Michel, climat, et cætera…

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« La marche pour le climat est un formidable succès de mobilisation citoyenne. La question climatique doit être une préoccupation centrale au service des générations futures. La Belgique qui a finalisé son Plan Énergie Climat défendra des objectifs ambitieux à la Cop24  » Charles MICHEL

Qu’entend notre premier ministre lorsqu’il parle de : préoccupation centrale ?  Au vu des actions du gouvernement, nos radars sont brouillés.

En effet, nous avons relevé 3 signaux contradictoires :

D’abord lundi, où il ne va pas lui-même à la tribune de la Cop24 alors que lui seul peut, en tant que chef d’état, y prendre la parole. Et qu’il y envoie, pour seulement 4h et en avion qui plus, est sa ministre de l’Énergie.

Ensuite, quand son gouvernement ne prend pas en compte les aspirations de ses citoyens à un monde dont est absent le CO2 et qu’il décide que non, il ne fera pas en sorte d’atteindre les objectifs fixés en 2015 ! Tous nos voisins l’ont fait, pourquoi pas nous ?

Le comble vient peut-être quand la NVA empêche la Belgique de ratifier le pacte migratoire de l’ONU, alors que nous savons que nous aurons à l’avenir de plus en plus de migrants climatiques. Nous exigeons d’ailleurs toujours qu’il ratifie cet accord, qui n’est certes pas contraignant, mais qui montre la voie vers un plus grand respect de l’être humain en transhumance.

Nous réclamons, comme les organisateurs de la manifestation de dimanche d’ailleurs ; «que la Belgique respecte les engagements qu’elle a déjà pris».  Pour 2020, la Belgique devrait réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 15%. Elle a, à peine, dépassé la moitié de ce chiffre. La Belgique est parmi les pires élèves de l’Europe en matière de réduction des gaz à effet de serre.

Le climat doit être une préoccupation centrale ?
Joignez les gestes à la parole, Mr Michel. Prouvez-le !

Gabriel Pirotte

écolo j Liège | Projection : Au bonheur des dames ?

Nous vons invitons à la projection du film « Au Bonheur des Dames », celle-ci sera suivie d’une rencontre avec Agnès Lejeune et Gaëlle Hardy, réalisatrices. Un documentaire salutaire sur les aides ménagères, ces femmes de l’ombre dont l’indispensable et difficile travail est encore trop souvent déconsidéré.

Certaines d’entre elles ont été éducatrices, enseignantes ou aides-soignantes ; d’autres n’ont pas fait d’études. La plupart ont travaillé au noir. Même si, il y a une quinzaine d’années, le système des Titres-Services a permis de régulariser leur emploi et leur a donné un vrai statut professionnel, elles sont encore trop souvent victimes de clichés méprisants, comme si ce travail n’exigeait ni compétence ni qualification ! Aujourd’hui, elles sont près de 165 000 en Belgique à exercer ce métier qui reste pénible physiquement et socialement, et où les maladies professionnelles sont aussi nombreuses que les conditions de travail (salaires, horaires, etc.) restent précaires. Un métier qui les rend fières, mais dont les client·e·s ignorent souvent ce qu’il implique, alors même que les aides-ménagères sont devenues, pour beaucoup de familles, un pilier de leur équilibre.

  • Quand ? Le mardi 16 octobre à 20h30, dès 19h30 : accès aux stands associatifs et verre de l’amitié offert par Al’Binète Alimentation Bio
  • Où ? Cinéma LeParc ( 22, rue Paul-Joseph Carpay B-4020 Liège-Droixhe)

La COP 23, pour y faire quoi ?

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Victoire, le monde est sauvé ! C’est ce que proclamaient fièrement les leaders politiques du monde, lorsqu’en 2015 l’accord de Paris fût conclu . Mais le monde est-il pour autant sauvé et les problèmes climatiques réglés ? La réponse est évidente : non. Si le monde est en péril, c’est qu’il reste encore beaucoup à faire.

1. Les engagements volontaires des pays pour diminuer leurs émissions sont insuffisants. L’analyse de ces engagements par le monde scientifique montre un réchauffement climatique allant jusqu’à près de +4°C à la fin du siècle, alors que l’Accord de Paris mandate les pays du monde à limiter le réchauffement climatique bien en deçà des +2°C.

Objectif pour les années à venir : réviser les engagements volontaires pour atteindre l’objectif de l’accord de Paris. Pour ce faire, un dialogue de facilitation est programmé en 2018, lors de la COP24. Cependant les modalités de cet évènement sont encore à définir. La COP23 devra faire des avancées significatives dans la définition de cet évènement important.

2. Limiter le changement climatique, dont la cause est liée aux activités humaines nécessite la transition de notre économie vers une économie bas carbone. En ce point l’objectif de Paris est clair, sans toutefois établir de calendrier ou de méthode. En effet, si l’accord de Paris établit un cadre global d’actions et d’objectifs, il ne précise pas les modalités de mise en œuvre. Or, sans consignes et règles de mise en œuvre, l’accord de Paris reste une coquille vide.

Objectif pour les années à venir : définir les modalités de mise en œuvre de l’accord de Paris. Puisque l’accord s’applique pour les années 2020 et suivantes, il est impératif de régler toutes les modalités opérationnelles avant 2020. La COP23 devra avancer dans les modalités de mise en œuvre de l’accord, l’approbation de ces modalités est prévue l’année prochaine lors de la COP24.

3. La responsabilité historique des pays industrialisés et la responsabilité grandissante des pays émergents doit pouvoir contribuer à la production de moyens pour d’une part lutter contre les effets du changement climatique et d’autre part réduire les émissions responsables du réchauffement. Aujourd’hui, les pays les plus vulnérables sont également les plus pauvres et les besoins de financement sont gigantesques.

Objectif pour les années à venir : concrétiser le financement climatique international et la promesse des pays développés à fournir dès 2020 100 milliards de dollars par an. La lutte contre le changement climatique passe par du financement, mais surtout par la réorientation des investissements comme par exemple le désinvestissement des énergies fossiles. La COP23 doit être le moment pour conserver ce momentum politique et maintenir la pression.

La COP23 ne sera une réussite que si la pression reste maximale et si la société civile reste mobilisée. Cette année, les îles Fidji assureront la présidence de la COP. Des îles vulnérables et dont l’avenir se joue aujourd’hui. Bien qu’au final, l’avenir de nous tou.te.s se joue dès à présent.

Nicolas Raimondi

La COP23 s’est déroulée à Bonn du 6 au 17 novembre 2017. écolo j et Jong Groen s’y sont rendus le 4 novembre pour maintenir la pression !

Focus sur écolo j Liège

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Si écolo j Liège est connue pour être présente en nombre aux événements festifs, sachez que nous aimons tout autant travailler ensemble sur des projets thématiques, que ce soit sur les questions environnementales, l’égalité des genres, le mouvement zéro waste, etc. Les Liégeois.e.s s’ouvrent à une multitude de sujets.

écolo j Liège existe depuis 10 ans et est principalement composée de jeunes travailleur.se.s, d’étudiant.e.s liégeois.e.s mais aussi d’étudiant.e.s Erasmus. Les membres actifs varient en fonction des périodes de l’année, des projets en cours et du temps dont les travailleur.se.s disposent après leur boulot. Heureusement, les permanent.e.s sont là pour nous soutenir ! Certains membres organisent les projets activement, d’autres aident principalement pendant les événements. En tout cas, la régionale de Liège est motivée et est ravie de voir écolo j ULg prendre de l’ampleur.

Cette année, de nombreuses thématiques sont sur la table
Le projet microbeads, suivi de la position art & culture, une soirée thématique sur la Palestine, un bar lors de la Nocturne des coteaux de la Citadelle mais aussi des actions pour une mobilité plus douce, de la sensibilisation lors de la journée des luttes paysannes et du village associatif Retrouvailles et, surtout, l’événement incontournable d’écolo j Liège : LE bar au 1er mai place Saint-Paul.

écolo j Liège ne se limite pas à organiser des événements
Un travail de fond est réalisé pour améliorer la communication interne pour que celle-ci soit plus simple, plus dynamique et plus ciblée. Chose qui n’est pas facile à réaliser quand certaines habitudes sont ancrées et qu’on manque de temps pour le faire comme on le souhaite.

Pas besoin de mentionner que dans notre régionale, comme dans d’autres, chacun.e a sa place, chacun.e a son mot à dire et tout le monde est bienvenu.

Pendant les périodes plus calmes, on commence à ressentir un manque car écolo j ce n’est pas juste un mouvement de jeunesse politique, ce sont aussi des liens d’amitié. D’ailleurs, comment ne pas terminer un texte sur écolo j Liège par son célèbre slogan : fais la fête, change le monde, bois local !

Anatole Franck

 

Grande chasse aux trésors pour découvrir les positions d’écolo j

pictoEnActionLe dimanche 3 septembre, écolo j Huy-Waremme organisait une chasse aux trésors ! Les membres écolo j étaient au rendez-vous pour cette après-midi de folie mêlant réflexion, découverte et amusement. Au programme, découverte des positions d’écolo j, de la ville de Huy mais aussi dégustation de produits locaux.

Allons bloquer le 10ème plus grand émetteur de CO2 d’Europe !

pictoEnActionFin août, des membres d’écolo j se rendaient pour la seconde fois en Allemagne afin de bloquer le 10ème plus grand émetteur de CO2 d’Europe, la mine de charbon d’Ende Gelände.

L’objectif de l’action était de dénoncer les injustices liées aux changements climatiques.

La dynamique s’est poursuivie lors de la COP 23 à Bonn en Allemagne début novembre !

Palme pour… Muriel Gerkens et sa proposition de loi sur l’IVG

pictoPalmesEtNavetsCette proposition demande la sortie du code pénal et la permission de raccourcir jusqu’à 48h le délai de réflexion pour interrompre sa grossesse. L’IVG passerait à 16 semaines voire plus selon l’état psycho-médical de la femme. Plus que jamais nous insistons sur le droit des femmes et des personnes ayant un utérus à décider de ce qui est le mieux pour leur corps et leur vie !

Laura Goffart

GT Jeunes et Sans Frontière, la tournée s’achève

pictoEnActionLe GT Jeunes et Sans Frontière a récemment clôturé sa tournée des régionales ECOLO pour présenter aux élus leur réflexions concernant l’importance de mettre en place des Conseils consultatifs des jeunes au niveau local. Des membres du GT ont ainsi pu présenter un projet de motion à Charleroi, Dinant, Liège, Mons, Huy Waremme et lors du Conseil de fédé du parti.

Même si l’enthousiasme et l’intérêt des élus étaient au rendez-vous, il faut maintenant voir si des initiatives concrètes verront le jour. Le GT espère en tout cas que cette tournée aura inspiré les élus dans leur futur programme pour les élections communales de 2018 🙂

Les Rencontres des Nouveaux Mondes 2017

pictoEnActionLes Rencontres des Nouveaux Mondes se déroulaient en mars dernier. A travers une grande conférence, des visites de terrain, des ateliers avec un panel d’intervenant.e.s spécialisé.e.s dans différentes thématiques et des travaux en sous groupes, l’objectif du week-end était d’arriver à certaines solutions pour lutter contre les inégalités qui subsistent dans notre société.
Et au vu de la qualité des présentations finales de chaque groupe de travail, on peut aisément dire que l’objectif est largement atteint ! Et cela avec un bel équilibre entre réflexion et festivité !

Envie de faire partie du comité organisationnel pour l’édition 2018 ? N’hésite pas à envoyer un mail à simon.tricot@ecoloj.be

La géothermie, une énergie encore méconnue

pictoEnActionLe 12 avril dernier, écolo j Mons Borinage organisait une visite de la centrale géothermique de Saint-Ghislain qui joue donc un rôle capital dans la la production d’énergie de la région. Envie d’en savoir plus sur cette énergie durable dont le principe est d’utiliser la chaleur qui se trouve sous nos pieds  ?

Alors découvre le compte rendu ici.

Conférence sur l’affaire Publifin à Louvain-la-Neuve

pictoEnActionLe 6 mars dernier, écolo j LLN organisait avec les edh de l’UCL une conférence sur le dossier Publifin. L’objectif était de décrypter le monde des intercommunales, de comprendre le pourquoi du scandale et de faire émerger des pistes de solutions pour que cela ne se reproduise plus. Pour ce faire, la régionale avait le plaisir d’accueillir Kris Wauteurs (UCL), Stéphane Hazée (député wallon ECOLO) et Cédric Halin (Conseiller communal Cdh à Olne).

N’hésite pas à jeter un œil au compte rendu ici.

Ciné-débat Genres et identités

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Le 27 mars dernier, écolo j Louvain-la-Neuve projetait le film Danish girl de Tom Hooper, occasion de passer un moment convivial agrémenté de popcorn mais surtout occasion de lancer la discussion autour de la réalité que connaissent les personnes transgenres en Belgique.

Danish girl retrace l’histoire de Lili Elbe/Einar Wegener, artiste danoise ayant été la première personne à subir une opération pour changer de sexe. Dans le public, l’on retrouvait à la fois des personnes très calées sur le sujet et d’autres qui, de leur propre aveu, n’y connaissaient rien. Sans aucun doute, c’est grâce à ce public varié et enthousiaste que la discussion s’est lancée avec les deux intervenants (Xavier Wyns d’Alter Visio et Tookie Watteau du comité des CHEFF LLN, le CHELLN). Deux heures d’une discussion intense et dynamique permirent d’aborder la question sous ses multiples facettes : qu’est-ce que l’identité de genre ? Quelle est la place des facteurs biologiques ? Que dit la législation belge ? Qu’en est-il ailleurs dans le monde ? Quelles discriminations les personnes transgenres rencontrent-elles en Belgique ? Est-ce que l’outil législatif est capable de lutter contre celles-ci ? Comment le film Danish girl a-t-il été reçu par le public transgenre ?

A la sortie de salle, les discussions allaient encore bon train en plus petits comités, preuve s’il en fallait que le travail de sensibilisation sur ces questions est encore et toujours nécessaire. La nécessité de se mobiliser pour atteindre un traitement digne des personnes transgenres est également ressortie des discussions, comment accepter qu’aujourd’hui encore la Belgique impose stérilisation et psychiatrisation comme préalable au changement de sexe ?

Envie d’approfondir la question ? N’hésite pas à regarder Danish Girl mais également « Laurence anyways » de Xavier Dolan, « Breakfast on Pluto » de Neil Jordan et « Boys don’t Cry » de Kimberly Peirce.

Plein d’informations sont aussi disponibles sur les sites d’Alter Visio, de Genres Pluriels et des CHEFF.

Mathilde Guillaume

Focus sur écolo j Louvain-La-Neuve

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A écolo j LLN, la transition a été un peu brutale mais s’est plutôt bien déroulée. Les forces vives ont doublé en cette fin d’année scolaire et la bonne humeur est au beau fixe.

De chouettes projets ont animé la régionale : une conférence sur le scandale Publifin et la gestion des intercommunales co-organisée avec les EDH ; un ciné-débat sur les questions de genre en partenariat avec le cercle LGTBQIA ; le CheLLN ; le début d’une belle campagne de désinvestissement fondée sur la création d’une plateforme Fossil Free Uclouvain, laquelle est soutenue notamment par le KAP développement durable de Louvain-la-neuve, Greenpeace BW, les Objecteurs de Croissance et l’Altérez-Vous. A la fin du quadrimestre, une table-ronde sur la place des croyances, le vivre-ensemble et la laïcité sera organisée en présence de représentants des grands cultes et courants philosophiques de Belgique. Elle ne manquera sûrement pas de donner lieu à de beaux échanges !

Qui sommes-nous ?

  • Cloé, 23 ans, (surnommée par Mathilde le Bulldozer) : «Seule survivante de l’équipe précédente, j’appréhendais un peu de devoir reformer un groupe mais mon attachement à l’OJ m’a bien aidé ! écolo j, c’est un des lieux où je m’exprime le plus. Je ne suis pas timide mais je suis plutôt réservée… sauf quand il s’agit de convictions ! Je fais de mon mieux pour être à la fois féministe, environnementaliste, défendre la cause animale, prêcher pour une société de la sobriété et faire valoir le rôle de la jeunesse ! J’adore la dynamique des régionales, c’est vraiment top de pouvoir travailler sur les idées de tout le monde, de chercher des partenaires avec qui construire des projets qui soient visibles pour les étudiants. J’essaie vraiment qu’on s’amuse et que tout le monde prenne des décisions. Je suis fière de ce qu’on a fait cette année et je passerai la relève sereinement à nos nouveaux bébés ».

  • Mathilde, 23 ans (la petite maman): « Je suis en Master Relations Internationales et Action Humanitaire. Et après un parcours chez Amnesty, j’ai voulu enrichir mon expérience associative. Je connais Cloé depuis nos années à Saint-Louis et j’avais envie de m’investir sur le campus pour le vivre de façon plus active (j’avoue avoir eu un peu de mal à apprivoiser la vie à LLN, au début). Évidemment, mes convictions politiques ont fait que le choix s’est imposé de lui-même, ça a été écolo j ! Ça m’a apporté de jolies rencontres, des projets stimulants et une autre façon d’appréhender la ville où j’étudie. »

  • Romain, 23 ans (Superman) : « Je suis étudiant en sciences politiques à l’UCL en dernière année. Je suis membre d’écolo j Louvain-la-Neuve depuis cette année. Certes mon engagement est neuf, mais pas mes convictions. Et j’ai la profonde certitude que nous devons mettre un terme à notre modèle productiviste qui chaque année nous montre davantage ses limites et ses aberrations. Je suis convaincu que la transition écologique nous permettra de relever les défis sociaux, écologiques et économiques d’aujourd’hui et de demain. Et je suis convaincu qu’ensemble nous pouvons accélérer la construction d’une nouvelle société centrée sur le respect des générations futures et sur une répartition plus juste des richesses. Être chez écolo j, c’est la possibilité de m’engager à mettre en œuvre des actions porteuses de ce changement tant désiré. »

  • Marie, 16ans « Fan de musique et d’un environnement durable, j’ai eu envie de faire partie d’écolo j car je voulais faire partie d’un « groupe » ou je pouvais m’affirmer en tant que personne ainsi qu’affirmer mes convictions personnelles notamment sur le fait qu’il faut se battre pour vivre dans un monde meilleur que toutes personnes méritent et aussi que chaque humain a le droit d’être traité en égal à un autre malgré son genre, sa couleur de peau ou son orientation sexuelle. Et écolo j se défendait plutôt pas mal et convenait vraiment à mes convictions politiques ! »

  • Jonathan, 17 ans « J’ai toujours été militant depuis le plus loin que je me souvienne. Je combats principalement 3 axes qui me tiennent à cœur : D’une part, tout ce qui est lié au genre et aux orientations sexuelles. Qu’est-ce qui définit qu’un garçon doit jouer avec un action man et une fille avec une Barbie ? Qu’un homme doit être un manuel et une femme une intellectuelle ? Pourquoi un LGBT doit faire un coming-out alors qu’un hétéro non ? D’autre part, tout ce qui est lié à l’éducation. Je souhaite repenser le système avec la collaboration d’acteurs scolaire et extra-scolaire afin qu’elle retrouve son caractère communautaire et épanouissant plutôt qu’un caractère sociétaire, donc basé sur un contrat et non la valorisation de l’apprentissage. Mais aussi, tout ce qui est lié à la démocratie, repenser la démocratie, le fonctionnement sociétal. De là, l’envie de m’investir dans écolo J qui a pour but de sensibiliser à l’écologie politique mais aussi à une autre vision de la société plus égalitaire, novatrice et qui plus est, agrémenter d’un respect de l’environnement. »

 

Navet pour… Théo Francken

pictoPalmesEtNavetsThéo Francken. Le Secrétaire d’État à l’Asile et la Migration n’est pas à un acte ou une déclaration choc près. Parfois, il reçoit un peu d’aide au niveau politique ou judiciaire. Ainsi, la Cour de Justice européenne a déclaré que l’octroi de visas humanitaires à des Syriens dépend du droit des États membres, sans statuer sur le fond de l’affaire. Le Secrétaire d’État ne s’est pas fait prier pour parler de victoire et laissé éclater toute sa joie sur Twitter1.

Après le passage au Parlement de son projet de loi qui permet d’expulser des étrangers nés en Belgique soupçonnés2 de constituer une menace pour l’ordre public, le Conseil des Ministres a approuvé un autre projet de Francken qui lui s’attaque au droit de la défense des demandeurs d’asile. Le secteur associatif a également été victime d’invectives déplacées : Théo Francken considère que l’ONG « Médecins sans Frontières » encourage, par les sauvetages en mer, les mouvements migratoires et provoque donc des décès indirectement3. J’ai envie de dire : « Dites-moi, Monsieur Francken, et vous, n’êtes-vous pas responsable de quelque morts par votre refus de délivrer des visas humanitaires ? Des tués dans la guerre, des noyés dans la mer, ou des assoiffés dans le désert ? Sans compter de nombreux affamés, qu’ils soient ou non propriétaires de terres… »

Dernièrement, c’est un sondage qu’il a partagé sur Facebook qui a fait polémique. Ce sondage permettait aux gens (ses abonnés, donc son électorat) de prendre position sur la question « qui faut-il sauver au Moyen-Orient » selon l’appartenance religieuse des personnes en danger4.

En dehors des idées séparatistes de la NV-A (qu’on n’oublie pas !), faut-il craindre5 les élections de 2019 lorsqu’on sait que Théo Francken est une des personnalités politiques les plus populaires en Flandre, à Bruxelles, et même en Wallonie6 ?

1 « Francken ne sera pas contraint de délivrer des visas aux candidats à l’asile », Le Soir, 07/04/17

2 Vidéo ironique sur cette loi réalisée par la VRT : G.W., « De Ideale Wereld’ tourne en ridicule la dernière proposition de Theo Francken contre les soupçons de terrorisme », dans La Libre Belgique, 13/02/17

3 « Tweets de Theo Francken à MSF: « Je retire mes mots, MSF ne fait pas de traite des êtres humains » », RTBF, 24/03/17

4 « Quand Theo Francken (N-VA) s’essaye aux sondages sur Facebook… et choque », RTBF, 18/04/17

 5 L.G., « La N-VA d’extrême droite ? Les experts sont partagés… » dans La Libre Belgique, 23/09/15

 6 J.C.M., « Baromètre: Francken, Hedebouw et Maingain gagnent en popularité, De Block et Peeters piquent du nez » dans La Libre Belgique, 26/03/17

 

Jéromine Gehrenbeck

Omniplastique : Table-Ronde à Liège

pictoEnActionAfin de continuer sa réflexion sur les plastiques, écolo j ULg a organisé une table-ronde sur le sujet avec S. Belboom, chercheuse de l’ULg qui travaille sur le plastique biobasé, les deux gérantes de l’Entre-Pot et A. Franck qui a parlé de son expérience zéro déchet. Ils ont parlé des solutions, au quotidien ou d’un point de vue sociétal, qui permettront de diminuer la consommation de plastique.

Hausse du minerval des étudiant.e.s hors UE, c’est NON !

pictoEnActionDepuis février 2016, écolo j ULB se mobilise au sein du mouvement contre la hausse du minerval des étudiant.e.s hors UE. Pour ces étudiants, le minerval a déjà augmenté à 4175€ et pourrait aller jusqu’à 12 525€ à la rentrée 2017. Du 20 avril au 03 mai, le collectif contre la hausse du minerval a occupé les rectorats de l’ULB et de l’UCL.

La suite ici !

Passons des discours clivants au travail, madame Demir !

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Chère madame Demir,

Ces derniers jours, vous faites la une de l’actualité. Issue d’une famille modeste, vous avez gravi les échelons un à un pour aujourd’hui devenir secrétaire d’État à la Lutte contre la pauvreté, à l’Égalité des chances, aux Personnes handicapées et à la Politique scientifique. Je voudrais commencer par vous dire mon admiration devant un tel itinéraire. Vous vous en doutez bien cependant, l’objectif premier de cette lettre n’est pas seulement de vous féliciter, mais aussi et surtout de vous mettre face à vos nouvelles responsabilités.

Bart de Wever et vous-même l’avez clamé haut et fort dans la presse : vous, Zuhal Demir, êtes l’exemple parfait d’une femme d’origine immigrée et « issue de la cité de Genk » qui a saisi les chances que lui a offertes la Belgique. Ou peut-être plutôt la Flandre, à en croire Bart De Wever à l’antenne de la Première ce vendredi matin. Lors de votre conférence de presse, vous n’avez d’ailleurs pas manqué d’ajouter que les personnes issues de milieux défavorisés ne devraient pas se complaire dans le rôle de la victime. Je suis moi-même un Schaerbeekois pure souche, privilégié, mais bien placé pour savoir que tou.te.s les jeunes de mon quartier ne connaitront pas le même sort que vous. J’en côtoie au quotidien, des jeunes hommes et des jeunes femmes bruxellois.e.s né.e.s dans un contexte extrêmement difficile et qui, pourtant, mènent leur barque au moins aussi bien que moi, si pas mieux. Tous ne s’en sortent cependant pas, et bien loin de moi l’idée de le leur reprocher. D’accord, la discrimination n’est pas toujours la seule raison d’un éventuel échec, mais elle joue encore bien trop souvent. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles j’ai tant voulu m’engager en politique : je rêve d’un monde où tous les Schaerbeekois.es, tous les Bruxellois.es et tous les citoyen.ne.s du pays naîtraient dans les mêmes conditions et avec les mêmes perspectives d’avenir.

En tant que jeune intéressé par la politique, vous n’êtes forcément pas une inconnue pour moi. Représentante de l’aile droite de votre parti au même titre que Theo Francken, vous êtes sans aucun doute la relève de la N-VA. Plus virulente et impulsive que les pères fondateurs du parti, cette génération n’est jamais avare en commentaires assassins. Pour ne citer que quelques exemples, vous plaidez depuis longtemps pour la suppression des allocations de chômage dans le temps et vous avez déclaré être effrayée par l’arrivée de tous ces musulmans en Belgique, « incapables de s’adapter aux normes et aux valeurs de notre pays ». Pas forcément des déclarations que l’on est en droit d’attendre d’une personne qui reprend aujourd’hui la compétence de l’Égalité des chances au niveau fédéral. Ce sont toujours les mêmes que vous avez en point de mire, madame Demir. Ne serait-il pas utile que cela change ?

Dans votre nouveau statut de Secrétaire d’État, votre rôle ne sera plus de tirer sur tout ce qui bouge pour faire rugir de plaisir vos électeurs, mais plutôt de travailler à trouver des solutions pour améliorer la vie de tous les habitant.e.s de ce pays. Du moins, en théorie. J’espère que vous n’oublierez pas non plus de donner de votre temps et de votre énergie pour les deux autres principales compétences qui viennent de vous être octroyées : les personnes handicapées et la politique scientifique. Dans le premier domaine, votre prédécesseure, Elke Sleurs, a immédiatement montré son mépris envers les personnes handicapées en ne daignant même pas traduire en français correct sa note de politique générale. Dans le deuxième, madame Sleurs s’en est donné à cœur joie pour démembrer et fragiliser en silence de grandes institutions scientifiques du pays ainsi que Belspo, l’administration de référence dans le domaine. Des manœuvres qui s’inscrivent sans aucun doute dans la continuité de l’agenda communautaire à peine dissimulé de votre parti. Ayez également la présence d’esprit de renoncer dès maintenant à la tête de liste N-VA à Genk en 2018. C’est d’ailleurs pour reprendre le flambeau lâché par monsieur Bracke à Gand que votre prédécesseure vous a laissé les clés de son cabinet.

Vous avez réclamé quelques semaines pour vous plonger dans les dossiers de madame Elke Sleurs. Je peux le comprendre, même si son bilan est très pauvre et qu’il ne prendra certainement pas deux semaines à analyser. Quel ne fut donc pas mon étonnement de vous voir, dès ce samedi dans la presse et ce dimanche sur les plateaux de télévision, poursuivre l’attaque en règle de la N-VA envers Unia, l’ancien Centre pour l’Égalité des chances, lancée par vos collègues Joachim Pohlmann et Liesbeth Homans, ministre flamande de l’Égalité des chances. Les citoyen.ne.s de ce pays sont en droit d’attendre plus de travail et moins de discours dont l’unique but est de vous définir à tout prix suffisamment à droite pour les indécis et déçus du Vlaams Belang.

Vu l’éclatement des compétences totalement incohérent dans vos domaines de travail, je suis bien conscient que vous ne disposez pas de tous les leviers nécessaires. Permettez-moi tout de même de vous proposer plusieurs pistes, presque gratuites et immédiatement applicables : l’instauration de mystery calls1, de contrôles en conditions réelles et de l’anonymisation des CV pour débusquer les entreprises qui se rendent coupables de discrimination ainsi que la mise en place de quotas, dans les entreprises cotées en bourse comme dans les gouvernements du pays. Ces mesures ne résoudraient pas les problèmes de fond, mais elles formeraient déjà un remède efficace contre des symptômes de différentes formes de discrimination bien réelles.

Malheureusement, votre parti et vous-même vous êtes opposés avec force à l’instauration de quotas et aux mystery calls alors même qu’une enquête du Minderhedenforum (« Forum des Minorités ») a démontré que, sur 251 entreprises de titres-services en Flandre, 165 ont accepté de mettre à disposition du faux client des technicien.ne.s de surface qui ne sont pas d’origine étrangère. Si les mystery calls vous semblent tronqués par une soi-disant « invitation à discriminer », vous pourriez déjà commencer par des tests en condition réelle, sans une telle « incitation ». En d’autres termes, un.e fonctionnaire pourrait se faire passer tout à tour pour une personne (d’origine) étrangère puis pour un.e Belge « pure souche » et constater les différences de traitement avant de prendre des sanctions le cas échéant. Dans une étude à ce sujet, des chercheurs de l’Université de Gand ont utilisé une telle méthodologie et les résultats ne trompent pas : dans une première phase, 26% des agent.e.s immobiliers soumis à un tel test se sont rendus coupables de discrimination. Quelques jours plus tard, la ville de Gand leur a envoyé une lettre pour leur annoncer qu’ils et elles avaient fait l’objet d’une étude scientifique sur le sujet et pour leur rappeler qu’une telle discrimination est illégale. Les chercheurs de l’Université de Gand ont alors réitéré l’expérience, et « seuls » 10% de ces agent.e.s immobiliers ont persisté dans leur discrimination. Pour la N-VA, le travail est par ailleurs la meilleure manière de sortir des milieux précarisés. Il est temps donc de s’attaquer également aux discriminations sur le marché du travail, dans ce cas. J’espère de tout mon cœur que ces quelques semaines vous feront ouvrir les yeux.

Je vous souhaite beaucoup de courage madame Demir. Vous avez beaucoup de pain sur la planche. N’oubliez pas que ce n’est pas le cas de tout le monde.

Lucas Bernaerts, membre du Bureau d’écolo j

 

1Les mystery calls se rapprochent très fort des clients mystères.
Des fonctionnaires seraient chargés d’appeler des entreprises
avec une demande discriminatoire
pour voir la façon de réagir de l’entreprise.
En cas d’infraction, ils pourraient servir de preuve en justice.

 

Notre école idéale en 4 questions

pictoActuAprès un weekend automnal consacré à l’enseignement, les membres d’écolo j s’étaient donnés rendez-vous le 8 décembre à Namur pour rêver. Nos adversaires nous le reprochent souvent : chez écolo j on rêve beaucoup. Mais cette fois, c’est tout assumé. Objectif de la soirée : rêver notre école idéale. Pour ce faire : une salle, des questions, des acteurs, des échanges, et surtout l’envie de rêver

Notre rêve s’est structuré autour de quatre grandes questions : Où ? Quand ? Quoi ? Comment ? Pour les discuter, des membres d’écolo j, mais également des acteurs de l’enseignement. Le CEF était présent pour soulever les revendications des élèves. Pour les élèves, la question de est importante tant les problèmes sont nombreux. Sans locaux salubres, sans espace et sans place, nous ne pouvons pas rêver une école créative et émancipatrice.

La question du Quand, préoccupe également les directions car l’organisation de l’école joue sur de nombreux aspects. La discussion des horaires est sensible tant elle touche au bien-être des élèves et impacte le rythme biologique. Mais attention aux attentes réelles ou fantasmées qui font peser davantage le bien-être de l’enfant sur les épaules de l’école.

Sur le Comment, c’est la pratique qui marque les choses fondamentales de la vie. Pour les professeurs il est important de faire des liens entre théorie et pratique. Les contenus doivent également être variés. Une école doit proposer des contenus artistiques, musicaux et également manuels ou technologiques. Un fait certain, le contenu se répercute sur le développement personnel.

Enfin, pour les parents, la question du Quand est primordiale. Il faut respecter le rythme des enfants mais aussi des parents qui ne peuvent pas tous récupérer leurs enfants à 15h30. Les parents préconisent donc un allongement de la journée, mais pas n’importe Comment : pas de travail en dehors du temps scolaire et activités extra-scolaires intégrées dans ce temps,  déchargeant les parents de devoir jongler avec leurs horaires de travail. Mais avant tout, l’école doit être un lieu de rencontre entre élèves, parents, professeurs et directions.

Au final une soirée riche en échanges entre nos membres, des représentants des élèves avec le  CEF , des parents avec la Ligue des Familles, un professeur et aussi un directeur d’école. Pour les curieux, un compte-rendu intégral est disponible sur le site d’écolo j. A tout vite pour un prochain évènement !

Nicolas Raimondi

Focus sur écolo j ULB

pictoFocusSurSi écolo j ULB possède toujours une coprésidence, celle-ci n’a plus réellement de valeur car le cercle tente de fonctionner en autogestion où chacun-e peut participer aux prises de décisions et s’investir sur les différentes activités que nous menons.

La clé du succès réside dans un partage total des informations provenant d’écolo j fédéral, des autorités de l’ULB ou encore des autres cercles, ainsi que dans l’entente, la confiance et l’amitié qui existent entre l’ensemble des membres, nouveaux/elles et ancien-ne-s (nous sommes une quinzaine).

Les projets que nous menons sont nombreux, aussi bien à l’échelle de l’université tout comme au niveau fédéral ou même européen, obligeant nos membres à se réunir chaque semaine pour maintenir un tel rythme d’activité sans que la prise de décision ne finisse par être monopolisée par la coprésidence.

écolo j ULB est ainsi présente depuis le début, en février 2016, au sein du mouvement Non à la hausse du minerval des étudiant-e-s hors UE afin de lutter pour un enseignement démocratique et solidaire et contre l’élitisation de l’université, participant à des actions d’affichage de calicots géants sur des bâtiments emblématiques de l’ULB, à des occupations du service des inscriptions, à la perturbation du discours de rentrée du recteur pour dénoncer son choix d’augmenter le minerval à 4175€, et même à une manifestation générale. Dans la même veine, nous nous mobilisons contre la venue de McKinsey à l’ULB et sa vision de marchandisation de l’enseignement supérieur.

Depuis plus d’un an, nous tentons de convaincre les autorités de l’ULB de désinvestir des énergies fossiles via leur fonds de pension, une politique que nous avons dénoncée à travers l’affichage d’un calicot géant le jour des portes ouvertes ! Une plateforme ULB Fossil Free verra bientôt le jour, regroupant divers cercles de l’ULB pour augmenter la pression.

Vous avez entendu parler des actions à Bruxelles contre les traités de libre-échange et leurs instigatrices, les multinationales ? L’ensemble des membres d’écolo j ULB y participent depuis le lancement de la campagne TTIP GAME OVER, au nom de la défense de la démocratie, de l’environnement et de notre opposition au capitalisme néolibéral.

Enfin, sept de nos membres sont parti-e-s en Cisjordanie en novembre 2016 et sont revenu-e-s plus déterminé-e-s que jamais à lutter pour la liberté de la Palestine occupée : de nombreuses actions sont à prévoir dans les prochains mois ! Free Palestine !

Simon Watteyne