et des aliments marqueurs de ces régions. Ce réseau compte aujourd’hui plus de 100.000 membres Slow Food actifs dans le monde entier.
A Bruxelles, le Convivium local porte le nom de Slow Food Metropolitan Brussels.

PM- Comment « Slow Food Metropolitan Brussels » est-elle née et quels sont ses objectifs ?

PB- Notre Convivium est né en avril 2015 sous sa dénomination actuelle, en succédant à l’ASBL Karikol.
Nos objectifs principaux sont :

· Stimuler la société de la communauté urbaine de Bruxelles à redécouvrir les aliments anciens et locaux en incitant à un retour au sol, en renforçant l’économie locale, en rendant aux gens le pouvoir sur leur assiette et en luttant contre le gaspillage de nourriture.
· Faire appel, par une approche transversale, à toutes les structures de l’Horeca (Hôtels, Restaurants, Cafés) mais aussi aux producteurs, revendeurs, associations, coopératives et marchés de nourriture, sans oublier le grand public.
· Utiliser, à court et à long terme, quatre axes de pénétration afin de réaliser les objectifs globaux de notre convivium : Éducation, Communication, Mobilisation et Gestion.
· Défendre la biodiversité en œuvrant à préserver de la disparition les innombrables grains traditionnels, légumes, fruits, races animales et produits alimentaires menacés par la prévalence des plats cuisinés et par l’industrie agroalimentaire.

Pour atteindre ces objectifs, nous publions des articles, participons à des émissions radio et/ou télé (Bientôt à Table, etc..), organisons des conférences et des évènements (Village Slow Food à Bxl Champêtre, Vini, Birre, Ribelli).

Nous participons aussi activement, comme le veut le quatrième objectif, à créer et à préserver les Sentinelles belges (fromage de Herve, sirop de Liège et de Hesbaye, abeille noire indigène), les produits belges de l’Arche du Goût. Nous gérons également l’Alliance Slow Food des Chefs (un projet de la fourche à la fourchette) et notre appli Slow Food Planet.

PM- Selon vous, quelle est la place de l’alimentation dans des luttes telles que la protection de l’environnement ou la justice sociale ?

PB- Comme nous le soulignons dans notre premier objectif, l’alimentation est probablement aujourd’hui notre réel dernier pouvoir en termes des choix que nous pouvons faire et/ou ne pas faire. C’est un choix pour lesquels aucune loi, taxe ou administration ne s’opposent à l’expression de notre volonté.  Nous pouvons, nous devons ainsi à tous moments, via notre choix alimentaire, participer à la protection de l’environnement ou à la justice sociale.
Nous avons le pouvoir de ne pas céder, par ces choix, aux chants des sirènes du complexe agriculture industrielle, publicité et grande distribution. Nous pouvons retourner vers des aliments de qualité, bons, propres, justes, locaux et saisonniers, en faisant ainsi revivre, via les chaines les plus courtes possibles, une agriculture durable, profondément respectueuse de l’individu et des sols, comme nous l’avons connue avant l’avènement des techniques industrielles au lendemain de la seconde guerre mondiale.  Le respect de nos producteurs, de la survie de notre terre et de notre santé passe inévitablement par un positionnement sans équivoque dans ces choix.

PM- Auriez-vous des conseils pour celles et ceux qui souhaitent adopter une façon de se nourrir plus slow ?

PB- Il faut avant tout recréer un tissu humain autour de notre alimentation. Nous devons absolument aller vers les autres consommateurs, vers nos jeunes et nos enfants, pour construire quelque chose, ensemble, dans des échanges vivants. Nous devons apprendre, ou réapprendre, à retourner, à travers les chaines courtes, vers les producteurs dans leurs fermes, dans les marchés ou, quand ce n’est pas possible, vers des commerces spécialisés avec un vrai conseil de produits de terroirs hautement qualitatifs.

Nous devons, dans nos villes et leurs périphéries, apprendre ou réapprendre à devenir le plus indépendant possible en privilégiant une agriculture urbaine, comme le montrait récemment le film Demain à Detroit ou le projet GoodFood.brussels.

Nous devons enfin exprimer clairement à nos élus quels sont nos choix pour un avenir de qualité alimentaire, en leur accordant notre confiance mais en ayant de cesse de leur rappeler qu’en ayant voté pour eux, ils sont les garants de nos choix.
Dans le même ordre d’idées, nous devons, dans la rue, dans la presse, partout où nous le pouvons, ne pas hésiter à clamer notre profonde indignation quand un ministre fédéral de tutelle ose prétendre que l’agriculture biologique doit rester à discrétion dans notre pays car elle ne représente, selon lui, aucunement un modèle économique viable. Pourtant, tout près de chez nous, le Danemark s’apprête, dans un an et demi, à atteindre l’abandon intégral des herbicides, pesticides et autres intrants nuisibles à la biodiversité, cela dans un modèle économique des plus viables et durables.

Liens :
Site web de Slow Food International
Site web de Terra Madre
Site web de la Fondation pour la Biodiversité (Sentinelles, Arche du Goût)
Site web du Convivium Slow Food Metropolitan Brussels
Site web de l’Alliance Slow Food des Chefs – Belgique
Site web de Vini, Birre, Ribelli
Site web du Brussels Slow Food Village

 

Pauline Marchand